‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 20 sur 172 · V. Aul. Gell., III, 18, et la lettre suivante · texte numérisé non relu

V. Aul. Gell., III, 18, et la lettre suivante

14. — ille esse ad scribendum vides. C'est-à-dire que le nom de Cicéron figurait sur le sénatusconsulte, comme y figux'aient aussi les noms de tous ceux qui assistaient à la séance où il avait été dressé.

15. — Aliam rem. On ne parla pas d'abord des peuples déclarés libres , comme Atticus pouvait s'en assurer par la lecture du sénatus-consulte; ce n'est qu'à la fin et lorsque Servilius eut proposé l'article relatif aux peuples libres. C'est de cet artirle, sur lequel n'avait point opiné Cicéron, qu'Atticus se plaignait, parce qu'en dispensant m les Sicyoniens de payer désormais aux Ronufins ■ aucunes taxes, non pas même celles affermées par

les chevaliers, il semblait atteindre Atticus qui avait prêté de l'argent à ce peuple, ou, comme , on le suppose (V. la lettre qui précède, n. lo).

NOTRS.

6tait intéressé dans quelque affaire avec les chevalier.s dont ranieudement de Sorvilius anéantissait les droits. Ce Scrvilius que César fit consul en 705, «tait fils de P. Sorvilius Isauricus qui vivait alors, comme on le voit vers la fin de la lettre 149 : P. Scrvilius pater ex literis, etc. C'est pourquoi Cicéron fait suivre ici le nom de son fils, du mot fdius, et aussi parce que le père et le fils portaient le même prénom.

IC. — HominiAttico. Jeu de mots sur le surnom de Pomponius, soit Atticus.

» 17. — LucuUus. L. LucuUus Ponticus (1. 23, n. 5). 11 écrivit en grec l'histoire de la guerre des Marscs où il avait servi sous Pompée. Auparavant te SjUa luy avait addressé, dit Plutarque, LucuL 2, l'abbrégé de ses gestes, comme à celuy qui sçauroit miculx en composer une histoire entière, et la coucher plus élégamment par escrit. » LucuUus disait y avoir semé quelques solécismcs, pour qu'on ne le prît pas pour un [Grec. Ce n'était peut-être qu'une plaisanterie, sinon il était au moins assez original de chercher à se faire mieux connaître en se déguisant à ce point.

18. — Ne quod genus a me ipso laudis meœ firœtermittatur. En effet, Cicéron nous donne ici tout le détail et comme le catalogue des œuvres qu'il avait l'erreur ou la faiblesse de croire nécessaire, pour s'assurer une gloire qui ne lui eût jamais manqué sans cela.

19. — T£ç 7:aT£p'aîvr]a£i. « Si la bienséance ne permet pas de louer son père, dit l'abbé Mongault, à plus forte raison ne permet-elle pas de se louer soi-même. » C'est probablement la seule conclusion à tirer de l'apophtegme cité par Cicéron.

20. — Cossinius. Ami particulier d' Atticus. II en est parlé encore ailleurs et dans Varron, De R. II., II, 3. — Idib. Martiis. Le 15 mars.

i . — Nihil non summissnm atque populare. Que voilà bien Pompée ! flatteur de la populace jusqu'à s'abaisser devant elle et n'y garder pas de mesure, comme il arrive quelquefois aux gens qui s'en éloignent le plus par l'éducation et par la naissance, mais qui, ayant besoin d'elle, s'y prostituent avec cynisme.

2. — S;:ctp-av. AUusion au proverbe grec : I-âçTav ?).axE; Tajiav 7.0'Z[lzi. Le sort VOUS a fait naître à Sparte, arrangez-vous de manière à y vivre comme on y vit. Il est tiré du Téléphe d'Euripide et est complété par cet autre vers. Ta; oè ^rjÀrjva; fjixîtî lO'.a.

3. — Catithis. V. 1. 18, n. 8. Catuliis était mort depuis peu; ce qui privait Cicéron d'un de ses principaux appuis. V. 1. 21, le mot de ce Catulus aux juges de Clodius.

4. — Rhinton. Poète comique grec, né à Taronte. Athénée, Kl, citesa comédie d'Amphytrion, et Varron en parle, DeR R., III. Plante l'aurait-il traduit ou imité dans sa pièce de c(! nom? M. Naudet, dans sa traduction de Plante, ne s'est pas posé cette question, et les commentateurs qu'il a consultés n'y ont pas songé plus que lui.

o. — Piscinaj'ii nostri. V. 1. 23, n. 13. Cicéron a principalement en tuc Hortensius et LucuUus, que la grande fortune politique de Cicéron, V homme nouveau, offusquait.

6. — Do Sicyo7ni$. V. la 1. précéd., n. 1 '6. — 7. — Cucurrerunt. V. la 1. précéd., n. 13. — 8. — Mctelïus tuus. Métellus Celer. V. 1. 23, n. l.

9. — Auli fiUus. Le consul L. Afranius. V. 1.21, n. 23, — 10. — L. Cossinio. V. la I, précéd., n. •20.

H. — 'XT.ibT.io^ . Livor, ukus, sanies, appliqué aux plaies de l'œil, mais signifiant au figuré une flétrissure, une tache, un affront.

12. — Papirius Pœtus. Cicéron lui a écrit plusieurs lettres. Servius Claudius était son frère, duquel dans sa lettre 4o8 à Pétus, Cicéron parle ainsi : Servius frater tuus quem Uitcratis.simum fuisse jiidico. D'où Manuce conclut qu'il était ou cousin germain (on sait que les cousins germains se traitaient de frères), ou frère utérin.

