Fausti bibliotheca. La bibliothèque de
Faustus Sylla, fils du dictateur. Ces livres venaient d'Athènes d'où le dictateur les avait apportés, après la prise de cottf; ville. Faustus était gendre de Pomi)ée. Fait prisonnier en Afrique par P. Siltius, officier de l'armée de César, il fut massacré quelques jours après avec Afranius, dans une émeute de l'armée {Dr Bell. A fric, 95).
3. — Rcbus... Lztcrincmibns. Les huîtres du lac Lucrin, dont l'excellence faisait sans doute moins regretter à Cicéron le tyrotarique (V. 1. 111, n. 1 ) si cher à son appétit.
4. — Cum eo quocum video ambulaturum. Il parle ici de Pompée à qui il devait aller faire une visite à sa maison de campagne.
5. — Laconicum. Étuves, ainsi nommées des Lacédémoniens qui les avaient inventées et qui on faisaient usage. V. Yitruve, de la traduction de Perrault, V et Y II, ch. 10, et aussi le Diction, des Antiquit., etc., d'Anth. Rich, trad. par jM. Chéruel, p. 170.
6. — Pldlotimum. Affranchi de Cicéron ou plutôt de Térentia. — 7. — Parilibus. V. 1. 34, n. 4.
1. — Diebiis vitiandis. Selon Manuce, vitiandis équivaut ici ou à injiciendis, c'est-à-dire intercalandis (Y. 1. 187, n. 7), une intercalation ayant pour effet de suspendre toutes les affaires, ou à obnuntiandls, c'est-à-dire à une déclaration que les auspices étaient contraires, déclaration qui avait le même effet.
2. — Hispaniam jactans. Pompée en eut en effet le gouvernement. Y. 1. 117, n. 4.-3. — Signa componenda. Elles étaient placées dans l'amphithéâtre de Pompée.
4. — Messalam. M. Yalérius Messala, le second consul de ce nom (Y. 1. 18, n. 26). Il était fils d'une sœur d'Hortensius (Val. Max., YI, 9), et le cousin, peut-être le frère de celui qui fut consul en 693 (092). Uétait aussi à peu près du même âge, ayant été préteur en 691 (Pro Si/lla, 14), c'est-à-dire un an avant le consulat de son homonyme. Or, à cette époque il devait avoir 40 ans, âge requis pour la préture comme pour le consulat. A l'époque où nous sommes il prétendait à cette dernière charge; ce qui contrariait vivement Pompée qui, le sachant ami de Césap, lui suscita toutes sortes d'obstacles. Mais Pompée avait affaire à un obstiné et de plus très peu scrupuleux, comme on le verra dans la suite. Accusé par le tribun du peuple Q. Porapéius Rufus, il échappa à sa mise en jugement, grâce à l'emprisonnement, pour fait de sédition, du tribun, par ordre du sénat
LETTRES DE GIGERON.
(Dion, XL, 43). EnQn, il fut élu consul avec Cn. Domitius Calvinus le septième mois seulement de l'année 701 (700). Accusé de nouveau après son consulat, pour infraction à la loi Licinia, il fut défendu par son oncle Hortensius et absous. Accusé une troisième fois pour brigue, il fut condamné à l'exil d'où H ne revint que lorsque César, créé dictateur, rappela les exilés. 11 suivit César en Afrique et y commanda la cavalerie (De Bell. Afr., 28, 86 et 88). On ignore quand il mourut, mais il vécut longtemps; car Macrobe Aul.-Gell., XIII, 14 et 16) dit qu'il fut augure pendant oo ans. Pline, XXXIV, 13, et XXXV, 2, l'appelle le vieux Messala, Messala senex. Borghesi attribue à ce Messala, une médaille avec l'inscription MESSA/a. Filius; au revers PA- TRE. CO n Suie. Senatiis consulta (V. Cohen, Méd. consul., pi. XL, Valeria, 5), laquelle médaille il croit avoir été frappée sous le consulat même de Messala, par un fils de ce consul, qui était triumvir de la monnaie , et probablement aussi questeur de son père. II suppose que ce fils, dont on n'a pas entendu parler, mourut jeune, ce qui engagea le père à adopter un Claudius. V. Borghesi,!, p. 417.
5. — Lucceio. V. 1. 108. — Non. Mai. Le 7 mai. ^A.d.V Kal. Mai. Le 27 avril. — A. d. IV liai. Mai, le 28 avril.
1. — Placituruni tibi lihvum meum. On ne sait pas quel est ce livre qui se terminait par un discours de Jupiter. Ce dieu ne parle dans aucun des ouvrages qui nous restent de Cicéron. Manuce dit qu'il s'agit du poème sur le consulat de l'orateur, et il croit reconnaître les paroles mêmes de Jupiter dans les trois vers cités 1. 28. Interea cursu, etc. Il croit encore voir la confirmation de sa conjecture dans ce passage de Tinvective contre Cicéron, attribuée à Salluste : Quid ego plura de tua insolentia commemorem ? Qiiem Minei^a omnes artes docuit, Jupiter Optimiis Maximus in concilio deorum admisit : comme si Jupiter eût tenu ce discours à Cicéron admis dans le conseil des dieux.
