‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 48 sur 172 · Tibi quod rogas. V. 1. 147. n · texte numérisé non relu

Tibi quod rogas. V. 1. 147. n

— Id. Maias. Le 15 mai. — 34. — Id. Septemb. Le 13 septembre. — 35. — A. d. IV Id. Sextil. Le 10 août.

30. — Erigonam. Cette tragédie de Quintus fut perdue en route, et avec elle peut-être la bonni; opinion qu'en avait Cicéron. V. 1. 162.

37. — Ad Telluris et de porticu Catulli. (V. 1. 88, n. 4.) Cicéron ornait ces monuments de statues, de peintures peut-être et d'inscriptions, servant plus ou moins à rappeler le souvenir de son exil et de son retour triomphant. C'était un privilège qu'il avait obtenu du sénat. — 38.

— A. d. XIII Kal. Octob. Le 19 septembre.

39. — Gabinium très factiones postidant. Il revenait de son gouvernement de Syrie. Il entra de nuit à Rome, et faillit le lendemain être assommé par le peuple, au moment où il allait pour répondre à l'accusation portée contre lui. V. la fin de cette lettre.

40. — L. Lentulus. Fils de L. Lentulus Niger (1. 50, n. 7). — 41 . — Tt.IVero.Manuce croit que c'est celui qui voulait épouser Tullie (1. 281), et qui épousa Livie, mère de l'empereur Tibère. Je crois plutôt qu'il était le père de ce prétendant, et voici pourquoi. LeTibérius dont il est ici question avait pour gendre Q. Volusius, et il est qualifié par Cicéron, dans la 1. 255 à Atticus, de tui Tiberii. Atticus étant l'ami du père, avait songé naturellement à marier le fils avecTullie, et Cicéron y prêtait la main. Le jeune homme lui agréait fort ; il l'appelle JSero mens et en parle avec une sorte de tendresse à Silius, propréteur de Bilhynie, qui l'avait reçu dans son gouvernement avec la plus grande distinction. — Cum bonis subscriptoribus. Je ne devine pas pourquoi notre traducteur rend ainsi ces trois mots : « avec ses honnêtes souscripteurs. » L'épithète « honnêtes » semble ici devoir être prise en mauvaise part. Mais Cicéron n'a pu l'entendre ainsi, d'autant plus que Ti. Néron, attaquant Gabinius, ne pouvait s'appuyer que sur le témoignage de gens très sérieux" et

NOTES

très véritablement honnêtes. L'abbé Prévost a traduit bonis par « excellents », ce qui ne laisse pas d'équivoque.

42. — C. Memmius. Tribun du peuple autre que le C. Memmius candidat au consulat (1. I4't, n. 4). 43. — I. CapUone. De la famille Atéia. Ni Manuce ni Orelli ne font de remarques sur ce passage.

44. — A. d. XII Kal. Od. Le 20 septembre. — 45. —Quod Cato. M. Caton, alors préteur.

46. — Pompeius a mcvaldc contendit de redltii in gratiam. Pompée étant alors au mieux avec Cicoron, ne pouvait travailler pour rentrer en grâce auprès de lui, mais il travailla à faire rentrer Gabinius en grâce auprès de Cicéron : ce qui est bien différent. En effet Pompée désirait fort que Cicéron défendît Gabinius; mais Cicéron avait trop à se plaindre de celui-ci pour se charger de sa défense : un autre la prit et Gabinius fut absous. Je ne sais si cette absolution blanchit assez Gabinius pour que Cicéron ne répugnât plus à être son avocat ; ce qui est certain, c'est que Cicéron plaida pour lui dans une autre affaire. Saint Jérôme cite un fragment de ce plaidoyer dans son Jipologie contre Rufin, I. Voy. notre t. IV, p. 614.

47. — Candidatorum cotisularium coitione. V. 1. 144, —48. — A. d. XI Kal. Octob. Le 21 septembre. — 49. — Cum Publia. Avec Clodius. — 50.

— Vibullium. Le même que le Vibullius Rufus de la lettre 120, n. 3.

51. — Annali. Ou Lucius ou Sextus Villius Annalis. Ils sont ainsi appelés de la loi annale que porta L. "Villius, leur ancêtre, tribun du peuple en 572, sur l'âge qu'il fallait avoir pour briguer et obtenir une magistrature. V. Tite-Live, XL, 44.

52.— P. Set-vilius pater. V. 1. 90 et 145. — 53. — Minucio. Minucius Rufus, selon Orelli, dont il est parlé dans César, de Bello Civili, III, 7. Cela est peu probable, ce Minucius étant ici nommé de compagnie avec Salvius , esclave lecteur d'Atticus, et avec Labéon, celui dont il est parlé 1. 20, n. 10.

