‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 32 sur 172 · Ante diem tertium Mus Novemb. Le · texte numérisé non relu

Ante diem tertium Mus Novemb. Le

novembre. — 4. — ■ Sacra via desceiidertîin .'{■<[ que la maison de Cicerun était sur le mont Palatin auquel aboutissait la voie Sacrée. — 3. — Tettii Damionis. Nul renseignement «ur ec personnage.

6. — Acidinos. C. Manlius .\cidiiius, qui leva le premier des troupes pour Catiiina.

7. — Milonis. Milon, tribun du peuple, s'était porté accusateur de Clodius qui lui en témoignait sa reconnaissance à sa manière.

8. — In Germnlû. Le mont Germains, attenant au Palatin, était ainsi nommé, selon Varron De ling. lat., IV, 8, a Remo et Uomulo germanis fratribus, parce que le Tibre , en se retirant, avait laissé dans cet endroit le coffre dans lequel onavait exposé les jumeaux.

9. — P. Sullœ. Neveu ou parent très proche du dictateur, qui s'était enrichi aux encans des biens des proscrits par son oncle. V. 1. 481, n. 8.

10. — Ex Anniana. — Milon était de la famille Papia, et il était passé par adoption dans celle de son aïeul maternel, C. Annius.

11. — Postridie Idus. Le 14 novembre. — 12. — MarceUinus egregius. V. 1. 244, n. 1.

13. — MetcUus. Le consul Métellus Népos. Il avait toujours des ménagements pour Clodius, que son consentement au rappel de Cicéron lui avait à peine fait suspendre un moment (V. 1. 80. etn. 1). Il était donc d'accord avec Clodius sur l'ouverture des comices édiliciens , afin que Clodius, s'il était nommé édile, fût à l'abri des poursuites de Cicéron pour ses violences envers les ouvriers qui rebâtissaient sa maison; car on ne pouvait pas poursuivre un magistrat en fonction. Clodius fut en effet nommé, et se moqua bien de Cicéron. 11 accusa alors de violence, de vi, Milon qui l'avait accusé le premier, et peutêtre que Milon eût été condamné , si Pompée n'eût pris sa défense dans l'assemblée du peuple (V. 1. 100).

14. — Appio. Appius Claudius Pulcher (1. 72, n. 4), alors préteur, frère de P. Clodius. Il était ami d'Atticus, lui et bien d'autres plus ou moins malveillants pour Cicéron. J'aime à croire cependant qu'Atlicus ne les avait pas à souper les jours où Cicéron était invité. Il faut dire d'ailleurs que quelques commentateurs, séparant le familiari tuo , de V Appio adjuvante, le font rapporter à Hortensius, lequel a souvent été l'objet de railleries du genre de celle que Cicéron se permet ici.

15. — Sextius. Tribun du peuple (1. 75, n. 3). 11 déclare un peu plus bas que si l'on n'adopte pas l'avis de MarceUinus sur la composition d'un tribunal qui connaisse de l'expulsion des uu-

LETTRES DE GICÉRON.

vriers de Ciccron, et des violences exercées contre sa personne, il observera les auspices à chaque jour d'assemblée. Dès qu'un magistrat avait fait une déclaration de ce genre, l'assemblée ne pouvait se tenir; mais il fallait pour prévenir cette déclaration ne pas attendre que l'assemblée fût ouverte; aussi, Milon, comme on va le voir, vient-il au Champ de Mars avant le jour, — 16. — Ante diem XII Kal. Decembr. Le 19 novembre.

17. Contmtio fratnim trium fracta. Métellus Népos et les deux Clodius. Cependant Népos n'était pas frère des deux Clodius, c'est Métellus Celer, son frère, qui avait épousé Clodia, leur sœur. Mais Népos était leur cousin germain, titre que les Romains traduisaient souvent par le mot f rater. V. 1. 1, n. 1.

18-. — Comitio. C'était l'endroit du forum où était la tribune aux harangues et où l'on tenait les assemblées; d'où il avait pris le nom de Comitium.

19. — Q. Flacci. Q. Fuhius Flaccus, un des tribuns. — 20. — A. d. X. Kal. Le 21 novembre. — 21. — A. d. VIII Kal. Le 23 novembre. — 22. — Iloranoctis nona. Tpois heures du matin.

