A'oiis magistratibus. Les tribuns entraient
NOTES
en <;i)arge le iO décembPôr lep-consals et les prétours le 1**^ janvier.
3. — Quodmidtû melius est abjicere. — Voilà la quatrième ou cinquième fois que Ciccron ou regrette de ne s'être pas donné la mort, ou menace de se la donner. On peut bien lui pardonner cet égarement; mais quand les mêmes manifestations se reproduisent si souvent^ elles perdent nécessairement de leur crédit,
iO.
1. — Functiim officio. — Est-ce en mourant qu^ Cécilius a fait son devoir envers son neveu, ou est-ce parce qu'il l'adopta et le fit son héritier? C'est sans doute l'un et l'autre j mais il me semble qu'il y a un peu d'équivoque dans functum officio, et que Cicéron n'a pu s'en retenir. C'est ici le lieu de remarquer l'usage où l'on .était à Rome, de prendre le nom de la personne qui adoptait, en le faisant suivre du sien propre, mais avec un changement de terminaison. Ainsi ici Pomponianus, ailleurs Octavianus, Calpurnianus, c'est-à-dire de la famille Pomponia, Octavia, Calpurnia. (Sur Cécilius, V. 1. 40, n. 20.). Cécilius s'était rendu si odieux par ses usures qu'après sa mort il fut traîné la corde au cou, par le peuple, dans les rues de Rome. Valère Maxime, VII, 8, 'à, qui raconte ce fait, dit encore que Cécilius devait sa fortune à Lucullus, et qu'il s'était engagé par reconnaissance à le faire son héritier; mais il se ravisa , comme on l'a vu, et Atticus recueillit les sesterces du défunt, sans que leur odeur l'incommodât.
2. — Curionis oratione. V. 1. 70, n. 4. — 3.— Rogatio sextii. C'est la loi que Sextius se proposait de porter devant le peuple quand il serait tribun effectif, car il ne l'était encore que désigné (1. 60 n. 3). Cicéron à qui Atticus en avait probablement envoyé le texte, ne la trouvait pas suffisamment à son goût.
î. — Pisonem nostrum. Le gendre de Cicéron. — 2. ~ Crassum metuo. Crassus Dives V. 1. 50, n. iS. — 3. — P. Valérius. Ami de Cicéron, et depuis son compaofnon et son hùte, lorsqu'après la mort de César, Cicéron alla en Grèce (P/u7., I, 3;.
4. — A Vestœ. Sous-entendu templo. — o. — Ad tabiilam Valeriam. C'était un endroit du forum où les tribuns du peuple se réunissaient. Il tirait son nom vraisemblablement d'un tableau qu'avait fait faire M. Valérius Messala, qu'on avait placé sur le côté de la curie Hostilia,
et qui représentait la bataille qu'il avait gagnée en Sicile sur les Carthaginois et lliéron. V. Plin., XXXV, 7.
6. — Qitod de domo, hoc est arca. On sait que la maison de Cicéron sur le mont Palatin avait été rasée, lorsqu'il fut condamné à l'exil, et qu'il n'en restait plus que l'aire. Le terrain lui en fut ensuite restitué avec les évaluations du dommagô. On terra cela dans la suite.
\. ^Planchis. V. 1. Ifi, n. tO. — 2. — Advcntare milites dicuntiir. — Les troupes de Pison. V. l. 70, n. 9. -- 3. — Lentulus. V. 1. î»2, l'entête. — 4. — De MdcUo. Métel'lus Népos, consul désigné. V. 1. 13, n. 1 et 66, n. 3.
'6. — Studiosos Bynachinos. On l'aimait à Dyrrachiura parce qu'il avait saisi toutes les occasions de défendre les intérêts de ses habitants, comme on l'aimait en Sicile pour l'avoir vengée des concussions et des cruautés de Verres.
1. — De Cicérone. Le petit Cicéron avait alors huit ans, car il paraît par la lettre 11, que Terentia le mit au monde sous le consulat de L. Aurélius Cottaet L. Manlius Torquatus, L. Julius César et G. Marcius Figulus étant consuls désignés. V. 1. H, n. 1.