54. — T. Pinarius. Frère de Lucius, tous deux petits-fils d'une sœur de César qui le laissa pour héritier, conjointement avec Q. Pédius, d'un quart de ses biens. V. Suétone, Cœs., 83.

— 55. — T. Anicius. Il ne faut pas le confondre avec C. Anicius des 1. 91, 121 et 685. — 56. — A. d. Kal. Oct. Le 28 septembre. — 57. — C. Alfii. Préteur, chargé de connaître des crimes de lèse-majesté. — 58. — Piso. L'ex-coUègue de Gabinius dans le consulat (1. 24, n. 7).

o9. — 'E;j.6ûX'.ov. Un épisode pour le second livre du poème dont il dit, 1. 147, que César

avait fort approuvé le premier. — 60. — Duorum if/ipcratorum. Gabinius et Pison. — 61. — Kal. Sept. Le 1" septembre. — 62. — A. d. Illl Kal. Oct. Le 28 septembre. — 63. — Propter ejus luctum. A cause de la mort de Julie, fille de César et femme de Pompée. V. I. 146, n. 1.

[. — In Equo Trojano. Tragédie de Livius Andronicus. V. 1. 126, n. 8 et 9.

2. — Sero sapiiint. Ajoutez Phrygcs. Les Troyens n'ayant pas voulu rendre HClène au commencement de la guerre, y consentirent lorsqu'ils virent leurs affaires désespérées ; mais il était trop tard ; de là cette manière de parler qui passa en proverbe.

3. — Cn. Octavio. C'est Cn. Cornélius qu'il veut dire, continuant de feindre de confondre celui-ci avec celui-là, comme nous l'avons vu et expliqué ci-devant, 1. 146, n. 3.

4. — Samarobricœ. Aujourd'hui Amiens. Trébatius ne pouvant être consulté sur le droit romain à Samarobrive, Cicéron suppose plaisamment que c'est par orgueil qu'il n'exerçait pas sa profession. Du reste, cette lettre, d'un bout à l'autre, n'est qu'une aimable et spirituelle raillerie.

LETTRE loi.

1. — Provinciamque. La Cilicie. — 2, — Ille perennis inimicus amicorum suorum. C. Caton, tribun du peuple. V. 1. 98, n. 1. — 3.— Appio. Appius Claudius Pulcher (1. 122, n. 6), consul, frère de P. Clodius. Cicéron, qui avait eu bien des raisons de se plaindre de sa conduite politique à son égard, et qui enfin avait rompu avec lui, s'était depuis réconcilie par l'entremise de Brutus dont le fils avait épousé la fille d'Appius.

4. Vatinium. V. 1. 147, n. 3. — 5. — P.Sestiiim (1. 89, n. 15), Vatinius déposa contre Sextius accusé de violence par Albinovanus. Ce fut le principal des griefs que Cicéron avait contre Vatinius, l'accusé étant de ses amis et ayant travaillé avec ardeur pour son rappel. Voy. le discours pour Sextius.

6. — Ut laudaret Sextium. On a déjà parlé maintes fois de cet usage qui permettait aux amis d'un accusé de venir faire son éloge devant le tribunal. C'est ce que Pompée, ami de Sextius, avait fait pour lui; il était rentré à Rome à cette occasion, et la commission des blés dont il était chargé ne lui permettait pas d'y demeurer,

7. j^onis Aprilibiis. Le 5 avril. Et ensuite : Idib. Maiis. Le 5 mai. — 8. — Hac a me scntentia

7tJ

dicta. C'est-à-dire son avis sur l'ajournement de l'affaire de Campanie, qui fut adopté par le sénat. César et Pompée en furent particulièrement irrités, le premier, parce que sans le concours de Bibulus, son collègue, et au mépris des auspices, il avait porté et fait passer sa loi agraire pour le partage des terres de la Campanie; le second, parce qu'il était d'accord avec César et avait été désigné par lui comme chef des vigintivirs préposés à ce partage. Or ils craignaient que le sénat, une fois engagé dans cette voie, à l'instigation de Cicéron, ne se mît à examiner ainsi tous les actes de César qui n'avaient eu ni l'approbation de son collègue ni celle des auspices, et ne les infirmât. Là-dessus Pompée partit pour remplir sa commission. Voyez dans l'Histoire de Cicéron par Middleton, liv. V et YI, tout ce qui appartient à l'explication historique de cette lettre, laquelle contient une apologie de la conduite de Cicéron sur un point fort délicat. 9. VibuUium. V. 1. 120, n. 3 ; 149, n. 30.— 10. — Iniimcian meum. Clodius.

