‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 25 sur 172 · C. — Edicta cjus. V. la 1. précéd., n. Ib · texte numérisé non relu

C. — Edicta cjus. V. la 1. précéd., n. Ib

7. — Neque tUar meo chirocjrupho neque signo. Cicéron fera donc écrire ses lettres par un secrétaire, auquel cas il pourrait, au besoin, lesdésavouer- C'est ce désaveu qu'il semble regretter de n'avoir pas fait, à propus d'une lettre qu'il avait écrite à M. Antoine, et qui était de la main de son secrétaire. « Mais enfin, dit-il à Antoine, PIiiL, II, 4, que répondrez-vous si je vous dis que cette lettre n'est pas de moi? Par quelle preuve me convaincre? Par l'écriture?... La lettre est de la main d'un secrétaire : An chirographo?... Qui possis? Tune enim librarii inanu. »

8. — Diodotus mortuus est. Philosophe stoïcien que Cicéron avait entendu dès son enfance, qu'il aima et qu'il admira {Acad., II, 36), avec qui il s'exerçait principalement à la dialectique, qu'il logea dans sa maison pendant plusieurs années, et qui y mourut aveugle {Brut., 90), léguant à Cicéron environ 1 00,000 sesterces ou 20,000francs. Je pense que c'était là toute sa fortune; elle fut, pour ainsi dire, le prix de sa pension.

9. — Comitia Bibulus cum Archilochio edicto. Bibulus se vengeait de l'humiliation de sa condition, en lançant contre ceux qui l'y avaient réduit des édits qui étaient des libelles à emporter la pièce. Mais moins heureux qu'Archiloque qui força Lycambe à se pendre, il n'obtint ni de César ni de Pompée qu'ils lui donnassent cette satisfaction. — 10. — In ante diem XV Kal. Novemb. Le 14 octobre.

II. — A Vibio. Est-ce le Vibius qui ressemblait tellement à Pompée, qu'on l'aurait salué pour celui-ci, s'il n'avait eu quelque marque extérieure par laquelle on le distinguait aussitôt? (V. Val. Maxime, IX, 14.) Spalding, cité par Orelli, pense que c'est Vibius Curtius qui com-

Cir.ÉRO.N. — NOTES.

mandait la cavalerie de César cn 70a (Ds Bell, civ., I, 24).

12. — Poetaineplus. Cicéron le nomme à la fin de la lettre 48 : c'est Alexandre d'Ephèse, surnommé Lychnus, autsur d'une Cosmographie en vers citée par Strabon. Il pouvait être utile à Cicéron, alors plus ou moins occupé d'un travail sur le même sujet.

1. — Catoni irati. Ce n'est pas sans doute uniquement à cause de la résistance de Caton que César et Pompée avaient porté de si graves atteintesauilibertés publiques, mais cette'résistance y était aussi pour quelque chose.

2. — Orbem reipublicœ. Allusion au jeu dont il est parlé 1. 34, n. 7. — 3. — Ille arnicus noster. Pompée. Quoi bref et éloquent tableau de la condition misérable où ses courtes vues et son ambition réduisaient Pompée!

4. — 0 spectaculum uni Crasso juamdum ! Crassus(l. 19, n. 5), voyait toujours en Pompée celui qui lui avait dérobé la gloire d'avoir mis fin à la guerre des esclaves. (V. 1. 19, n. 7). Il ne se contenait guère que par considération pour César qui sentait la nécessité d'une réconciliation au moins apparente entre ces deux hommes; mais il lui était bien permis de se réjouir en son cœur des mécomptes de son ancien rival.

ij. — Apelles in Venerem... Protogenes lalisum. Image d'une délicatesse charmante et qui révèle dans Cicéron les sentiments d'une véritable tendresse à l'égard de Pompée. Cet homme l'attirait par une sorte de fascination. — Apelle et Protogène vivaient vers l'an de Rome 400. La Vénus dont il est ici parlé est la Vénus Anadyoméne, qui fut consacrée par Auguste dans le temple de César. Le bas de la figure ayant été endommagé, on ne put trouver personne capable de la restaurer; de sorte que ce dommage même tourna à la gloire de l'artiste. Le temps et la pourriture détruisirent ce tableau, et Néron le remplaça par un autre, de la main de Dosithée. L'IaUjsus passait pour le chef-d'œuvre de Protogène, et se voyait encore à Rome, au temps de Pline. Il y avait dans ce tableau un chien haletant, dont le peintre avait vainement essayé de rendre à son gré la bave. Enfin dépité contre l'art qui se laissait trop voir, il lança son éponge sur cet endroit du tableau qui lui déplaisait; l'éponge y déposa les couleurs dont elle était chargée de la façon que Protogène avait en vain cherchée avec ses pinceaux, et ainsi ce que l'art n'avait pu obtenir fut un effet du hasard. V. Pline, .X.X.W, 36; Aulu-Gelle,

LETTRES DE CIGÉEON".

XV, 31; Elien, XII, 41; VlMlâfq., Dcmétr., 37, et Carlo Dati, Vite de pittari a/<ïifAi, ia-4%dans la vie ddPrôîûgène.

i. -^Pukhellum. C\od\MS. V. 1. 21, n. 14. — 2. Ut ad me ipse referebat. Pompée disait-il'vrai ? Cela est possible. Il avait alors intérêt à rassurer Cicéron; mais ce beau zèle ne tiendra pas.

3. — Appium. Âppius Clodius Pulcher, frère de Publias. — 4. — Vanonem. V. 1. 46, n. 4. — o. — Ille ineat. Cet iîle est Clodius. — 6. — Po£5;r.v. V. 1. 3o, n. 2. — 7. — Alexandri. V. l. 46, n. 12. — 8. — ^Sumerium Numçstium. "V. 1. i6, n.2.

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