2, — Lentidum. V. la 1. précédente, n. 3. — 3. —, Plancius, V. ibid., n. 1.
4. — Hispo. Selon Ernesti, cité par Orelli, quelque centurion envoyé par Gabinius et Pison à la poursuite de Cicéron. Mais ne seraitce pas Pison lui-même du nom duquel Cicéron fait un anagramme, dont la première lettre est aspirée à dessein, comme si hispo était l'abrégé, la racine peut-être de l'adjectif /u'spidws.^ Voyez en effet sous quels traits Pison est représenté dans le discours pour Sextiu?, c. 8 : Quam teter! quant truculentus! quam terribilis aspectu! JJnum aliquem te ex barbatis illis, exemplum imperii veteris, imaginem antiquitatis... diceres intueri... capillo ita horrido... Nam quid ego desupercilio dicam? eic, etc. 11 y a d'autres traits analogues dans ce discours contre Pison, mais ceuî-làne suflisent-ils pas au moins pour excuser ma conjecture? Ou aurait alors à ajouter au talent de Cicéron pour les jeux de mots et les calembours, celui des anagrammes qu'on ne lui connaissait pas. Mais un personnage de ce surnom P. Térentius Hispo, citéL HO, 241 et 411 semble ruiner cette conjecture.
5. — Pisonis humanitas. Gendre de Cicéron et parent du consul. Voyez la scène dégoûtante que ce consul donna un jour à Cicéron et à son gendre, en' sortant du cabaret {In Vison., 6), scène où ils furent obligés tous deux de lui quitter la place.
1. — A. d. V. Kal. Decemb. Le 27 novembre. — 2. — A. d. VIII Kal. Nov. Le 23 octobre. — 3. A. d. IV Kal. Nov. Le 29 octobre. — De Lentuli studio, de Metellivohmtate. Lentulus Spinther et Métellus Népos, consuls désignés.
4. — Quid putes utilitatis. Si la loi du rappel n'avait pas passé, la proposition qu'en avaient faite les huit tribuns était utile en ce qu'elle allait être reprise avec plus de zèle par les nouveaux tribuns, et avec plus de chances de succès j car la tyrannie de Clodius avait reçu une forte atteinte de la démarche des huit, ceux-ci ayant osé, ce que personne n'avait osé jusqu'à eux, proposer la loi qui rappelait Cicéron, malgré Clodius qui voulait que la sienne ne pût être infirmée ni par le sénat, wi par le peuple.
5. — Novis magistratilus. V. 1. 74, n. 2. — 6. — Sed quœ cavenda fuerint. Ce sont ses biens; mais une fois les droits civils rendus, le reste allait de soi. Cependant Cicéron tenait ferme pour qu'on introduisît cette clause, quoique d'ailleurs il sentit qu'elle était superflue.
7. — Leges plcbisve scita. La loi était proposée aux deux ordres de l'État par le préteur ou par le consul ou par le dictateur; le plébiscite était proposé par le tribun au peuple seul (Aul.- Gell., XY, 27). Les patriciens ne furent point tenus à l'observation des plébiscites jusqu'à l'an 304, que le peuple s'étant retiré sur le mont Aventin, obtint qu'ils auraient force de loi même pour les patriciens : ce qui fut confirmé ran414 parle dictateur Q. Publius Philo (Tit.- Liv., III et VIII), et l'an 468, par Q. Hortensius, aussi dictateur (Plin., XVI, \'6). Il fallut cette dernière confirmation pour que les patriciens s'assujettissent enfin à obéir aux plébiscites. Depuis, on comprit souvent sous le nom de lois, les plébiscites, et même les décrets nommés privilèges, et on les nommait tous indifféremment rogatio (Aul.-Gell., X, 20), parce qu'on les proposait au peuple en cette forme : Velitis, jubcatis, et le peuple les approuvait par ces paroles : uti rogas. (Note de l'abbé Mongault.)