2. — De nostra Vrania. Uranie était le titre du second livre du poème de Cicéron sur son consulat, dont un assez long fragment est au livre I^"", ch. 11, 12 et 13, de la Divination. Calliope était le titre du troisième (1. 28).
3. — Vibullio. L. Vibullius Rufus, très dévoué à Pompée et son prœfectus fabrum. Il est parlé de lui dans César (De jBe//o Civ., I, 13, 23, 34, 38; III, 10, M).
4. — Per Pompeinm consequi. Clodius s'était réconcilié l'année précédente avec Pompée, l'ayant défendu par une de ces harangues violentes dont il avait l'habitude, contre les attaques du consul Marceîlinus.
0. — Siiscepit rem, et plus loin, si perficiiint, optime. On ne voit pas clairement quelle est cette affaire, et s'il faut rapporter tout cela à la visite de Cicéron et de Vibullius chez Pompée. Peutêtre s'agit-il des monuments élevés à la gloire, de Cicéron, depuis son retour, et des inscriptions dont il convenait de les décorer.
6. — P. Crassus adolescens. Fils de M. Licinius Crassus (1. 19, n. 5) alors consul avec Pompée. Cicéron parle souvent avec intérêt de ce jeune homme, et de l'attachement qu'il avait pour lui. V. 1. 131 ; Brut., 81, etc. — 7. — A. d. III Id. Maias. Le 13 mai, — In Afranii. L. Afranius. V. 1.21, n. 23.
8. — TJt dies LX privati esscnt. C'est-à-dire qu'on put accuser les préteurs, soixante jours après leur élection; car la loi défendait d'accuser aucun magistrat dans le temps où il exerçait ses fonctions.
9. — Catonem repudiarunt. Pompée et Crassus préféraient Vatinius à Caton pour la préture; ils le désignèrent au peuple qui le nomma.
Le dernier paragraphe de cette lettre est également obscur. Manuce a fait tous ses efforts pour le débrouiller. Peut-être y a-t-il réussi; on peut lire son commentaire à ce sujet sur cette lettre.
1. — Ateius. Leçon douteuse, selon Orelli. — 2. — Et ô' h «î'a, etc. Commencement d'une sentence d'un auteur inconnu, de laquelle Manuce dit qu'il ne sent pas la portée, faute d'en avoir la fin. Voyez-en l'interprétation conjecturale par M. V. Leclerc, dans la note 36 de la lettre 10 du Il« livre des Lettres à Quintus, t. XXI, p. 377 de sa traduction de Cicéron, in-S". — 3. — Marium. M. Marins. Cicéron lui a écrit quelques lettres. V. sa notice, t. V, p. 695.
4. — Non illam lecticam Anicianam. Litièr ainsi nommée pour avoir été donnée à Anicius par le roi Ptolémée, pendant son séjour à Rome, soit en présent, soit en paiement de quelque dette ; car Ptolémée devait à tout le monde. C'est cet Anicius qui eut la chance de voir Cicéron au fort de la crise de son indigestion, à la suite du dîner augurai chez Lentuius, fils du flamine. V. 1. 91. — Machœrophoris centiim. La jxk- /atpa était un couteau de chasse donné aux na-'
NOTES
tions étrangères à la Grèce et à Rome, comme trait caractéristique.
b. — Ab area Syra. Le texte est ici manifestoment corrompu; ce qui précède et ce qui suit ne jK-rmettent pas d'en douter. Cicéron veut parler du chantier de Cyrus, l'architecte (1. 28 et 9j); il faut saus doute lire Cyra.
6. — riiilodctam. Qui ne connaît les aventurcs du fils de Pean et la pièce de Sophocle qui porte ce nom?
1. — Antc dicm II Ka/. Manuce explique pourquoi il faut lire ici II au lieu de Y comme le portaient des éditions de son temps. Mais qu'estce tjue le deux des calendes? C'en est la veille, et alors pourquoi Cicéron n'a-t-il pas dit pri'Ue? C'est prubabk'mont pour ce motif que le tradui:teur, changeant ici le chiffre romain en chiffre arabe, a traduit le onze.
2. — Demi trio. Démétrius, affranchi de Pompée. C'est lui qui construisit le théâtre de Pompée avec l'argent qu'il avait amassé, pendant qu'il servait sous les ordres de son patron, dans la guerre de Mithridate. 11 donna avec raison à ce théâtre le nom de Pompée, pour qu'on ne reprochât pas à celui-ci qu'un de ses affranchis ait pu s'enrichir assez pour faire une pareille dépense. Ainsi s'exprime, Dion, X.\XIX, 38.
3. — Ante diem IV Kàl. Des calendes de juin, ou le 29 mai. — 4. — Dionysio. V. 1. H7, n. 3. — 5. — Ojôèv, etc. Vers sénaire trop court d'un pied, et, dit Ernesti, on ne sait de quel poète.
