‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 42 sur 172 · Inter f uit his rcbus.C est-h-dire que Pléto · texte numérisé non relu

Inter f uit his rcbus.C est-h-dire que Pléto

iNUTES.

rius s'est très activement occupé de l'afTairc de Ptolémée, affaire essentiellement personnelle à Lentulus Spinther, et qui tourna si mal pour lui. 3. — In amicoriim nostrorumpotestate. Pompée, César et Crassus. De ces trois amis Pompée seul l'avait été par intervalle, les deux autres étaient des réconciliés plutôt que des amis.

4. — A quo honeste dissentire non possum. Il parle de Pompée, l'auteur de son rappel, et à ce titre, ayant autant de droits à sa reconnaissance qu'à son amitié. Lentulus cherchait à se rapprocher de lui, et il y employait Cicéron.

5. — Quœ enirn propos ita fuerant nobis, jusqu'à sed lit adea. Que de réflexions ne fait-on pas, et quelles comparaisons n'est-on pas tenté de faire avec ce qu'on voit aujourd'hui chez nous, à la lecture de tout ce passage, où l'état politique de Piomc alors est décrit avec tant de vérité et de modération, encore que cette modération ne soit pas exempte de quelque amertume !

6. — Rem te valde bene gessisse rumor erat. Ce bruit était fondé, mais il n'était pas encore assez confirmé pour que Cicéron, écrivant à Lentulus, le traitai d'impcrator. Il lui donnera ce titre (1. IM), quandles succès avérés de Lentulus lelui auront fait ofliciellement décerner.

Ce M. Marins est bien le même que celui de la lett. 121, n. 3. Dans l'une et l'autre il est représenté comme faible et valétudinaire, et aussi comme un homme de goûts délicats; ce qui ne laisse guère de doutes sur l'identité.

1. — Ad ludos. Ce sont les jeux donnés pour l'inauguration du théâtre de Pompée.

2. — Stabianum. Stabies, au temps de Pline (III, 9), n'était plus qu'une villa. Elle avait été une ville jusqu'au consulat de Cn. Pompée et de L. Caton (en 664), pendant la guerre sociale. La veille des calendes de mai (30 avril) de cette même année, elle fut détruite par L. Sylla.

3. — Semisomni. Il paraît que les mimes jouèrent de si bon matin , le jour où se célébrèrent les jeux de Pompée, qu'on y assista à demi éveillé. Cette heure matinale des mimes étaitelle pour ne pas faire concurrence aux gladiateurs, aux athlètes et aux histrions de Pompée qui faisaient leurs exercices plus tard?

4. — Sp. Mœcius. Sp. Mécius Tarpa, censeur des pièces de théâtre. C'est de lui qu'Horace a dit :

Si quid tamen oliin Scripseris, in Mœti descendat judicis aures.

[Arl. pocl., V. 386).

et ailleurs :

Hjpc ego ludf»

Quae nec in aede sonent ccrtantia, judicc Tarpae.

{Sut., I, 10, V. 38.)

5. — Msopiis. Le pauvre homme avait trop présumé de ses forces, en remontant sur la scène, lui et d'autres invalides du théâtre, pour honorer Pompée; il avait perdu la voix! il est vrai qu'il avait gagné des millions de sesterces à son métier, mais dans ce moment un bon gargarisme eût fait bien mieux son affaire. Cependant le peuple eut pitié de lui et ne le siffla pas. C'est ce qui fait dire plus loin à Cicéron, qu'il n'accepterait pas pour sa part d'être supporté du public à ce prix, et qu'il aimerait mieux aller vivre à ne rien faire, avec Marins, que de s'y exposer : Quod si facilem populum haherem, etc.

6. — Si sciens fallo. C'est le commencement du serment par Jupiter Lapis, et qui, selon Festus, était ainsi conçu : Si sciens fallo, tum me, Diespiter, salva uvbe, arceque, bonis ejiciat, uti ego hune lapidera; et en disant cela, le jureur lançait le caillou qu'il avait à la main.

7. — C/yfemnœs^ra. Tragédie d'Attius, suivant Nonius. — 8. — Equo Trajano. Tragédie de Livius Andronicus. Toutefois Macrobe, Sut., VI, 1, l'attribue à Névius.

9. — Craterarum tria millia. Quoi! trois mille coupes dans le cheval de Troie? Cela paraît invraisemblable. Les guerriers renfermés dans les flancs de cette menuiserie ne pensaient pas à boire, et ils n'en eurent guère le temps. En tous cas, s'ils burent, ce fut après être sortis de leur boîte, et dans les coupes des Troyens. Grévius propose cetr arum, sovie de boucliers faits de cuir d'éléphant; c'est plus vraisemblable, mais n'a point été adopté , quoique Grévius se soit bercé de cet espoir (V. Ad. Fam., t. I, p. 363, de son édition). Du reste tout le détail de ces fêtes a je ne sais quoi de si énorme que, malgré le témoignage de Cicéron qui les a vues et qu'elles révoltaient, on a peine à s'en faire une idée exacte. Nos fêtes publiques les plus solennelles, en comparaison de celles-là, ne sont que des fêtes de village.

10. — Protogeni. Esclave, lecteur de Marius. — M. — Oscos ludos. C'étaient les comédies attellanes, farces qui étaient jouées entre les actes des grandes pièces, et aussi à la suite de ces pièces. Leur nom vient, comme on sait, d'Attella, ville du pays des Osques. Cicéron dit qu'on pouvait se donner le plaisir d'en voir en plein sénat. C'est une critique sanglante de la façon dont on traitait alors les affaires dans cette assemblée.

LETTRES DE GICERON.

— On peut consulter sur les fables atellanes, De FabuHs Atelhmis, par M. Edouard Munk. Leipsigf. 1840, in-S".

12. — Gain Caninii. V. 1. 93, n. 2. Comment Cicéron plaidait-il un jour férié, ou néfaste, c'està-dire où il n'était pas permis de vaquer aux affaires? C'est, dit Manuce, que tous les jeux n'étaient pas mis au nombre des jours de fêtes, mais seulement les jeux anniversaires. Or, les jeux donnés par Pompée n'étaient point anniversaires , mais extra ordinem, et à l'occasion de la dédicace de son théâtre et du temple qu'il avait élevé à Vénus Vidrîx. Autre question : si Cicéron assista aux jeux, comment eut-il le temps de défendre Caninius? C'est qu'il plaida avant midi, et qu'il alla au spectacle après.

Sur Q. Plîilippus, proconsul, V. sa notice au t. Y, p. 696 de cette édition.

1. — L. Oppium. Chevalier romain, le môme peut-être, selon Manuce, qui écrivit le VIII^ livre de la Guerre des Gaules. — 2.— Q. Ignatii. V.

A. Q. Ancharius. V. sa notice, t. V, p. 691. i. — Aurelios. Les Aureliœ Oresti, cités comme orateurs, dans Brutus, 23.

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