8. — Legem Clodiam. Cette loi devait régulièrement être appelée Fonteia, parce que Clodius avait été adoj-té par Fontéius et que dans
les actes publics on mettait toujours le nom de la famille de l'adoptant. Mais Cicéron la nomme ainsi par malice, d'abord parce que Clodius s'étant fait émanciper, avait repris son premier nom [Pro domo, 13, 14), ensuite parce qu'il veut par là faire entendre qu'il n'a jamais tenu pour légale l'adoption de Clodius. V. 1. 23, n. 6.
9. — Abrogavit. Abrogare, casser une loi; derogare, lui enlever une ou plusieurs dispositions ; obrogare, en porter une autre qui lui soit contraire.
10. — E. IL L. N. R. Ejus hue loge nihilum rogatur. Et plus haut S. F. Sine fraude. — 11. — A.'d. III Non. Xov. Le 3 novembre.
12. — Ninnium. V. 1. 61, n. o. L. Ninnius Quadratus, tribun du peuple. Dans quelques manuscrits et textes imprimés, et même dans les Annal, de Pighius, à l'année 69o, il est faussement appelé Mummius. Ninnius, ditOrelli, est dans un manuscrit d'Asconius de la bibliothèque ambrusienne.
13. — In abrogando tam cauti fuerint. II semble que les tribuns pouvaient répondre qu'en abrogeant la loi particulière de Cicéron, ils avaient ajouté celte clause, pour faire entendre qu'ils ne prétendaient point infirmer en aucune manière la loi générale (celle où n'était pas nommé Cicéron), dont la seconde n'était qu'une suite, et qui de l'aveu même de Cicéron, ne l'atteignait pas : prior Icx non nos lœdebat. V. 1. 70 et n. 6.
14. — T. Fadio. V. 1. 69, n. 7. — do. — Visellius. C, Visellius Varron Aculéon, cousin germain de Cicéron, fils d'un jurisconsulte célèbre, et jurisconsulte lui-même. Aussi est-ce pour cela que Cicéron trouve très bien sa rédaction de la loi de Fadius.
16. — Multitudine comparata. Ne dirait-on pas que Cicéron, en excitant ainsi Atticus, veuille le pousser à faire ce qu'il fut empêché de faire lui-même, à savoir d'attaquer Clodius de vivo force, dùt-on le rencontrer, après son tribunal, à la tête des mêmes forcenés qui lui servaient de satellites et de sicaires, pendant qu'il était encore en charge? Mais peut-être que la pensée de Cicéron n'allait pas jusque-là. Toutefois, ce? excitations et le luxe de détails qu'il y déploie , montre combien son amour-propre blessé, le spectacle et la contemplation presque solitaire de sa déchéance, le prolongement et les incertitudes accablantes de son exil avaient troublé le sens moral de ce grand et vrai patriote. Il aurait certainement vu avec joie Clodius et ses^ bandes exterminés, Rome livrée aux mêm.ei scènes sanglantes contre lesquelles il avait tou-
NOTES
iours protesté avec horreur^ et dont il l'avait lui-même préservée, étant consul, si tout cela avait eu pour effet de venger la république du bandit qui la déshonorait, et lui-même des outrages qu'il avait reçus de lui. 11 est des cas où le llegme de la raison la plus sévère cède aux bouillonnements de la colère, au feu du ressentiment.
I . — Mcum fuit ofilciurn vel legatione. V. 1. 07, et n. i. — 2. — Dcxippo. Esclave de Cicéron. — 3. — Pi^oneyn nostrum. Toujours son gendre. V. 1. 79, n. 3.
4. — Et inprimi$ quidrm diebus. C'est-à-dire à partir du iO décembre, jour où les tribuns entraient en charge.