11. — Maximis rébus a Cœsare gestis. Voy. le discours de Provin. Consularibus.

12. — Fides quam de me Cœsari dederat. Pompée avait promis à César que Cicéron ne s'opposerait point à ses actes, si César consentait à ce qu'on le rappelât.

13. — Qitales in republica principes. Cette maxime est an 1V« livre des lois, et elle n'a pas encore cessé d'être vraie.

14. — ExKal. Janunriis. C'est-à-dire depuis le l'"" janvier, jour où Cicéron avait pris possession du consulat.

13. — Notiis Decembr. Le 5 décembre, jour où furent exécutés les complices de Catilina.

16. — Hispaniam Citeriorem. P. Lentulus l'avait gouvernée, en sortant de la préture.

17. — Mercatores provinciarum. 11 désigne Pison et Gabinius qui, étant consuls, avaient stipulé ouvertement avec Clodius, tribun du peuple, qu'ils recevraient de lui les provinces qu'ils auraient choisies, et autant de troupes et d'argent qu'ils en voudraient, à condition qu'ils l'établiraient auparavant, lui Clodius, sur les ruines de la patrie. Id autem fœdus, dit Cicéron, meo sanguine ictum sanciri posse dicebant. V. Pro Sextio,

18. — Qui me non defenderunt. Il n'ose nommer Pompée, mais c'est bien de lui qu'il s'agit. Sa défection, dans une circonstance où il n'avait à montrer qu'un peu de courage pour sauver Cicéron, est peut-être l'acte le plus honteux de sa vie. Il faut comprendre aussi dans ces déserteurs César et Crassus, lesquels, s'imaginant

que tous les actes où ils avaient trempé l'année précédente allaient être attaqués par les préteurs et infirmés par le sénat, ne voulaient pas indisposer contre eux un tribun populaire comme Clodius, et alléguaient que leurs dangers les touchaient de plus près que ceux de Cicéroo. V. Pro Sextio, 18.

19. — Jmpunitatem. Cette impunité ne se rapporte pas au crime de sacrilège commis par Clodius, mais à l'avortement de l'accusation pour crime de violence intentée contre lui par Milon. En effet par suite des intrigues des grands, de l'inconstance et de la lâcheté des uns, des lenteurs calculées et de la perfidie des autres, l'afTaire fut traînée en longueur, de telle sorte que, bien qu'il y eût un tribunal formé pour la juger, Clodius eut le temps de se faire nommer édile. L'accusation de Milon tombait alors d'ellemême, la loi ne permettant pas de mettre en jugement un magistrat pendant qu'il exerçait ses fonctions.

20. — Non meum monumentum,...monumentiim vei'o senatus. Sur le temple érigé par le sénat à la Liberté, en mémoire du service rendu à l'État par Cicéron, révélateur de la conjuration de Catilina, on avait gravé des inscriptions commémoratives de cet événement, que Clodius avait fait effacer pour y en mettre d'autres ici qualifiées de cruentis litteris. On les laissa subsister longtemps , même après le rappel de Cicéron ; ce dont il se plaignait, ainsi qu'on peut le voir dans ses discours de Haruspicumrespo7isisetPro domo sua.

21. — Aliptœ. Du mot «ÀsbEiv, oindre. C'était la méthode employée pour rendre les athlètes plus robustes; on leur prescrivait un régime et on les oignait d'huile. On appellerait tout cela aujourd'hui, dans la langue du sport, entraîner.

22. — Ihchoatam reliquit. Parce que la mort l'empêcha de l'achever.

23. — Q. Metelîo. Quintus Métellus Numidicus (1. 21, n. 7). Il fut exilé pour n'avoir pas voulu reconnaître la loi agraire du tribun L. Saturninus, ou plutôt il aima mieux s'exiler que d'y déférer.

24. — Jllum Scaurum. Le père de celui pour lequel plaida Cicéron. Il avait résisté à tous les séditieux, depuis C. Gracchus jusqu'à C. Marins, sans qu'aucune violence, aucune menace aient pu le faire fléchir un moment. V. dans les Fragments , Pro Scauro, 13, p. 612, t. IV,

23. — Sententiis quitus ornem Cœsarem. Cicéron avait fait décerner à César des supplications de quinze jours, un supplément de solde, dix lieutenants, et la conservation du gouver^

NOTES

nement des deux Gaules, nonobstant l'avis de ceux qui voulaient lui donner un successeur.