23. — Marcellus candidatus. Ce candidat à l'édilité qui, dormant si bien, semblait s'inquiéter médiocrement s'il serait nommé ou non, était C. Marcellus, cousin germain de Marcus Marcellus qui fut consul avec Servius Sulpicius quatre ans après (en 703). Mais il fut consul en 704 avec L. Émilius PauUus.

24. — Comitia fore non arbitror. Ils furent remis en effet au 22 janvier suivant.

2.5. — Occisum iri ab ipso Milone video. « Si l'on avait produit cette lettre contre Milon, observe l'abbé Mongault, elle aurait prouvé que l'assassinat de Clodius était un coup prémédité; car elle avait été écrite quatre ans auparavant.» Qu'en veut conclure Mongault? Que Cicéron était dans la confidence du meurtre de Clodius? Cela est peu probable; mais il n'eût pas été inutile de le dire.

20. — Nec inerti nobili crediturus. Non sansdoute Milon ne s'était pas reposé du soin de châtier Clodius sur un noble sans énergie, c'està-dire Pompée. Mais ce noble était noble, Clodius l'était aussi et Milon ne l'était pas. C'est peut-être là le vrai motif de sa condamnation. Un noble pas plus que le premier venu n'était à l'abri d'un guet-apens; mais malheur à celui qui le lui avait tendu, s'il n'était pas noble! Les lois étaient toujours observées pour le punir, tandis qu'un noble qui eût été dans le même cas, avait mille moyens d'y échapper, principalement

quand il était momentanément démocrate. Tel était du moins le scandale qu'offrait la république aux premières heures de son agonie.

1. — Licinius. Un négociant, selon Orelli, qu'il ne faut pas confondre avec celui dont il est question 1. 52, n. 14.

2. — Omnino ad ducentos. C'était le double du nombre établi par Romulus. Tarquin l'Ancien augmenta ce nombre de trois cents. Le dictateur Sylla y en ajouta encore; César surtout remplit l'assemblée de ses amis. On ne sait où cet abus se serait arrêté, si Auguste n'eût réduit à six cents le nombre des sénateurs. Y. Suét., Aug., 3o. >

3. — P. Servilius Isauricus. V. 1, 24, n. 15. Il reçut le surnom d'Isauricus, après avoir subjugué les Isauriens, peuple de la Cilicie. V. Orose, V, 23. — 4. — Lucullus. M. Lucullus. V. 1. 88, n. 6. — 5. — Lepidus. Mamercus Émilius Lépidus qui avait été consul, avec D. Junius Brutus en 677. — 6. — Volcatius. L. Volcatius Tullus qui l'avait été en 687 avec Mamercus Émilius Lepidus, fils du Collègue de D. Junius Brutus. — 7. — Glabrio. Manius Acilius Glabrion qui l'avait été en 680 avec G. Caipurnius Pison. Les traducteurs ont fait ici un contre-sens, faute d'avoir établi la ponctuation telle qu'elle doit être, c'està-dire mis un point et virgule après Glabrio, afin qu'on ne confondit pas tous ces consulaires avec les prœtorcs par lesquels Cicéron termine son énumération, et qu'il ne nomme pas. — 8. — Prœtores. V. la note 7.

9. — Lupus. P. Rutilius Lupus , tribun du peuple. Il fut préteur en 705. On voit ici qu'il congédia le sénat, comme tout tribun du peuple en avait le pouvoir, à cette séance dont rend compte Cicéron. Mais L. Racillius, autre tribun, le retint, en vertu du même pouvoir, et y fit merveille. C'était, Cicéron le dit à la fin de sa lettre, le modèle des tribuns.

10. — Gellium. Ce n'est pas le chevalier romain nommé dans la 1. précédente, n. 2, car il n'était pas consulaire, et s'il l'eût été, Cicéron l'eût nommé avec les autres. Si d'ailleurs il s'agit de L. Gellius (ibid.) qui fut consul en 681 avec Cn. Cornélius Lentulus, il faut qu'il ait été absent du sénat, quand Lupus l'outrageait, comme César et Pompée étaient eux-mêmes absents. — Tum Marcellinus. V, 1. 244, n. 1.

