‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 7 sur 172 · Cincius. V. lettre 3, n · texte numérisé non relu

Cincius. V. lettre 3, n

NOTES

4. — Anton^us. C. Antoine, oncle du triumvir, et plus tard le collègue de Cicéron dans le consulat.

5. — Q, Cornificius, sénateur. Ciccron ne sait s'il faut rire ou gémir de cette candidature, probablement parce que ce personnage n'ayant pas été préteur, il y avait de sa part une outrecuidance déplorable ou risible à aspirer au consulat.

6. — Cœsonium. M. Césonius, qui avait été édile avec Cicéron, puis questeur.

7. — Aquillius. C. Aquillius Gallus, célèbre jurisconsulte. Il avait été préteur avec Cicéron \Pro Cluentio, 33.), qui en parle en quelquesuns de ses écrits.

8. — Catilina. Le chef de la conjuration qui porte son nom. Il était accusé de concussions dans son gouvernement d'Afrique, et il attendait son jugement. Or, tout individu prévenu d'un crime, ne pouvait briguer aucune charge qu'il n'eût été jugé d'abord et absous. C'est donc avec une surprise extrême qu'on verra (1. II) Cicéron, au moment même où il parle du personnage avec ce mépris, penser à le défendre, s'assurer des juges, et espérer, s'il fait absoudre Catilina, de le trouver disposé à s'entendre avec lui sur leur compétition commune. Quis nescit, remarque l'honnête Casaubon, Ciceronem in patrociniis suis no7i veritati semper, sed gratiis sœpe litasse, et sibi prospexisse?

9. — Aufidius (T.) On croit que c'est celui qui, de simple receveur des revenus publics en Asie, devint propréteur de la province {Pro Flacc. 19), charge par laquelle on récompensa sa rare intégrité .

10. — Palicanus. M. Lollius Palicanus s'était signalé par son esprit factieux pendant son tribunat (en 682) et montré bas flatteur du peuple. 11 avait alors la prétention de se faire élire consul et il revint à la charge quatre ans après. 11 eût peut-être réussi, car le peuple le soutenait vivement, si le consul Pison, sommé de dire s'il proclamerait Palicanus, au cas où il serait élu, n'eût répondu : « Jamais ! » Une réponse aussi ferme, dit Valère Maxime, III, 8, enleva le consulat à PaUcanus, avant qu'il l'eût obtenu.

H. — Cœsar... Thermus. L. Julius César, parent du dictateur, mais d'une branche plus illustrée — Q. Minucius Thermus, passé par adoption dans la famille Marcia, et appelé depuis C. Marcius Figulus. C'est le même désigné à la fois avec son ancien nom et son nouveau prénom par Dion, en tète de son xvii« livre. Y. plus bas, n. 14.

12. — Silanus. D. Junius Silanus. Il fut consul en 691, avec L. Licinius Muréna.

13. — Curius. Q. Curius, sénateur, un des complices de Catilina. Il avait tous les vices qu'il faut pour tremper dans de pareilles entreprises, mais il manquait de l'énergie nécessaire pour y persévérer. Il dénonça le premier la conjuration, à l'instigation de Fulvie qui la révéla ensuite à Cicéron. V. Salluste, Catil. 23 et 26.

14. — Thermum... cum Cœsare. Us furent en effet nommés tous deui consuls comme le souhaitait Cicéron (V. 1. II, n. 1), Thermus, sous son nom d'adoption.

lo. — Curator viœ Flaminiœ. L'entretien des routes de la république avait lieu par commission des consuls, et ceux qu'ils chargeaient de cette commission , cherchaient naturellement à s'en servir dans l'intérêt de leur ambition. Thermus était dans ce cas. Non seulement, en mettant tous ses soins à bien entretenir les chemins, il se conciliait la faveur des gens à qui ils étaient le plus utiles, comme les marchands, les agriculteurs, etc., mais en raccommodant ici tel chemin, en en ouvrant là tel autre, il se rendait agréable aux riverains, et travaillait ainsi, comme nous le disons et le faisons encore aujourd'hui, la matière électorale. Cicéron avait donc raison de craindre un pareil concurrent.

16. — Legati. C'est-à-dire avec une légation libre. V. lettre 30, n. o.

17. — Ad Pisonem. C. Calpurnius Pison, consul en 687, avec M. Acilius Glabrion, et actuellement proconsul de la Gaule narbonnaise. Cicéron pensait à se faire donner une mission ou légation libre auprès de lui, afin de voir en passant les électeurs de la Gaule cispadane, et de solliciter leurs votes; car tous les habitants de cette province avaient droit de suffrage à Rome, tandis que dans les villes des provinces où n'existait que le jus Latii, ce même droit de suffrage n'appartenait qu'à ceux qui y avaient exercé les premières magistratures.

18. — Voluntates nobilium. Cicéron étant un homme nouveau craignait naturellement l'opposition de la noblesse.

19. — Pompei. Cn. Pompée, surnomme Magnus par Sylla, après ses succès en Sicile et en Afrique. Il faisait alors la guerre à ililhridate, et l'on sait que le commandement lui en avait été confié à la demande très instante de Cicéron,, ainsi que l'atteste son discours Pro lege Manilia. L'avocat avait donc droit de compter sur l'appui des amis de son client; car pour Pompée, il lui était impossible de quitter son armée pour venir en personne ap|)uyer Cicéron. Aussi est-ce pour badiner que Cicéron dit qu'il l'en dispense,

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