26. — Peto a te ut id a me neve in hoc reo, mvc in uliis. C'est en eiïet ce que doit demander tout avocat dont la cunscience est étoulVée par le besoin de gagner sa cause à tout prix.

27. — InEunucho. Comédie de Térence,act. III, se. 1, y. 50 et suiv. — 28. — ]Si»iis ajnarciU iiiimicum mcum. Clodius.

29. — Cognosce de Crasso. Lentulus n'avaii pourtant point parlé de Crassus (1. 19, n. 5) à Gcéron, car dans la première partie de cette lettre. César, Appius et Vatinius sont seuls nommes ; mais Cicoron tenait à s'expliquer sur toutes les circonstances où il sentait qu'on pouvait lui reprocher d'avoir manqué d'unité et de fermeté dans sa conduite. Il expose donc avec soin les motifs pour lesquels il s'était tour à tour brouillé et raccommodé avec Crassus, et pourquoi il est délînitivement bien avec lui.

30. — Nam ncque pugnandum arbitrarer. Tous ces principes que Cicéron va énumérer et qui sont les siens, sont bien loin d'être ceux d'un Marcus Caton ; mais il faut convenir que s'ils honorent moins l'homme d'État que ceux de Caton, ils le font arriver plus vite. Mais aussi n'y doit-il pas déroger un moment, sans quoi il tombe dans le cas où Cicéron se trouva, lorsqu'il lui fallut opter définitivement entre César et Pompée; il recule ou se dément.

31. — Quod rogas ut mea scripta mittam. C'étaient les discours prononcés par lui depuis trois ans : pour Caipurnius Bestia, accusé de brigue en 693 ; il n'en reste rien : Pro sextio. In Vatinium, De provinciis consuîaribus. De Harus- ■picum responsfs, l'invective in Pisonem ; nous avons tous ces discours : Pro Scauro dont nous avons un assez long fragment ; Pro Vatinio, dont un très court passage et le seul est cité dans cette lettre; Pro Cœlio, qui nous reste tout entier, et Pro Gabinio qui ne figure dans cetle liste que pour une phrase (V. notre t. IV, p. 614) citée par saint Jérôme. 11 faut sans doute y ajouter le discours De rege Alcxnndrino dont un court fragment est rapporté, même volume, p. 60b.

32. — Mcnocrito. Affranchi de Lentulus. — 33. — Quemadmodum quidem volui. V. à ce sujet ce que Cicéron fait dire à Crassus, au F'' livre deOratore.

34. — De temporibus rncis. Cet ouvrage en vtrs paraît avoir été le récit des événements qui ont précédé, déterminé et suivi son exil, et ceux qui ont rendu si éclatant son rappel et son retour; car il avait composé avant cela un autre poème en trois livres sur son consulat. — Lcntulo tuo. Lentulus Spinther, le fils. V. 1. 113, n. 12.

35. — Adjunclo isto fundo. Quintus, comme Atticus, avait des domaines partout, et il semblait être à l'égard de son frère plutôt un aîné en possession de tout l'héritage paternel qu'un cadet qui aurait été réduit à s'enrichir par sa seule industrie.

36. — Lcgem curiatam. C'était une loi volée par les trente tribus réunies en comices curiaux. Appius hésitait à présenter sa loi devant ces comices de crainte que les tribuns du peuple ne s'y opposassent.

37. — Quoad in urbem introisset. C'est-à-dire tout le temps prescrit par la loi Cornélia, sans en rien rabattre, et jusqu'au moment où, son temps fait, Appius rentrerait dans Rome.

38. — Ejus ordinis quem semper ornasti. L'ordre des chevaliers dans lequel se recrutaient les publicains. Les chicaner sur leurs procédés d'exécution, leur recommanc'cr d'être plus honnêtes ou seulement plus humains envers les contribuables, c'était vouloir s'en faire des ennemis mortels, et peu de proconsuls y étaient disposés. Quintus Mucius Scevola eut pourtant ce courage. Il gouverna l'Asie pendant neuf mois avec une telle intégrité que les peuples instituèrent en son honneur une fête appelée de son nom Mucia. Mais son questeur Rutilius Rufus ayant voulu, conjointement avec le préteur, protéger sa province contre les vexations des publicains , fut condamné par les chevaliers , jugeant dans leur propre cause, et alors maîtres des tribunaux. Quant à Scévola, il fut en butte à leurs déclamations violentes, à leurs injures et à leurs invectives {Pro Plane, 13); ce qui n'empêcha pas le sénat, lorsqu'il envoya depuis des magistrats en Asie, de leur proposer, dans un décret, Scévola pour exemple et pour modèle (Val. Maxime, VIII, lo, 6.)

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