H. — Racillius. V. la note 9. — • 12. — C. Cato. Il était tribun du peuple, et le même dont Cicéron raconte une scène assez extravagante

NOTES

dont il fut le héros, au mois de novembre G9:i. V. l. 52, vers la fin.

43. Ciissius. C. Cassius Longinus, tribun du peuple, fils, à ce qu'il semble, de C. Cassius Varus, et Irère de L. et Q. Cassius. V. 1. 219, n. 2.

14. —Philippus, L. Marcius Pliilippus, consul designé. V. 1. 88, n. 5. — 13. — Vdus Antistius. C. Antistius Vêtus, tribun du peuple. Remarquez que Cicéron fait précéder le nom du surnom; car on disait Antistius Vêtus. Il offre d'autres exemples de cette interversion : Macer Licinius , 1. t02; Gallus Caninius, 1-^04.

IG. — Q. ScxtlUum. Ami de Milon et peut-être le chef de ceux qui se disposaient à repousser la bande de Clodius.

17. — Plancins. Le même que 1. 16, n. 10. 11 était alors tribun du peuple. On a le plaidoyer de Cicéron pour ce Plancius, qui avait été si serviable pour lui en Macédoine, et qui était accusé de brigue,

Voyez sur Gallus, dont le nom est M. Fadius ou Fabius, l'en-tête des notes de la 1. 124.

1. — Eincunan tiaim. Ce Gallus était donc épicurien. Quant à Épicure, comme il se plaignait de souflrir de la dyssenterie et de la strangurie, les stoïciens ses adversaires, en faisaient des commentaires désobligeants^ alléguant qu'il n'avait que ce qu'il méritait, parce qu'il était intempérant, et enclin aux voluptés obscènes. Voy. la lettre d'Épicure à Idoménée, dans Diogène Laërce.

2. — Lex sumptuaria. La dernière (car il y en eut d'autres auparavant) était la loi Licinia, portée par P. Licinius Crassus, et c'est celle dont parle Cicéron ; car c'est la seule où se trouvent les mots terra nata qu'emploie ici Cicéron. Voy., sur les lois soniptu aires, Macrobe, Saturn., III, 13, et Aul.-Gell., II, 24.

3. — Lcntuhim. Le fils de P. Lentulus Spinther (1. 92, l'en-tête des notes). Reçu dans le collège des augures, il avait fêté la prise de possession de la crosse augurale par un repas qui était d'usage en pareille circonstance. Mais tout en se montrant d'une orthodoxie parfaite sur le choix des aliments, il les accommoda de telle façon que si l'on ne put lui imputer d'avoir attenté à la conscience de ses convives, il put fort bien mériter le reproche d'avoir compromis leur estomac.

4. — A beta et a malva deceptus sum. Aujourd'hui, ce sont les truffes qui commettent le

même délit. Mais leur saveur et leur odeur naturelles en sont tout l'accommodement. Au contraire, que d'art ne fallait-il pas que les cuisiniers sacerdotaux déployassent pour faire de cardons et de mauves un plat digne de la bouche des dieux que desservaient leurs maîtres! — 5. — Anicio. C. Anicius, sénateur, ami de Cicéron.

A Lentulus proconsul. C'est P. Cornélius Lentulus Spinther, préteur en 694, consul en 696 et 697, et actuellement proconsul de Cilicie. On voit, par cette lettre et par les lettres 93, 94, 96, 98, 100, 101, 103 et 125, qu'il voulait ramènera Alexandrie le roi Ptolémée Aulète que ses sujets en avaient chassé , et les attaques, les calomnies dont il fut longtemps l'objet dans le sénat pour avoir pris cette résolution. Le surnom de Spinther lui venait de sa ressemblance avec un histrion qui s'appelait ainsi. V. Valère-Maxime, IX, 14.

1. — Ammoniics. Ce nom était très commun chez les Égyptiens, à cause de leur Jupiter-Ammon. Celui qui le porte ici était attaché à un titre quelconque à Ptolémée, lequel avait même épousé Cléopâtre, sa fille.

2. — Régis legaius. Ptolémée Aulète avait quitté Rome, depuis que les livres Sibyllins consultés, lui avaient ôté l'espoir d'obtenir des Romains une armée pour le rétablir sur son trône, et il s'était retiré à Éphèse.

