Acutiîiano negotio. V. 1. 4, n
4. — Peducœus. Sextus Peducéus le père. Il avait été préteur en Sicile, du temps que Cicéron y était questeur [In Verr. 11,56; III, 93; IV, 64).
3. — Tadius. Q. Tadius, le même dont Cicéron invoque le témoignage contre Verres {In Terr. I, 49, oO).Ce personnage, depuis un temps qui n'est pas déterminé, avait la jouissance d'un héritage qui était échu à une jeune fille, pendant qu'elle était encore sous la tutelle de ses agnats. 11 prétendait user à l'égard de cet héritage du droit que lui conférait l'usucapion, c'est-à-dire le droit de prescription. Il y avait en efi'et des cas où l'on pouvait prescrire contre un mineur. Tadius disait qu'il était dans ce cas; les tuteurs de la jeune fille le contestaient; Atticus soutenait Tadius. Cicéron s'étonne de l'ignorance de son ami sur ce point, et le rappelle à la loi. Atticus n'était peut-être pas si ignorant que son ami veut bien le dire; il faisait trop d'affaires pour n'y être pas un peu Normand, si l'on peut parler ainsi,
6. — Epiroticam emptionem. C'était l'acquisition de nouveaux biens faite par Atticus dans un pays oii, comme on le verra dans la suite, il en possédait déjà de considérables, près de Buthrote.
7. — Tusculum. Cicéron y avait acheté une campagne qui avait appartenu à Sylla, le dictateur. Il l'appelait son Académie (1.7 et 9) et il y composa ses Tusculanes. Pline se trompe, lorsqu'il attribue ce nom à la maison de campagne que Cicéron avait à Pouzzole, et dans laquelle, dit-il, il composa ses Académiques (XXXI, 3),
comme si Je nom de cette campagne lui avait suggéré le titre de l'ouvrage. On voit clairement par les lettres 7 et 9 que l'Académie, pour l'ornement de laquelle Cicéron prenait tant de soins, était Tusculum, et il est évident d'ailleurs que Cicéron n'a choisi le titre à' Académiques que parce qu'il traitait dans l'ouvrage de ce nom des opinions de l'ancienne et de la nouvelle école académique, et non parce qu'il écrivit ce même ouvrage dans son Académie. — Terentia... Tulliola. L'une femme, l'autre, TuUie, fille de Cicéron.
L — Fontcius... Rabirius. Les uns lisent Fontius, les autres Poiitiiis, d'autres Fontinus, nom qui ne' se trouve dans aucun auteur ancien, et chacun d'apporter ses témoignages. Voilà bien du temps et du papier perdus! Il serait plus court, et peut-être ne se tromporait-on paS;, de dire qu'il s'agit ici des deux clients de Cicéron pour lesquels nous avons ses plaidoyers.
2. — HS CCCW3 XXX. 130,000 sesterces, ou 26,000 francs de notre monnaie, selon l'évaluation du sesterce à 20 centimes.
3. — D. Turranius. L'orthographe de ce nom varie, dans les textes comme dans les inscriptions, où on lit Turranius, Turra)inius et Turanius, et l'identité de celui qui le porte a exercé l'imagination des commentateurs. On l'écrit Turannius et Turanius; on le dit le même que Niger Turannius cité par Varron (De R. R. II, Prœf.); on semble- insinuer, c'est Corradus, qu'il s'agirait peut-être de G. Toranius qu'on dit avoir été tuteur d'Octave, et qui fut proscrit et égorgé sur la dénonciation de son propre fils (Voy. Valère- .Maxime IX, \\, 5; Suét. Oct. 17; Appien, Guer. Civ. IV, 4). Enfin on penserait y reconnaître (Lemaire in Indic. Cic. p. 670) le Turranius Gracilis cité par Pline (III, 1 ; IV, 4; XVIII, 5, éd. Littré). Cette conjecture, à mon avis, n'est pas sans quelque vraisemblance , car l'épithète de x?^,c;xo(j.aerî que Cicéron donne à son Turannius, et qu'on pourrait rendre par compilateur de faits, de remarques utiles, est assez applicable au Turranius de Pline, allégué par celui-ci sur des faits relatifs à la géographie et à l'histoire naturelle. On le retrouve plus loin, aux lettres 287 et 289.
^v — Pater nobis decessit. C'est être bien bref sur un événement à l'occasion duquel on s'étonne que Cicéron n'exprime aucun regret. Un tel laconisme indique-t-il que ce père avait assez vécu pour n'être pas pleuré? Je n'oserais le dire. Le IV des calendes de décembre est le 28 novembre.
0. — 0"^ 'oci sint. Son Académie de Tusculum, Cicéron appelait ainsi l'endroit de cette maison où était sa bibliothèque. V. 1. i, n. 7.
6. — Ornamenta YUiJ.vaaiwor]. Des statues, des hermès, des bas-reliefs, et toute œuvre d'art propre à orner les parties de sa maison de Tusculum, destinées aux exercices du corps et de l'esprit, comme le gymnase, les galeries, les palestres, la bibliothèque, etc. V. 1. 6, n. 4, o, 6, 7.
1. — Cincio HS XXCD. 20,400 sest. ou 4,080 francs. Cet argent était pour payer un lot de statues achetées à Mégare par Atticus; Cineius, agent d'affaires de celui-ci, en avait reçu de Cicéron le billet, comme nous dirions, payable aux ides de février, c'est-à-dire le 13.
1. — Cum Acutilio. Cette affaire n'est pas claire, et tel est aussi l'avis de Casaubon. Il paraît toutefois qu'il s'agit d'une dette d'Acutihus de laquelle un tiers avait répondu. Atticus voulait bien rendre au débiteur le service de le débarrasser de cette dette; mais il y mettait la condition qu'aucun demandeur compétent ne viendrait plus lui réclamer rien; ce à quoi le procureur ou fondé de pouvoirs d'Acutilius ne voulait pas consentir. — Sur la formule Amplius non peti, fréquente chez les jurisconsultes, et employée dans les circonstances où il s'agissait de caution, voy. la lettre 504 ; Brutus, 3 ; Pro Roscio Coin. 12.