‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 47 sur 172 · Cn. Cornélius. L'abbé Prévost dit que · texte numérisé non relu

Cn. Cornélius. L'abbé Prévost dit que

NOTES

c'est un Itadinagc de Cicéron sur un homme dont il veut marquer le néant par la peine qu'il a à se rappeler son nom. Ce n'est pas de la peine qu'il a, c'est de rafTectation qu'il met et qu'il pousse jusqu'à feindre de confondre ce Cornélius avec un personnage de haute naissance comme Cn. Octavius.

4. — Candidati consulares. V. 144 et n. 4. — 2. - Drmtis. V. 1. 145, n. 31.

3. Vatinhm eram defcmurus. Étrange palinodie, après l'invective de Cicéron prononcée trois ans auparavant contre Vatinius! Mais voilà jusqu'où ce grand homme poussait le désir de plaire à César, et voilà comme sa conscience fut contrainte plus d'une fois de capituler, « par condescendance pour des gens à qui il avait des obligations et qui le sommaient d'en défendre d'autres à qui il n'en avait guère ». C'est ce qu'il dit à son ami Marins, 1. 126.

4. — Scauri judicium. V. 1. 143, n. 32, etl. 159, n. 5. — '6. — SocpoxXÉouç. Aucune des pièces conservées de Sophocle ne contient la scène où Quintus était allé chercher le modèle de son souper.

6. — Et tibi versus, quos rogas. Quintus ayant le projet, comme on le voit, 1. 143, d'écrire l'histoire de la campagne de César en Bretagne, demande des vers à son frère. C'était demander bien peu à qui avait déjà offert un poème tout entier. Y. la même lettre 143.

7. — Fxaux' EÎç "AOrjvaî. C'est, comme on sait, ce qu'on dit de ceux qui apportent quelque chose là où cette chose abonde déjà. Nous sommes mieux compris et de plus de gens, quand nous disons « porter de l'eau à la rivière »,

8. — Sed heus tu, celari videor a te. Cicéron paraît croire que dans tout ce que César lui a écrit sur son poème, il y a plus d'obligeance que de sincérité, etque son frère, mieux informé que lui à cet égard, lui cache quelque chose; c'est bien possible. Tout ne devait pas plaire à César dans un poème où parmi les éloges que l'auteur faisait de soi-même, il y en avait plus d'un, et il n'est pas besoin de les désigner, qui le piquaient au vif. Quoi qu'il en soit, la curiosité de Cicéron me semble ici trahir l'inquiétude du poète encore plus que celle de l'ancien consul dont la vigilance avait un moment si fort gêné César.

Le début de cette lettre est une plaisanterie ■charmante en réponse à quelques plaintes que

Trébatius lui avait sans doute faites de sa condition présente. On ne voit pas en quelle partie des Gaules Trébatius était alors, mais on voit qu'il n'avait point été en Bretagne. V. la 1. 133, n.3.

1 . — Mucio. Jurisconsulte célèbre comme Manilius (1. 142, n. 3). Cicéron invoque plaisamment leur autorité comme jurisconsultes pour engager Trébatius à mettre double bûche au foyer; car phicebat, videbatur et autres termes semblables étaient des formules dont ils se servaient les uns à l'égard des autres, chacun d'eux pour donner plus de crédit à ses propres interprétations. Ils disaient dans ce cas : Ita Labeoni et lYerroeplacet; ita Servio, Labeoni, Sabino, placuit. Voy. quantité d'autres exemples cités par Manuce dansGrévius, t. I, p. 303 des notes.

2. — Neque in Oceano natare volueris. Trébatius n'avait pas voulu traverser le détroit pour suivre César en Bretagne.

3. — Andabatam. L'andabate, sorte de gladiateur qui combattait à cheval et les yeux bandés.

4. — Fratres nostriMdui. Les Éduens, à cause de leur fidélité aux Romains, en reçurent le nom de frères. Ils furent les seuls de toute la Gaule ainsi appelés, et on les appelait encore de même du temps de Tacite. V. Ann., XI, 23.

g. — Xut consolando. Vers tiré de VHeautontimorumenos de Térence.

1. — Arpinati.V. la description que Cicéron fait de cette terre et de la rivière qui la baigne, au II« livre des Lois, ch. 1 et 3.

2. — In Arcano. Terre de Quintus, voisine de celle de son frère. — 3. — Tribulibus commendatis. V. 1. 26, n. 13.