3. — Creditores. Les créanciers de Ptolémée, qui poussaient à son rétablissement pour en être remboursés, et qui de plus semaient l'argent pour que cette mission fût confiée à Pompée au préjudice de Lentulus.

4. — Quum iwarfems. Lentulus était alors en Cilicie en qualité de proconsul. Il était donc plus à portée de prêter son concours au roi d'Egypte, quel que fût le mode d'exécution prescrit par le sénat; aussi, comme on le verra plus loin, le sénat l'en avait-il chargé. Mais cela ne faisait pas le compte des créanciers du prince, ni des amis de Pompée, intéressés plus ou moins honnêtement à ce que celui-ci fût substitué à Lentulus. De son côté, le prince croyait que Pompée seul y était propre, et qu'il n'aurait qu'à se présenter à Alexandrie pour que les habitants fissent tout ce qu'il leur ordonnerait.

5. — HcUrjionis cahimniam. La réponse de li Sibylle était ainsi conçue : « Si le roi d'Egypte vient vous demander du secours, ne l,ui refusez pas votre amitié; mais ne lui accordez aucune

LETTRES DE CIGEKON.

armée, sinon, vous aurez à supporter des fatigues et des dangers.» V.Dion, XXXIX, 15. Lucain a parlé de cet oracle, 1. VIII, v. 824 et s. :

flaud equidem imraerito Cumanœ carmina vatis Cautum, neNili Pelusia tangeret ora Hesperius miles, ripasque aestate tumentes.

6. — In senatu. Il faut donc que Pompée ait eu permission de venir au sénat pour cette affaire ; car étant alors chargé par un sénatus-consulte et par une loi de pourvoir aux approvisionnements de Rome, il ne pouvait, selon l'usage, entrer dans Rome avant d'avoir déposé son commandement. Il obtint depuis ce privilège pour parler en faveur de P. Sextius, accusé de violence par Clodius. V. 1. Vol.

7. — Marcellinwn. Consul en exercice. V.l. 244, n. 1. — 8. — Idibiis. Le 13 janvier. — 9. — Luculli. Marcus, non Lucius (1. 23, n. o) qui était mort l'année précédente. — 10. — Crassus. M. Crassus Dives (1. oO,n. 13). II n'était pas alors en bons termes avec Pompée; le ressentiment chez lui était tenace (V. 1. 47, n. 4). On voit ici cependant qu'il s'était efforcé de l'oublier et qu'il ne s'opposait point à ce qu'on choisît Pompée. L'aanée suivante, ils seront consuls ensemble.

H. — Bibulus. L'ancien collègue de César. V. 22, 41, 42, 45, 46. — 12. — Servilium. V. 1. 90, n. 3. — 13. — Volcatium. Ib., n. 6. — 14. — LU2J0. Ib., n. 9. — l^. — Afranium. V. 1. 21, n. 23.

16. — Libonis. L. ScriboniusLibon, beau-père de Sextus, second fils de Pompée. 11 jouait alors un rôle important dans le sénat, et il sera souvent nommé parmi les principaux chefs du parti de Pompée, dans la guerre civile, pendant l'année 703 et les années suivantes. Plus tard il fera aussi sa paix avec le vainqueur, et sera consul avec Paullus Lépidus en 720. — 17. — Hypsœi. V.l. 61, n. 7.

1. — Lentuli consuUs. Cn. Cornélius Lentulus Marcellinus. V. 1. 92, n. 7, et 1. 244, n. 1.

2. — Caninii tribuni plebis. Caninius Gailus, dont le prénom était Lucius, son fils, qui fut consul en 717, étant appelé fils de Lucius par Dion (XLVIII, sommaire du livre). Il portait une loi qui avait pour objet d'envoyer Pompée à Alexandrie, sans armée et avec deux licteurs seulement, pour rétablir Ptolémée sur son trône, et le réconcilier avec ses sujets (l. 93, 94, 93, 104 et 113). La haine qu'il s'attira de la part de ceux qui prétendaient à cette grosse affaire, eut pour effet une accusation intentée contre lui, au

