Luccéius. V. 1. 6; n
3. — Philadelphus. Esclave d' Atticus. — Academiœ nostrœ. A Tusculum. \. 1. 1, n. 7.
4. — Libros tuos. « Votre bibliothèque », dit la traduction : c'est trop dire, car on pourrait croire qu'il s'agit de la propre bibliothèque d' Atticus. Il n'en était pas à vendre ses livres, ni par nécessité, il était fort riche; ni par indifférence, il aimait les lettres, les cultivait et tenait à en posséder les monuments. Il est donc probable que les livres pour lesquels Cicéron réclame ici un privilège, étaient de ces manuscrits qu'Atticus faisait copier par ses scribes, et même, s'il faut en croire Cornélius Népos {Vie d'Attic. 9), par ses valets de pied, pedisequis.
1. — Avia7n tuam. En annonçant dans ces termes à Atticus la mort de sa grand'mère, Cicéron ne peut se défendre de son goût pour la plaisanterie. Qu'est-ce autre chose qu'une plaisanterie que d'attribuer cette mort à la crainte qu'avait cette dame de voir les féeries latines du mont Albain chômer faute de victimes, et cela par l'indifTérence des femmes du Latium? On ne meurt pas de ce genre de maladie à 90 ans qui était l'âge de la grand'mère d'Atticus. Mais la remarque de Cicéron ne pouvait choquer Atticus. Partisan de la philosophie d'Épicure, Atticus pensait que la mort n'est point un mal, que par conséquent sa grand'mère était
LETTRES DE CIGERON.
heureuse, qu'au lieu de pleurer son trépas il fallait s'en réjouir, et que ce n'était pas offenser les mânes de cette vénérable dame, que de rire modérément de ses scrupules superstitieux. — L. Sauféius, chevalier romain (1. 34, n. 3), ami d'Atticus, et philosophe épicurien. — De nostro amico pîacando. Luccéius. V. 1. 6, n. 3. — Sallustium.
2. — C. Piso Frugi. C. Calpurnius Pison Frugi. Ce premier mari de Tullie passe à bon droit pour être le fils de L. Calpurnius Pison Frugi, qui vers 667, se porta accusateur de Gabinius {In Cœcil. 20), et fut préteur en 680 (In Verr. I, 46). Les monnaies des Pisons s'accordent avec ces données (Mommsen II, p. 407, trad. Blacas). En effet, les monnaies de L. Pison ont dû être frappées en 665 ou 666, et celles de C. Pison qui fut triumvir monetalis, conjointement avec son frère Lucius et A. Licinius Nerva (Borghesi I, p. 34), sont la copie de celles de son père, comme cela arrive, quand le père et le fils sont successivement monétaires. — Cicéron a bien raison d'appeler ici sa fille TalHola, car à peine avait-elle douze ans, quand il la donna à Pison. A Rome, les mariages étaient précoces et les divorces fréquents; c'était purement conjunctio maris ac feminœ, comme il a plu aux jurisconsultes de le dire. On n'était pas moins pressé d'entrer en possession légitime d'une femme, que de la quitter pour en prendre une autre. Lairaable TuUia eut trois maris : Pison, qui mourut pendant que Cicéron était en exil; Furius Crassipès, lequel quelques-uns, sans en alléguer les meilleures preuves, et surtout sans avoir compris la lettre 393 où il est assez clairement question de la restitution de la dot de Tullie par Crassipès, après leur divorce, disent n'avoir été qu'un prétendant évincé, faute du consentement de Tullie. S'il en était ainsi, il faudrait supposer que Cicéron avait compté la dot avant de donner la fille; ce qui n'est guère admissible. Le troisième fut P. Cornélius Dolabella. Sur celui-ci il n'y a pas de doute non plus que sur son divorce.
1 . — Fratris comitia. Les comices pour l'édilité à laquelle aspirait Quintus. — 2. — AcutiUunam controversiam. Y. 1. 4, n. 1. — 3. — Peducœus. V. 1. 1, n. 4.
4. — De C. Macro. Cicéron était préteur, et en cette qualité il avait présidé au jugement et à la condamnation de C. Licinius Macer, que les peuples de la province d'Asie dont il avait été gouverneur, avaient accuse. Plutarque (Cie. 18) ra-
conte que Macer, confiant dans la protection de Crassus, était si assuré d'être absous, qu'il se retira en sa maison , pendant la délibération des juges, et que là il fit en diligence sa barbe, vêtit une belle robe neuve, comme pour mieux fêter le gain de son procès, puis qu'il s'achemina vers la place, mais que là il rencontra Crassus qui lui dit qu'il avait été condamné tout d'une voix; qu'il en fut attéré, s'en retourna chez soi et se mit au lit d'où il ne releva plus. Valère-Maxime IX, 12) dit qu'il s'étrangla avant d'être jugé, pour sauver ses biens à son fils, et qu'à celte nouvelle Cicéron s'abstint de prononcer la sentence. On voit ici ce qu'il faut croire de cette abstention. Lhistoire est pleine de ces démentis qu'elle se donne à elle-même et par lesquels elle ne justifie que trop le scepticisme historique.
5. — Academiœ jiroprium meœ. V. 1. 1, n. 7. — De Hermathena. Figure établie dans les mêmes conditions que les Herméracles. V. 1. 6. n. 5.
6. — Hermès commune omnium. Mercure était à la fois l'inventeur de la palestre et le dieu de l'éloquence; son image était donc bien placée dans les gymnases.
7. — 7/1 Formiano. Formies, ville du Latium. Son territoire produisait ces bons vins qu'Horace {Od. I, 20) regrettait de ne pouvoir offrir à Mécène, n'ayant dans son cellier que de la piquette du Sabinum. — 8. — Libros tuos. V. 1. 7, n. 4.
9 . — Supero Crassum divitiis. M. Licinius Crassus Dives. V. 1. 19, n. 5.
1 . — Petitionis. Cicéron s'y prenait de bonne heure pour poser sa candidature au consulat, car il fallait deux années pleines entre la préture et cette dignité, et il n'en était encore qu'à la première.
2. — Prensat. Métaphore tirée des poignées de main que prodiguaient alors les candidats. C'était l'ancienne mode. La nouvelle admettait que, pendant l'étreinte, l'argent se glissât de la main du solliciteur dans celle de l'électeur. Ce qui dut faire conjecturer que les mots sitie fuco ac fallaciis, more majorum se rapportent plutôt à Galba, auquel cas il faudrait supprimer le point placé après ce nom. Galba était trop modéré et de trop honnêtes manières, comme l'atteste Pédianus {ap. Grœv. Ad AU. I, 5), pour déroger à des usages conformes à ses principes, et s'il échoua dans ses avances, c'est par la raison seule qu'en donne Cicéron. Galba était de la famille Sulpicia.