1. — Provincias ornatas es.se. On ornait une province consulaire, en donnant à celui qui devait la gouverner tout ce qui était nécessaire à cet effet, comme des troupes, des officiers, de l'argent, etc. En consentant à ce que le sénat fût chargé de cet ornement, sans avoir au moins pris l'avis des nouveaux tribuns, et avant même qu'ils ne fussent entrés en charge, c'était leur donner un motif légitime de mécontentement, puisqu'on les privait ainsi d'une prérogative à laquelle ils avaient part également. Les consuls devaient bien savoir que, fussent-ils, comme ils paraissaient l'être, favorables à Cicéron, ils ne pourraient, dans celte, circonstance, se passer du concours des tribuns, et que ce n'était pas un bon moyen de l'obtenir, que de les blesser par un mauvais procédé. Dire que si le sénat n'eût point fait la chose, les consuls se fussent adressés au peuple, ce n'est pas se tirer d'affaire; car on ne peut rien près du peuple sans ses tribuns, et l'opposition d'un seul suffit pour suspendre l'action de tous les autres. Or, le rappel de Cicéron dépendant essentiellement de l'accord des consuls avec les tribuns ou du sénat avec le peuple, il avait quelque raison de craindre de payer la folle enchère d'une division dont ses amis trop pressés étaient la cause. — Les consuls qui allaient entrer en charge au !"■ janvier étaient P. Lentulus Spinther et Q. Métellus Népos (1. 80, n. 3) : au premier, dans le tirage au sort des provinces, était échue la Cilicie, au second l'Espagne.
2. — Lpntulovcl Metello. qui simultatem détoneret. Sur Métellus Népos, V. 1. 66, n. 3; sur Lentulus, 1. 92, l'en-tête.
i. — ■ Lcgiim lationem expectore. Cicéron dit Ifijum. parce qu'il était question dans le sénatusconsulte non seulement de la loi qui le concernait personnellement, mais d'autres encore. Elles devaient être toutes confirmées par le peuple, d'autant plus qu'il s'agissait d'une abrogation.
2. — Ufar audoritate senatus. Malgré cette menace, Cicéron attendit la confirmation requise, et ne partit pas avant la veille des nones d'août, c'est-à-dire le 4 de ce mois, époque à laquelle son affaire fut seulement terminée. Il explique lui-même avec une prolixité où il se complaît, les différentes causes de ce retard dans les premiers chapitres de son Discours au sénat, après son retour, et dans le plaidoyer pour Sextius, ch. 33 à 36.
i. — Mitissimam iuam orationem. V. 1. 66, n. 3. Malgré la grande douceur de ce discours , on voit tout ce que Métellus Népos laissait encore à désirer, pour que son intervention en faveur de Cicéron fût efficace. C'était surtout d'abandonner Clodius, ce à quoi Métellus finit par se déterminer au moins sur ce point; car il lui reviendra surd'autres. V. l. 89, n. 13.
i. — Tracta, dissipata, direpta. On a déjà vu (1. 76 et n. 6) qu'après le départ de Cicéron, sa maison de Rome fut livrée au pillage, incendiée et rasée, et que ses maisons de campagnes subirent à peu près le même sort. — 2. — Pridie NonasSext. Le 4 août. V. l. 84, n. 2.
3. — Tuœ vicinœ Salutis. Le temple de Salus, divinité d'origine sabine, selon Varron, deL. L. V, 74, avait été bâti par C. Junius Bubulcus qui en fit la dédicace étant dictateur, l'an 4ol. Il était sur leQuirinal où était aussi la maison dont Atticus avait récemment hérité de son oncle. — 4. — Ad. VI Id. Sext., le 8 août.
5. — Comitiis centuriatis. Les comices par. centuries n'étaient convoqués que sur un décret du sénat, et par les consuls, les préteurs et les censeurs; c'étaient les plus solennels. Les centuries étaient au nombre de 193, divisées en six classes: mais souvent celles des dernières classes ne donnaient point leurs suffrages; car dès qu'il y en avait 97, c'est-à-dire la moitié plus une, le rote était acquis et l'on ne prenait pas les voix des au-
LETTRES DE CIGÉRON.
très.. Aussi le bas peuple qui était dans les dernières centuries avait beaucoup moins de pouvoir dans cette sorte d'assemblée que dans celles par
I uries et par tribus. (Denys d'Halic., IV et JX; Tit.-Liv., I, 43, 44; Âul.-Gel., XV, 27).