sortir de sa charge. Cicéron plaida pour lui (1. 126), à la prière de Pompée, et Caninius fut très probablement condamné et exilé, Cicéron l'ayant trouvé à Athènes lorsqu'il allait en Cilicie (I. 204), et Athènes étant une ville où les exilés romains faisaient généralement leur demeure. Selon Pighius, il avait été préteur en 701, et propréteur en Achaïe en 702. C'est une erreur fondée sur la rencontre que Cicéron fit de lui à Athènes; Caninius y était simplement exilé. Il en revint toutefois, car il est constant qu'il vit depuis souvent Cicéron et Varron à leurs campagnes, et qu'étant lui-même un homme docte, il 'prenait grand plaisir à la conversation de ses illustres hôtes (1. 447, 448, 434). Après la mort de César, il semble résulter d'un passage assez obscur de la 1. 778 qu'il eut à souffrir quelque injure de la part de M. Antoine. Il mourut peu de mois après, en 710 (1. 788). On a des médailles de son fils qui fut triumvir de la monnaie. V. Borghesi, H, p. 128-132, Osserv. X.

3. — Sententia Bibuli. C'est-à-dire la nomination de trois commissaires. V. la 1. précédente. — 4. — lenmt in alia omnia. Ire, transire, discedere in, formule du vote négatif. V. Festus.

5. — Hortcnsii sententia. C'est-à-dire qu'on n'enverrait pas d'armée. C'était aussi l'avis de Cicéron. V. 1. 92.

6. — Intendere cœpit. Cette prétention du tribun à faire, au lieu des consuls, le partage des voix, mettait en suspicion l'honnêteté de ces magistrats. Ceux-ci toutefois ne l'approuvèrent ni ne la désapprouvèrent. Ils souffrirent l'injure parce qu'ils voulaient gagner du temps.

7. — Vokatio. V. 1. 90, n. 6. lletait pour Pompée. — 8. —A. d. XVIKal. Feb. Le 16 janvier.

9. — Aut suivis auspiciis. Cicéron, paraît-il, avait pris ses précautions contre un appel au jugement du peuple , en faisant déclarer par le magistrat compétent que les auspices étaient contraires à une assemblée du peuple.

10. — Setiaius auctoritas... intercessit. Quand le sénat, dans une assemblée régulièrement convoquée, avait rendu un décret sur une affaire publique ou privée, si aucun tribun n'intervenait, le décret prenait le nom de sénatus-consulte. Si au contraire le sénat n'avait pas été convoqué régulièrement ou si un tribun était intervenu, le décret était sans valeur légale, et au lieu d'être appelé sénatus-consulte , il était qualifié de senatus auctoritas : car la volonté du sénat, attestée par ou dans des actes publics, ne laissait pas que d'avoir une certaine autorité, témoin ce passage de Tite-Live, 1. IV, allégué par Manuce : Si quis intercédât, S. C aiictoritate

NOTLS.

se fore contentum.

Cato.C. Caton. V. 1.

i. — A. d. XVI. Kal. Fcbr. Le 1 G janvier. C'est la séance annoncée dans la lettre précédente. L'affaire de Ptoléraée occupa dans le sénat trois jours consécutifs, grâce aux manœuvres des tribuns du peuple.

2. — Cun'oncm. Curion, le père. V. 1. dO, n. i2.— Canimus et Cato. V. 1. 93, n. 2 et 11. -, 3. — AiHe coniitia. C'est-à-dire avant le mois d'août, époque à laquelle les consuls et les préteurs étaient élus dans les comices par centuries, et les magistrats inférieurs dans les comices par tribus. — 4. — Kal.Febr. Le l" février.

5. — Pcrlegcm Pupiam. Cette loi défendait les assemblées du sénat pendant les comices.

6. — Quominus discessio fient. On a vu dans la lettre ci-dessus que c'était la prétention de Lupus qui avait empcclié cette division.

1. — Kinnqiiid inSardlniam vellem. On ignore à quel titre Quintus était alors en Sardaigne.

2. — Lcntuli ctSextii. 11 s'agissait pour Cicéron d'obtenir de Cn. Lentulus Vatia (1. 99, n. 25) et de Sextius qu'ils lui donnassent l'argent dont ils étaient débiteurs envers Quintus, pour que celuici pût rendre à Atticus l'argent qu'il lui avait emprunté. — 3. — Cincio. V. 1. 3, n. 1.

