Damasippus. Licinius Damasippus, le sénateur
InsanitTeteres statuas Damasippus eraendo ;
c'est très probablement de ce Damasippe qu'Horace parle ainsi , sat. 3, liv. II. Il avait promis sans doute de prendre les statues achetées par Fabius, si Cicéron n'en voulait pas.
4. — Mercurii mallem aliquod fuisse. L'abbé Mongault ne me paraît pas avoir saisi la finesse de cette préférence pour un Mercure. Ce n'est point, comme il le dit, parce que ce dieu , dans les idées des astrologues, est un signe favorable, mais parce que Cicéron avait plus besoin, vu la circonstance où il se trouvait, du dieu qui porte la bourse que de celui qui porte l'épée. C'est làdessus que roule le badinage de Cicéron, pour parler comme l'abbé.
3. — TpazïÇo-jôpov. C'est un support : mais faut-il le voir eu forme de balustre, en forme de figure d'homme, de femme ou d'animal, griffon accroupi, lion, etc.? C'était selon la richesse ou le luxe de ceux qui l'employaient. Deux tréteaux ou chevalets forment trapézophore aussi bien qu'une statue.
6. — Exhedria. 'E^Éopa, l'exhèdre, au propre comme au figuré, se disait pour siège, lieu de réunion, salle où se tenait la séance; nous attribuons aujourd'hui la même signification au mot divan qui indique à la fois une assemblée et les sièges où s'assoient ceux qui la composent. A la façon dont Cicéron s'exprime : exhedria
quœdam... sunt instituta, il semble bien qu'il entend parler du lieu où l'on disposait ces sièges plutôt que de ces sièges mêmes. Il dit exhedria pluriel d'exhedriuin moins usité qu'exhedra, ou diminutif, selon Manuce, tandis que ce mot semblerait vouloir précisément marquer la différence entre les exhèdres et l'endroit où ils étaient placés. Voy. pour plus de détails sur les exhèdres et les trapczophores le Dictionnaire d'Antiquités d'Anthony Riche j trad. Chéruel.
7. — Nicia. Selon Orelli, il est ici question d'.un affranchi de Fadius Gallus plutôt que du Nicias Curtius, de Cos, grammairien dont parle Suétone {de Clar. Gram., 14), et qui est mentiuriné dans cette correspondance aux 1.532, 338, 395, etc.
8. — Sed ôpinor Cassium. Comment ce Cassius pouvait-il avoir une sœur du nom de Licinia qui est le nom de famille des Crassus? On sait que l'usage était de faire porter le nom de famille aux femmes. Il faudrait donc lire ici Crassum, et peut-être niême un peu plus haut : familiariter Crasse, pour Cassio.
9. — Dexius. Ce mari de Licinia ne nous est pas connu autrement. Lambin croit qu'il faut lire Décimus.
I. — E.M. Phctorio. M. Plétorius fut préteur en 688, et eut ensuite le gouvernement de quelque province, comme il semble résulter d'une condamnation pour concussion qu'il encourut trois ans après (1. 233, n. 23). Beaucoup de mss. portaient ici Exemplatorio , barbarisme évident qui fut conservé néanmoins par plusieurs éditeurs, même depuis que Manuce eut rétabli la bonne leçon, confirmée d'ailleurs par les médailles de la gens Plœtoria (Cohen, Méd. cons., pi. XXXII, Plœtoria, 1). Ces médailles, au dire du docte et malin Borghesi (Œuvr. compl., I, p. 180, Osserv. VII), sont le vitupéra des numismatistes, comme la goutte est celui des médecins, et il fait voir que ni Orsino, ni Vaillant, ni Morell, ni Havercamp n'ont rien entendu à l'homme nu, porteur de cestes, qui en occupe le champ. Ces cestes sont en effet un type parlant qui supplée au défaut du nom de Cestianus, surnom , comme on sait, des Plétorius, par suite de l'adoption de l'un d'eux par un Cestius. C'est ainsi qu'un Lucretius Trio mit sur ses médailles la lune avec les Septem Triones, Voconius Vitulus un veau, Aquillius Florus, une fleur, Pomponius Musa, une Muse, etc.