6. — Appius. Appius ClaudiusPulcher (1. lOi, n. 24). Il demandait le consulat pour l'année suivante.
7. — Apuleia. Publius, frère d'Appius, ainsi appelé à cause de son tribunat dont la violence ne fut pas moindre que celle du tribunat d'Apuleius Saturninus. Apuleius avait fait exiler MétcUus Numidicus, comme P. Clodius avait fait exiler Cicéron. Cicéron met au féminin ce sobriquet , par allusion aux mœurs dépravées de Clodius. — 8. Liicceio.\. 1. 108 et 119.
9. — Beinetrii Magnetis. Contemporain de Cicéron et ami d'Atticus, Démétrius de Magnésie avait fait un traité intitulé IIsp'i ôaovofa; ou Sur la Concorde, dont il fit hommage à Atticus (1. 340). Il en écrivit un autre nsp\ ôtiwvjawv. Sur les IIomonymes, dont il est souvent fait mention dans Diogène Laérce. V. Ménage sur le livre I, 38, de •cet auteur.
1 . — L. Egnatius. Chevalier romain, très grand ami de Cicéron. Il était furt riche, prêtait et empruntait de l'argent tour à tour (I. 321), et finissait parfois par être gêné.
2. — Halimeti. D'autres Alimenti. On ne sait ce que c'est. — 3. — AquilUo. C. Aquillius Gallus, le jurisconsulte, V. 1. 10, n. 7. — 4. — Maeroni. Personnage inconnu, — 5. — Lnrini. Larinura en Apulie, aujourd'hui Larina.
6. — Facio fraudera senatusconsulto. Quand le sénat était convoqué, les sénateurs qui étaient en ville devaient s'y rendre, et ils pouvaient en être sommés. Pour éviter cette sommation, Cicéron n'entra pas dans la ville et passa le jour de l'assemblée du sénat dans des jardins hors de Rome.
7. — Vt sim prœsto Miloni. Manuce conjecture que c'était pour le défendre de l'accusation de violence portée contre lui par Clodius : ce qui est très probable.
A M. Fabius Gallus. — Partout, même dans l'édition d'Orelli, comme lui-même en fait la remarque dans son Onomasticon, II, p. 249, ce nom est mal écrit, et partout il faut substituer Fadius à Fabius. Il ne paraît y avoir de doute que pour deux endroits, savoir, 1. 299, où il est question d'un Fabius qui fut lieutenant de César en Gaule (De Bell. GalL, V, 24) avec Caninius, et, 1. 332, 011 il est question d'un Fabius qui, disait-on, était passé avec ses cohortes dans le camp d'Afranius, du parti de Pompée, et que Cicéron, qui rapporte le fait à Atticus, appelle Fabium tuum. Dans ces deux Fabius, quelques-uns ont cru reconnaître le même personnage, c'est-à-dire le lieutenant de César. Voyez à ce sujet 1. 332, n. 12, le sentiment fort différent de Borghesi. Partout ailleurs, ajoute-t-on, il faut lire Fadius et le rapporter à M. Fadius Gallus. C'était un épicurien, très ami d'Atticus et de Cicéron (1. 342), et dont le frère, Q. Fadius, s'étant avisé de mettre en vente, en l'absence de l'autre, une terre qu'ils possédaient en commun à Herculanura, obligea Cicéron d'intervenir en faveur du lésé, et de prier Pétus de faire en sorte qu'il n'y ait pas de procès (1. 251). Le même M. Fadius est recommandé par C. Cassius (1. 246) à Cicéron qui ailleurs (1. 2o0) le recommande à Célius, puis (1. 232} à Curtius ï»éducéanus. Plus loin (1. 6oO), on retrouve Fadius mêlé à la désagréable affaire de Cicéron avec le chanteur Ti-
LETTRES DE CIGÉRON.
gellius et son oncle Pharaéa, affaire à l'occasion de laquelle Cicéron lui écrit à lui-même (1. 631), pour lui donner des explications, et le prie en même temps de lui envoyer un éloge de Caton dont ce Fadius était l'auteur. — D'où il suit que dans les lettres de notre texte, 124, 246, 250, 231, 232, 342, 630 et 651, il faut au lieu de Fabius que porte ce texte, lire Fadius ou M. Fadius Gallus, et ne pas le confondre avec T. Fadius Gallus, cité dans les lettres 69 et 89, et à qui Cicéron écrit la lettre 184. — Cette note était nécessaire pour ne pas avoir à répéter, toutes les fois que ce nom se rencontrera, des explications fastidieuses. On n'aura qu'à y renvoyer le lecteur, suivant l'occasion.
1. — Afianu. Avianiu s Evander, affranchi de M. Émilius Avianus, était statuaire. V. 1. 264, n. 1.
2. — Non soliim rata mihi erunt. Oui, Cicéron ratifie l'achat que Fabius a fait pour lui, mais de telle faL'on que Fabius voudrait bien que ce fût à recommencer, car alors il n'aurait garde de se lancer comme il l'a fait.