nia Hortensiana. C'est un traité de phi
losophie intitulé Hortensius, du nom du célèbre rival de Cicéron, traité qui est perdu.
8, — E-pistolam Lucceio, etc. C'est la lettre précédente. Valde bella est, dit Cicéron, jugement modeste dans ces termes, bella ne voulant dire que jolie ou charmante, mais d'une modestie plus expressive que l'orgueil même, et telle qu'elle devait se montrer dans un homme ayant de soi et de ses écrits une opinion aussi considérable que l'avait naturellement Cicéron. Cette lettre en effet est magnifique, et la vanité qui en fait le fond et qui s'y épanouit avec une si naïve audace, n'en gâte ni les détails sur la manière dont l'auteur pense qu'on doit écrire l'histoire, ni la conduite, ni le style. — 9, — Vestorio.G. Vestorius. V. 1. 140, n. 1.
1. — Chœrippus. V. 1. 29, n. 10. — 2.— Apollonio. Affranchi du jeune Crassus. — V. I. 5G9. — 3. Eomini Grœco. On sent tout le dédain d'im pareil terme dans la "bouche d'un Romain. 11 paraît que ce Grec tranchait du 'chevalier, en se mêlant d'opérations de finances, comme qui dirait à la façon des courtiers marrons.
4. — Tcrentius. P. Térentius Ilispo, ami de Cicéron et vice-administrateur des fermes en Asie. V. 1.241 et 411.
o. — De Metello... qui quidem... Il semble qu'il faille ajouter aux derniers motspejor fuerit. Ce passage, selon Manuce, ne pouvant se rapporter à Métellus Créticus que Cicéron n'attaque jamais, ni à Métellus Népos, consul en 697, puisqu'au témoignage d'Asconius {inScaur., p. 28), ce Népos vivait encore en 700, il s'agirait d'un autre Népos, oncle du consul probablement, et désigné par le docte grammairien {in Cornel., p. 63) comme malum et improbum civem. Cicéron s'arrête sans doute par égard pour le neveu avec qui il s'était récemment réconcilié.
6". — Oj/^ Wir„ etc. Odyss., XXII, v. 412. Le sens du vers est : Fas non est viris mortuis insultare. Cicéron a mis oOtpivo-.atv au lieu de 7.T3!;j.Évoijtv qui est dans Homère, et qui a la même signification. Il paraît d'ailleurs qu'Atticus était créancier de ce Métellus.
7. — Prœsidia locabis. De peur que Clodius ne vienne encore en chasser les ouvriers. — 8. — Mtlonem admonebis. Pour qu'il préside au placement des gardes.
9. — Laterio. V. 1. 107, n. 3. Mettons ici une réflexion aussi juste que piquante de l'abbé Mongault : « C'est une fort mauvaise politique à un homme de fortune que de choisir son pays
NOTES
pour y faire le grand seigneur. » Qiiinlus faisait dans celte maison de Latcrium des travaux qui incuniaiodaient ses voisins, et donnaient lieu à la jalousie de ses compatriotes. De là ce frcmitiis incvedibilis des Arpinates dont parle Cicéron ù la fin de sa lettre.
1. — Patina tyrotarichi. C'était une sorte de mets composé dé poisson salé, de fromage et d'œufs durs, assaisonné d'épices, et avec une sauce au vin et à l'huile. V. Apicius, IV, 2.
De Tupb;, fromage, et -i^'.yo;, poisson salé.
2. — Raudiisculo. Au propre, monnaie primitive et tout à fait grossière des Romains; au figuré, petites dettes. Malgré cette ex|)lication , le sens de ces deux premières lignes de la lettre n'est pas des plus clairs. Les commentateurs {V. Grévius, t. I, p. 392 du texte, et p. 122 des notes de Manuce), s'accordent à dire qu'Atticus ayant parlé dans sa lettre à Cicéron de tyrutarique et de rauduscules, avait fait allusion et sans doute donné des éluges à la parcimonie de son ami, lequel s'était réduit à ce régime, pour pouvoir payer les dettes qu'il avait contractées pendant son exil. A quoi Cicéron répond par ce vers de Sophocle, cité par Stobée (c. 93) : MrjTtto, etc., c'est-à-dire que pouvant retomber dans les mêmes malheurs, il fallait attendre pour le louer qu'il fût mort. Dans la 1. 458, Cicéron parle encore de son régal favori, le tyrotarique, lorsque s'invitant à souper chez L.PapiriusPétus, et y redoutant la trop bonne chère, il l'engage à revenir au vieux tyrotarique. Il paraît également, 1. 286 et 298, designer par rauduscule quelques petites dettes qu'Atticus avait payées pour lui.
Raudus, Uodus, Budus, Ms rude; Raudusculum, Rodusculum, monnaie à l'état de lingot, de taille plus ou moins grosse, sans aucune empreinte. C'est la monnaie qui a" précédé les as coulés et portant diverses figures. Elle est restée fort longtemps inconnue des antiquaires; mais depuis un demi-siècle on y a fait quelque attention. On en a recueilli en assez grand nombre , principalement aux Aquœ Apollinares, près de Vicarello, et à Villanova, près de Bologne. On trouvera des renseignements sur Vœs rude dans les écrits du P. Giuseppe Marchi et du comte Giovanni Gozzadini; dans l'ouvrage de Théodore Mommscn, Geschichte des Rômischen Mûntwesens, Berlin, 1860, p. 170, et dans la traduction par le duc de Blacas, Histoire de la monnaie romaine, t. F'', 1865, p. 174. Quant aux figures, il faut avoir
recours à la très bonne planche gravée pour l'ouvrage du baron d'Ailly : Recherches sur la monnaie romaine, depuis son origine jusqu'à la mort d'Auguste, Lyon, in-4°, t. I*"", 1864, pi. L On y trouve de petites divisions qui descendent jusqu'à [i°', 67 et2S'', 21. Là est le raudusculum. Cela ne représente pas une belle somme, puisque, à une si minime valeur métallique on ne peut pas même ajouter le prix d'une belle frappe, d'une de celles qui feraient dire : Matcriam superabat opus. Cicérun emploie le mot métaphoriquement et familièrement , de même que nous employerions très bien le motliard, dans des locutions comme celles-ci : je n'ai pas de chance pour un liard; il n'a pas pour un liard de cœur. Selon l'historienTimée, cité par Pline (XXXIII, 13), on ne se servait à Rome avant Servius TuUius, que de métal sans empreinte; ce roi fut le premier qui en mit une. Ce fut le bétail (pecus) qui figura sur cette ancienne monnaie, d'où le nom de pecunia. (Note communiquée par M. Ad. de Longpérier.)
3. — Buthrotum. Capitale de l'Épire, près de laquelle Atticus avait une maison de campagne. — 4. — Corcj/rcE. Aujourd'hui Corfou,
5. E?r), etc. C'est le proverbe grec çîXo; oT/.o? api^Toç retourné, et dont Érasme donne l'explication dans les Adages, in-f°, p. 563. — 6. — Tyrannio. V. 1. 32, n. 3.
7. — Dionysii et Menophili tui. Cicéron a l'air de distinguer ici les propriétés. Dionysius serait la sienne, Ménophile celle d'Atticus^ et cela étaiten effet. Il faut bien prendre garde de confondre ce Dionysius avec l'autre Dionysius que Cicéron avait donné pour précepteur à son fils et à son neveu, qu'il affranchit et dont il est très souvent question dans cette correspondance.