6. — ^omendatori. Chaque candidataux magistratures avait un noraenclateurou un homme qui lui nommait les personnes qu'il voulait solliciter directement et dont les noms lui étaient inconnus.
II n'était même pas besoin d'être candidat pour avoir un homme de ce genre à son service; tout personnage considérable avait le sien.
7. — Portam Capenam. Ainsi nommée du nom d'une petite ville qui en était proche. On l'appelait aussi Porta Appia, Porta triumphalis ; aujourd'hui Porta di San Sebastiano.
8. — Annonœ summa caritas. C'était, au dire de Clodius, le résultat d'une manœuvre des amis de Pompée. Ils affamaient Rome pour obliger le peuple à donner à Pompée la commission d'y faire venir du blé et autres approvisionnements.
9. — Prœter Messalam et Afranium. Sur Messala, V. 1. 18, n. 26. Les autres consulaires s'étaient volontairement absentés; ils n'étaient pas d'avis qu'une commission de cette importance fût donnée à un homme qui, en attirant ainsi à soi les plus grosses charges et les plus gros honneurs, semblait aspirer à la tyrannie, et acquérait du moins par cette seule commission une autorité aussi étendue que l'empire même où il était appelé à l'exercer.
10. — Favonio duce. Favonius n'avait jamais été consul , il n'avait encore été que questeur. Mais c'était son ridicule de se mettre en avant, de se mêler de tout et à tout, et de croire qu'il faisait toute la besogne. Il était donc le chef des consulaires comme la mouche était la conductrice du cocbe.
11. — C. Messius. Un des huit tribuns qui se déclarèrent pour Cicéron.
12. — Quœdam domestica. Allusion à la mésintelligence qui commençait à se glisser entre Térentia et Cicéron. Quoi donc! après les lettres, si tendres qu'il lui écrivait pendant son exil, et que nous avons vues ? V. la 1. 88, à lafm.
1 . — Pridie Kal. Octob. Le 30 septembre. — 2. — Earn partem areœ. Ce n'était donc pas tout l'emplacement de la maison de Cicéron que les puntit'es déclaraient devoir lui être restitué , mais la partie seule, savoir la dixième, que Clodius avait soi-disant consacrée en y élevant un portique ù la Liberté, et qui, étant jointe au portique de
Catulus, avait entraîné ce monument dans une destinée pareille à la sienne. Ce que Clodius avait fait à l'égard de la maison de Cicéron n'était pas sans précédents (V. Val. Max., VI, 3) ; mais ce qui avait été d'abord un usage devint peu à peu un abus. L'année même de l'exil de Cicéron, le même Clodius, mécontent du consul Gabinius qui trouvait à redire à ses brutalités, consacra tous les biens de celui-ci, et Ninnius (1. 61, n. 5), collègue et ennemi de Clodius, lui rendit la pareille. Mais cette double consécration en resta aux paroles. Cicéron cite pourtant une ancienne loi tribunitienne, ayant pour auteur Q. Papirius {Pro domo, 49j qui défendait de consacrer un temple, un terrain, un autel, sans l'ordre du peuple; mais cette loi n'était pas sur les tablettes de Clodius, et d'ailleurs y eùt-elle été, qu'il ne l'eût pas moins méprisée pour cela.
4. — Porticum Catidi. V. la note ci-dessus. Ce portique avait été bâti par Q. Catulus, vainqueur desCimbres, et du produit de leurs dépouilles, sui l'emplacement de la maison du tribun séditieux M. Flaccus, massacré avec L. Saturninus (Val. Max., VI, 3).
