Lcntuli navis. V. ci-dessous, 1. o, n
LETTRE o.
1 . — Lentulus 7iaves suas. Quel est ce Lentulus? Orelli croit que c'est L. Cornélius Lentulus Niger, le flamine de Mars, dont la mort est annoncée 1. 109. C'est tout simplement un navicularius, ou armateur qui faisait profession de transporter des marchandises sur un vaisseau à lui et qu'il commandait.
2. — Chilius. Poète grec, dont il ne nous reste absolument rien. Cicéron indique fort bien par
NOTES
le mot nctTpift qu'il ne s'agit que des lois, des cérémonies héréditaires dans l'antique famille des Eumolpides, gardiens et prêtres dq culte de Cérès; il ne pouvait être question des rites secrets ou mystères de cette déesse, connus seulement des initiés. Il est encore parlé de Chilius 1. d6 et
i. — Ceramico. Il y avait à Athènes, selon Suidas, deux céramiques, l'nn dans la ville, l'autre hors de la ville ou dans le faubourg. Dans le premier on enterrait aux dépens du public les citoyens tués à la guerre et l'on y prononçait leur oraison funèbre; dans l'autre demeuraient les courtisanes. Ce n'est pas sans doute de celui-ci qu'Atlicus avait daté sa lettre.
'2. — Sororetua. Pomponia, femme de Quinlus Cicéron.
3. — De nostro amico placando. Il s'appelait Luccéius, fils de Quintns. Il était orateur, selon Asconius (In tog. cand. p. 92) et il écrivit des harangues contre Catilina. On verra qu'il était aussi historien (1. iC8). Des détails de sa fâcherie avec Atticus, comme aussi de ceux rapportés dans les 1. 4, 7 et 8, il ressort qu Atticus choisi pour arbitre dans quelque démêlé où Luccéius était engagé, s'était prononcé en faveur de la partie adverse. Il était également brouillé avec Salluste (1. 7, n. i). Mais quoiqu'il eût comme une rancune de prince, grâce aux efforts de Cicéron il finit par se réconcilier avec Atticus, puisqu'on voit par la lettre 109 que les rapports étaient alors rétablis entre eux.