4. — Messidium cum Philoxeno. Sorte de fermiers des eaux, comme il est permis de le conjecturer de ce qui suit, et comme il y en a encore aujourd'hui en Italie.

5. — Herum, Quelque fermier de Quintus à Arcanum, comme, un peu plus loin, Nicéphore à Latérium. »— 6. — Diphilum. Architecte.

7. — Caméras. Du grec xa[xdt?a, employé par les architectes latins pour désigner le plafond voûté d'une chambre, quand il était fait de bois ou de plâtre. (Vitruve, Vil, 3 ; Properce, 111, 2, 10.) — TestUudinis. Plafond formé de quatre plans convergeants, distinct de la caméra. — Apodyterii. Mot grec, dtnooutTjOtov, d'àTTuoûoaat, se dépouiller; lieu où les baigneurs dépo.saient leurs habits. — 8. — Cœsius. V. 1. 32, n. 0. — 9. — HS CCC13DD. Un

million de sest. ou 200,000 francs. Quant au \endeur de la terre, Fufidius, c'est Q. Fufidius, chevalier romain et décurion d'Arpinum (V. 1. 489) qui, au rapport de Cicéron, fut livré par L. Pison à ses débiteurs. In Pis., 35.

10. — Teimis niimmis. Trois sesterces ou soixante centimes. — H. — Chilonem, architecte. — 12.

— Laterio fui. V. 1. 110, n. 9. — Idib. Septemb. Le 13 septembre,

13. — Ad lurince. Cela ne veut pas dire la maison, mais le temple de Furina. C'est une manière de parler empruntée aux Grecs, et dont il y a d'autres exemples dans Cicéron. Les Furinalia étaient les fêtes en l'honneur de la déesse Furina, déesse très honorée des anciens et qui se célébraient le 8 des calendes d'août (25 juillet). Voyez Varron, VI, 19, qui ajoute que de son temps le nom même de cette déesse était presque inconnu.

14. — Satricum. Ville du Latium. — 15. — Vehdnus... Locusta... Taurus. Autant de noms de propriétaires campagnards dans ces parages, inconnus d'ailleurs. Per Locustœ, pcr Varronis, sous-entendu fiindum, autre locution grecque.

16. — HS XVI. 320 francs. — il. — llHpalliati. Les statues enpallium qui décoraient l'édifice. — 18. — Philotimus. V. 1. 118, n. 6. — 19. — Cincius. V. 1. 3, n. 1.

20. — Tanta mihi abs te mercede. La correspondance seule de Quintus nous dirait quelle était cette récompense dont on ne peut sans cela deviner l'espèce.

21. — Oppiiis. V. 1. 127, n. 1. On voit ici qu'il était chargé à Rome des affaires, je n'oserais dire des commissions de César.

22. — Quod mones. Cet avertissement était sans doute de cultiver l'amitié de Pompée, de façon à ce que César n'en fût point jaloux ou inquiet.

23. — I/iHijjpodamis. Quelque famille de quémandeurs, l'un desquels se montrait peu exact, comme on le verra plus loin, à reconnaître la protection dont les honoraient les deux Cicéron.

— 24. —Balbum. V. 1. 28, n. 7. —25. — Trebonium. V. 1. 117, n. 4. Il était alors lieutenant dans l'armée de César en Gaule. — 26. — Curtio. V.l. 143, n. 6.

27. — De Clodii ad Cœsarem Utteris. Comment l'abbé Prévost peut-il trouver quelque rapport entre cette lettre de Clodius à César, et une lettre que César écrivit à Clodius quatre ans auparavant (en 69o, Pro domo, 9), et que Clodius lut devant l'assemblée du peuple? Comment aussi la note de l'abbé Prévost a-t-elle été reproduite dans la traduction de M. V. Leclerc, sans commentaire?

28. — Calventii Marii. C'est L. Pison Césoninus, consul avec Gabinius en 695, et beau-père de César, qui est ainsi désigné, parce que son aïeul maternel s'appelait Calventius, et parce que lui-même avait quelque chose de la cruauté de Marius. En effet, Cicéron fait un parallèle ironique entre Marius et lui, dans l'invective in Pisonem, 9, et il y fait sans doute allusion ici même.

29. — Pro Plancio. V. le discours sous ce titre, t. III, p. 22. — 30. — Pro Scauro. V. les Fragments, t. IV, p. 606. — 31. — Poema ad Cœsarem. V; 1. 147, n. 8.

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