4. — Gracchus augur... recordatus est. Tib. Gracduis, arrivé dans sa province de Sardaigne, se rappela, en lisant les rituels , qu'il avait, selon la coutume, dressé une tente hors de Rome, qu'étant ensuite rentré dans la ville pour assembler le sénat, il avait oublié, en repassant le long des murs, de prendre une seconde fois les auspices, et qu'en cela il reconnaissait avoir fait une faute qui rendait irrégulière l'élection des consuls. Les augures le firent savoir au sénat, lequel fut d'avis que les consuls se démissent de leur charge, et ils se démirent en effet. V. Cicéron, De Nat. Deor., II, 4; De Divinat. I, 17, et Val. Maxime, I, 1, 3.

5. — De forma yumisiana. Il s'agit du plan de quelque construction que l'architecte Numisius avait dressé. — 6. De nomiiiibus Pomponianis. Les comptes relatifs à l'argent dû par Quintus à Atticus. — 7. Culleonis. Le même, suivant Orelli, que 1. 70, n. 4, et 1. 342.

8. — Tusculano emptor nçmo. On a vu, 1. 88, qu'il l'avait mis en vente. Il ne le vendit pas, le

garda, l'embellit et en jouit, comme on sait, jusqu'à la tin de sa vie. — 9. — Cyrum. V. 1. 28. — 10. — Furiosœ œdilitatis expectationem. Il veutdire Clodius qui fut élu en effet.

H. — Coniitia. Les comices pour l'édilité. Comment ces comices, qui devaient se tenir, suivant l'usage, l'année précédente, avaient-ils lieu si tard? C'est parce que le consul Marcellinus et d'autres voulaient que Clodius fût jugé sur l'accusation de violence dont il était l'objet, avant ces comices; qu'au contraire Clodius, voyant qu'il n'éclia[)perait pas à ce jugement, s'il n'était nommé édile, disputait sans cesse pour la priorité des comices. 11 résulta de ces contestations soulevées entre les deux partis et que le jugement et que les comices furent également retardés. V. 1. 89, n. 24.

12. — De rege Alexandrino factum est S. C. V. lesl. 92 et 93. — 13. — Dies comitiales. Le sénat ne s'assemblait pas le jour des comices. V. 1. 94, n. 0.

14. — Per vim Caninium rogationem perîaturum. C'est-à-dire une rogation par laquelle Pompée serait chargé de rétablir le roi Ptolémée (V. 1. 93, n. 2). Le sénat tint bon; il n'accorda point à Pompée ce que le tribun demandait pour lui avec tant de véhémence, ce que Pompée lui-même, avec cette hypocrisie honteuse qui n'échappait pas à Cicéron, le laissait demander. Lentulus(l. 92,ren-tcte des notes) ne l'obtint pas davantage. Ce fut Gabinius qui, plus tard, ma'grc la volonté du sénat et au mépris de l'oracle de la Sibylle, restaura Ptolémée (V. Dion, XXXIX, oo).

1. — A. Trebonio. Aulus Trébonius était sans doute un chevalier romain qui s'occupait de négoce. On ne le connaît pas autrement.

2. — T. Ampius. T. Ampius Balbus. On a des cistophores à son nom que Borghesi, avec grande raison, considère comme très importants. Et d'abord ils confirment l'existence de la gens Ampia que Glandorpe avait voulu confondre avec la gens Appia. La gens Ampia n'avait pas en effet une grande notoriété jusqu'au moment où la découverte de ces médailles révéla qu'un de ses membres avait été proconsul en Asie, et que c'était certainement le même T. Ampius Balbus qui, étant tribun du peuple sous le consulat de Cicéron, avait porté une loi, aux termes de laquelle il serait permis à Pompée de ceindre une couronne de laurier et d'apparaître sous la robe de triomphateur aux jeux de la scène et du cirque (V. 1. 23, n. II). Pighius assigne sa pré-

LETTRES DE CICEROX.

ture à l'année varronienne 696, et son proconsulat à l'année suivante, se fondant principalement sur cette lettre à Lentulus Spinther qui succéda à Ampius dans le gouvernement de Cilicie. Là Cicéron prie Leniulus de confirmer un jugement déjà prononcé par Ampius Balbus; ce qui indique que le proconsulat d'Arapius était au moins antérieur à celui de Lentulus. Voy. Borghesi, I, p. 272, 273.

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