13. — Legcm Cinciam. C'est une plaisanterie tirée de l'homonymie de l'agent d'Atticus (I. 3, 10 et 21), Cincius, nommé au commencement même de cette lettre, avec le tribun Cincius, auteur en 550 d'une loi sur les dons et présents faits à d'autres que ses proches. Ainsi, personne ne devait donc être plus en état que cet a'gent de saisir la portée des termes de la loi du tribun, puisqu'il s'appelait comme lui. La raison est peu concluante, mais Cicéron avait toutes sortes d'esprit, à chacune desquelles il trouvait toujours sa place , et là même quelquefois où elle n'était pas. Cette même loi Cincia interdisait également aux avocats de recevoir des honoraires,- ce qui a fait conclure à un des nombreux critiques de la moralité de Cicéron, M. Collins, qu'en ircevant des livres de Pétus, il violait la loi {The Life ofCicero, by Anthony Trollope, t. 1, p. 8. London, 1880,2 vol. m-8<»). ilais on ne voit pas du tout dans le passage de la présente lettre que Pctus ait été le client de Cicéron; la conjecture du critique, M. Collins, est donc aussi désobligeant i que gratuite. De plus, la loi n'interdisait pas les cadeaux qu'on se fait de son vivant entre amis.

LETTRES DE aCÉROX.

et qui sont un des charmes et des privilèges de la vie sociale ; elle ne visait que ceux qui pouvaient porter un préjudice considérable à des tiers ou qui avaient un caractère de corruption : celui de Pétus n'indique rien de pareil , comme le dit d'ailleurs fort nettement Cicéron. V. Yindex legum d'Orelli, t. III de Y Onomastkon, p. 151.

1. — Kal. Jun. Le l^"' juin. Antium, capitale du pays des Volsques. Cicéron avait une campagne dans le voisinage de cette ville.

2. — Gladiatores Metelli. C'est M. Cécilius Métellus, préteur en 685.

3. — Cupide reîinquenti. Cicéron dit qu'il n'avait aucun goût pour ce genre de spectacle, ni pour tous spectacles publics en général ; il le redit encore ailleurs, mais il était curieux de savoir ce qui s'y passait, témoin la 1. 636 à Atticus.

4. — Cossinius. V. L 24 n. 20. — o. — Meus autem liber. L'histoire de son consulat.

6. — Isocratis ijLuooOrî/.iov. Cicéron poursuit la métaphore des onguents et des pommades, laquelle commence avec les mots horridida et olerc, en même temps qu'elle qualifie le style d'isocrate et de ses disciples.

7. — Aristotelia pigmenta. Voilà les livres d'Aristote sur la rhétorique bien accommodés.

8. — Posid(jnius. Philosophe stoïcien disciple de Panétius, et sous qui Cicéron avait étudié à Rhodes.

9. — Civis ille tuus Demosthenes. Atticus ayant passé une partie de sa vie à Athènes , où il s'était retiré pendant les guerres civiles de Marius et de Sylla, pouvait à ce titre seulement être appelé concitoyen de Démosthènes, car le titre de citoyen d'Athènes qu'on lui offrait, il n'aurait pu l'accepter, sans perdre celui de citoyen romain.

10. — De Othone. Nous n'avons plus ce discours. Voyez-en le sujet et l'issue, t. IV, p. 603 de cette édition.

H. — De proscriptoiiim filiis. Pour le sujet de ce discours , dont une seule phrase est citée parQuintilien, XI, 1, voyez Cicéron, InP/so?i., 2; Vell. Paterculus, II, 28; Pline, VII, 30 de l'éd. Littré.

12. — Cum provinciam in concione deposui. V. 1. 14, n. 3. H ne reste pas même un fragment de ce discours. — 13. — Duœ brèves. L'une contre Rullus que nous avons; l'autre dont on n'a pas même le titre.

14. — Furor Pulchelli. La fureur de Clodius contre les grands qu'il détestait à cause du scandaleux acquittement dont il avait été l'objet.

V. 1. 18. II aspirait au tribunat pour se venger d'eux et de Cicéron,'et il fit demander, par quelques tribuns qu'il avait subornés, que les nobles fussent admis à cette charge. Ayant échoué, il renonça à sa qualité de patricien, passa dans la classe des plébéiens (V. 1. 23, n. 6), et brigua aussitôt le tribunat. L'opposition de Métellus, le consul, l'empêcha d'abord de l'obtenir. Métellus alléguait pour le combattre , que la renonciation de Clodius à la qualité de patricien, ne s'était point faite légalement, puisqu'elle n'aurait dû avoir lieu qu'en vertu d'une loi votée par les curies, formalité qui avait été omise. Y. 'Dion, XXXVII, 51.

15. — Locum gladiatoribus dare. C'était l'usage des principaux citoyens de procurer à leurs amis, à leurs clients, et aux gens de leur tribu qui habitaient hors de Rome , des places aux jeux publics. V. 1. 149 et Pro Muren., 34.

16. — Noctu introisse. Allusion à l'aventure nocturne de Clodius, dans la maison de César. Y. 1. 16 et 18.

17. — Licet etiani alterum toUas. Le ipot en effet n'est pas très consulaire, comme dit Cicéron, qui pourtant se serait bien gardé de le perdre. Mais quelle audace à ce Clodius de parler de sa sœur, sachant que ses rapports incestueux avec elle sont de notoriété publique, et après avoir déjà essuyé plus d'une fois les sanglantes allusions de Cicéron à ce sujet!

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