Pâtre tuo. G. Scribonius Curion.V. 1. 19, n
1. — Rupœ. Affranchi de Curion, — 2. — Beclarandorum munerum. C'étaient des jeux et des fêtes que Curion voulait donner pour honorer la mémoire de son père; il les donna en effet et y fit paraître des panthères dont il gratifia ensuite généreusement son amiCélius (l. 228) pour les employer au même usage. N'ayant pas la fortune de M. Scaurus pour déployer dans ces jeux la magnificence et le luxe qu'il aurait voulu, force lui fut d'être ingénieux, et voici ce qu'il inventa. Il fit construire deux théâtres en bois, très spacieux et juxtaposés, chacun en équilibre et tournant sur un pivot. Avant midi, pour le spectacle des jeux , ils étaient adossés, afin que le bruit d'une des deux scènes ne troublât pas l'autre : l'après-midi, tournant tout à coup, les fonds se séparaient, les angles se réunissaient, et il se formait un amphithéâtre pour des gladiateurs. Pline, qui raconte ce fait (XXXVI, 24), admire la frénésie de ce peuple vainqueur du monde, osant s'asseoir sur un siège aussi peu solide, aussi dangereux, et applaudissant au spectacle, suspendu dans cette machine et au péril de la vie des hommes.
1. — Pansa. C. Vibius Pansa, consul depuis avec Hirtius. — 2. — Tarentum. Ville fameuse par la mollesse de ses mœurs :
Pectinibus patulis Jactat se molJe Tarentum.
UoT.,Sat.,U,U,\.iU.
CICÉRON. — NOTES
3. — Seius. Ce nom se trouve également écrit Zeius, Titius, dans les manuscrits. Mais comme il est question d'un Séius aux lettres 20G, 233, 4ou, 523, il est assez j)robable qu'il s'agit dans ces lettres et dans celle-ci du môme personnage. Cicéron parle ailleurs de M. Séius {de Offic, I, n;proPla7ic., y.), etVarron cgalemcnt((/e il. i{., 111,2). Le nom de Séius se rencontrant souvent dans les interprètes des lois, on peut en conclure qu'il était jurisconsulte et ami de Trébatius.
4. — Quum omnia tua causa facias. Ne rien faire que pour soi, maxime du sage d'Épicure. V. pro Sextio, 10, le développement de cette maxime que Trébatius, comme le suppose plaisamment Cicéron, est en train de suivre de point en point. — 5. —Jovem lapidem. V. 1. 126, n.6.
C. — Ulubrano populo. Ulubres, petite ville du Latium. Ses habitants étaient clients de Trébatius, et c'est probablement parce que le territoire d'Ulubres était marécageux, que Cicéron les appelle plus loin (1. 178) des grenouilles.
1. — Testa. Surnom de Trébatius. — 2. — Imper ator. César. — 3. — Nonex jure7nanum,eic. Vers d'Ennius, du VIII^ livre de ses Annales. V. Aulu-Gelle, XX, 9.
1. — C. Mata. C. Matius, ami intime de Cicéron et de César. On suppose que c'est lui qui traduisit V Iliade en vers latins (Varron, de Liiig. Lat. VII, 5), et qui est auteur de mimiambes (Aulu-Gelle, XV, 25), comme aussi de trois livres sur les cuisiniers, les marchands de poissons et les marchands de conserves (Columelle, XII, 4).
1. — Grœcuîam cautionem chirographi. Il parle sans doute d'une lettre en grec qu'il écrivit à César pour renouveler ses recommandations à l'égard de Trébatius.
2. — Palimpseste. On sait que les palimpsestes sont un parchemin sur lequel on a substitué, en le grattant, des caractères nouveaux aux anciens. Cicéron ne veut pas supposer que ce soit sur une de ses propres lettres que Trébatius avait opéré ce grattage, mais il ne manque pas d'envie de le croire. Le fait est qu'on laissait manquer Trébatius de fournitures de bureau, comme on dirait aujourd'hui, et qu'il y tup-
pléait aux dépens des autographes de ses correspondants. — 3. — PomjJtmo. Ville du Latium. 4. — Mctrilii Philemonis. Quelque affranchi. Manuce propose M. Mmilii Philemonis, et croit qu'il s'agit d'un affranchi de la famille Émilia. — 5. — RanuncuJonim. V. 1. 173, n. 6. — 6. — L. Arruntio. Un ami de Trébatius.
1. — Neque ea quœ nunc sentio velim scribere. Voiià déjà plusieurs fois que Cicéron exprime sa répugnance à écrire, dans la crainte d'en trop dire et que ses lettres ne soient interceptées. Le temps approche où l'on n'osera même plus parler.
1. — IVe epistùla quidem narrare audeo. V. la note qui précède.
A P- Seitius ou Sestius. V. Lio et 1. 89, n. 15. Manuce nie formellement que ce Sextius soit le même que celui pour qui Cicéron prononça le discours qui nous reste; d'autres donnent d'assez fortes raisons du contraire.
1. — Injustissimis incommodis. Sextius avait été accusé de brigue après son édilité et condamné à l'exil, immédiatement après que Cicéron y avait été condamné lui-même, et il subissait encore sa peine au moment où Cicéron lui écrit, pour l'exhorter au courage et à la résignation.
2. — Tui famUiarissimi. Manuce reconnaît ici qu'il s'agit de Mi Ion avec qui le Sextius du discours de Cicéron fut accusé de violence; néanmoins il persiste à dire que le Sextius de cette lettre n'est pas celui du discours. Cette affirmation est sans doute imposante, mais il reste toujours sur l'identité de ce personnage des doutes qu'il n'est pas facile de dissiper.
i. — Chi'ysippus Vettius. Architecte. Son surnom ferait croire qu'il était aussi affranchi de Vettius. — 2. — Cyri. V. 1. 28, 93.
3. — Minus multijam te advocato, etc. Ce n'est là qu'une plaisanterie sans doute; mais elle est un peu forte. 11 semble que la patience de Trébatius à supporter celles dont il est si souvent l'objet de la part de Cicéron, encourage celui-ci à en aiguiser la pointe.