‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 37 sur 172 · De gladiatoribus.y · texte numérisé non relu

De gladiatoribus.y

1 . — Te mihi fratris loco esse duco. Il est assez singulier que Méteîlus Népos qui, bien qu'il eût fait taire sa haine contre Cicéron, alors qu'il demanda son rappel, se soit, depuis cet événement, pris pour lui d'une amitié si vive qu'il lui offre la place d'un frère dans ses affections. Tant d'effusion peut paraître excessif; cela s'explique cependant fort bien. On voit ici qu'il étaiten butte aux outrages d'une homme dans lequel il faut reconnaître le fameux P. Clodius, frère de Clodia, épouse de Métcllus Celer, frère de Népos. Clodius outrageait Népos, parce qu'il ne lui pardonnait pas d'avoir contribué au rappel de Cicéron.

LETTRES DE GICERON.

i. — Eortensium... Lucullum. V. 1. 100. — 2. — L. Racillium. V. 1. 90, n. 9 et 104, n. 17.

3. — Qidrnihi cumsemper, etc. Toutes ces excuses que Cicéron développe avec tant d'art en faveur de Pompée, n'atténuent pas la conduite équivoque de celui-ci dans, toute cette affaire d'Alexandrie, où il n'est que trop évident qu'il abandonna Lentulus, comme 11 avait abandonné Cicéron dans celle de Clodius.

4. — Caniniano tempore. Caninius avait été conlamnéet exilé. Y. 1. 93, n.2. — ^.—Cypnm. Cette île avait été jointe par Caton au gouvernement de Cilicie, sous le consulat de Pison et de Gabinius. — 6. — SyMllœ.Y. 1. 92, n. 5. — 7. — Interpositam auctorUatem religionemque. V. 1. 92,

8. — Novitati meœ. Cicéron cherche à se tromper. Sa qualité d'homme nouveau était pour beaucoup dans l'envie et les mauvais procédés dont il fut l'objet. Jamais, en aucun temps et en aucun pays, un personnage de sa valeur n'a pu se vanter d'être à l'abri des traits de l'envie, et de n'avoir pas eu souvent à compter avec elle. Or, 11 n'est pas de circonstance où ils partent plus promptement et où ils soient plus aigus que lorsque l'homme qu'ils atteignent n'a dû sa grandeur qu'à soi-même, à son seul mérite.

9. — Stipendium Cœ&ari. Le gouvernement des Gaules venait de lui être continué pour cinq ans.

10. — Lege Sempronia. Cette loi de Sempronius Gracchus réglait le gouvernement des provinces, le temps qu'il devait durer, et par qui et à qui il devait être décerné. Cette loi était alors violée dans plusieurs provinces , comme en Gaule, en Syrie et en Macédoine.

H . — De Crassipede. V. 1. 8, n. 2. Ces félicitations regardaient-elles le mariage conclu ou le mariage accompli? Là est la question. V. 1. 106, n. 7.

12. — Lenhilum adolescentem. C'est le fils de P. Lentulus Spinther, qui avait été consul en G97 (696). Plutarque assure qu'il fut tué par ordre d'Octave, pour s'être vanté d'avoir pris part à la conspiration de Brutus et Cassius contre César. Il s'en vanta en effet et sans équivoque, comme on peut le voir par la lettre 869 qu'il écrivit à Cicéron le 29 mai de l'an 711. — On a différentes médailles qui ont toutes uniformément pour revers un lituus, un petit vaisseau pour le sacrifice, et l'épigraphe LENTVLVS. SPl.NT. Mais dans les unes, on lit BRVTVS au droit, avec une hache, un simpulum et le couteau appelé secespiïa; dans d'autres l'épigraphe este. CASSI. IMP.,

et elles ont pour type un trépied; dans d'autres enfm est ajouté le motLElBERTAS, avec une tète de la Liberté tantôt voilée, tantôt non. Tous ces symboles attestent que ces médailles sont celles de Lentulus Spinther fils, lequel fut augure et proquesteur de Brutus et de Cassius, et qui les fit frapper après le meurtre de César, dans sa province d'Asie. V. Borghesi, I, p. 188, Osserv. X, et Cohen, Méd. cons., pi. Xll, Cassia, 14, 15, et pi. XV, Cornelia, 26.

Sur V. Orca, v. la notice p. 698 du tome Y. 1. — S. N.B.E.Y. Si vales bene est,valeo. ^2.

— P. Cusplo. Chevaljer romain, ami de Cicéron, chef de quelque compagnie de publicains en Afrique. — 3. — L. Julium. Autre publicain dans la même province.

1 . — P. Conielius. Même remarque que sur Julius, lettre ci-dessus.

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