0. —.Marccllini. Cn. Cornélius Lentulus Marcellinuà (V. 1. 24i, n. 1), consul désigné pour l'année suivante, avec L. Marcius Philippus qui fut le beau-père [vitriciis] de l'empereur Auguste^ et le mari d'une nièce de César. — 6. — M. LucuUus. Frère du vainqueur de Mithridate. V. L 23. n. 5,
7. — Scrran'js. Tribun du peuple très hostile à Cicéron. Il s'appelait Sextus Attilius Serranus et avait été questeur, sous le consulat de Cicéron, et c'est peut-être pour en avoir été trop bien traité, qu'il le prit en haine. La peur seule le fit désister de son opposition.
8. — Cornicinus. Cn. OppiusCornicinus, beaupère de Serranus. La même scène est racontée dans Post red. ad Quir., c. o. Elle avait eu lieu le !«■■ janvier, jour où M. LucuUus, pontife, faisait au nom de ses collègues son rapport sur la validité de la consécration de la maison de Cicéron. — 9. — IIS. vicies. 2,000,000 de sesterces ou 400,000 francs. V. 1. 18, n. 24. — 10. — Quingentis viillibus. 500,000 sesterces ou 100,000 francs. — 11, — ES. Ducentis quinquaginta millibus. 230,000 sesterces, ou 50,000 francs.
12. — Quiinihi pmnas incidera7it nolunt renasci . Il désigne ici Pompée et le consul Lentulus. Ainsi, à peine rétabli dans ses affaires, Cicéron en est aux soupçons envers les principaux de ceux qui ont aidé à ce rétablissement. Et il n'avait pas tort. Il ne pouvait se persuader qu'on ne tenait à lui que par lusage qu'on prétendait faire de
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lui, et que du moment qu'on prévoyait qu'il voudrait voler de ses propres ailes, un lâcherait de les lui rogner. Ou plutôt, il le voyait bien, mais ce n'est guère que quand il était trop tôt ou trop tard.
13. — A Pompeio Icgari sum passus. 11 acceptait de Pompée ce qu'il avait refusé naguère comme au-dessous de lui; mais le malheur avait abattu sa fierté. 11 sera désormais moins ferme et moins grand, et, comme dit l'abbé Mongault, il restera toujours un peu étourdi de sa chute.
14. — Vutiiam leyationein. Cette légation libre pour aller acquitter des vœux dans les bois sacrés fait honneur à la piété de Cicéron, qu'on ne croit pas généralement en avoir eu tant : mais ce pèlerinage était un prétexte pour aller voir, sans bourse délier, ley ruines de ses villas et aviser aux moyens de les réparer.
lo. — Inea re. C'est-à-dire son départ de Rome. La violence que ses amis ou soi-disant tels employèrent pour l'y contraindre, ne leur est pas encore et ne leur sera de longtemps pardonnée.
16. — Cœtera, quœ me sollicitant, a-jaTi/.wTspa sunt. Ce mystère, ce sont tous les sujets de plainte que lui donnait sa femme (V. 1. 87, n. 12). Amamur, dit-il ensuite à Atticus,« fmtre et a filia; a conju'je n'a pu sortir de sa plume.
1. — Decimum designatorem. Ce Décimus n'est pas autrement connu; il était designator, mot qui signifie, dans Plaute et les inscriptions, un employé qui assignait les places au théâtre, un inspecteur delà scène; dans Horace et Sénèque, un ordonnateur ou conducteur des pompes funèbres; dans Cicéron et Ulpien , un président des jeux publics, et de nouveau dans les inscriptions, un inspecteur des monuments publics, temples, statues, etc.
2. — Gellium. Chevalier romain , frère de L. Gellius Poplicola, qui fut consul en G81, beaufils de L. Marcius Philippus qui l'avait été en G62, était un débauché qui avait dévoré son patrimoine, et qui, aimant d'ailleurs l'étude, mettait souvent ses livres en gage pour avoir du vin. .\vec un estomac insatiable et la bourse vide, il était toujours aux aguets d'une révolution, et la tranquillité de Rome était «n supplice pour lui. {Fro Sextio, 51.) Ayant de telles dispositions il ne pouvait manquer d'être fortement attiré vers Clodius. — Manuce croit quo le Carmen 80 de Catulle regarde ce Gellius. Le Carmen 74 le regarde sans doute également.