‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 60 sur 172 · Ut miserercr ejus esuriei. Cette pitié fai · texte numérisé non relu

Ut miserercr ejus esuriei. Cette pitié fai

NOTES

sait honneur à Célius, car c'était sur son accusation que Pompéius avait été condamné à l'exil. Il la porta plus loin encore. U prit la défense de Pompéius contre Cornélia, sa mère, qui lui refusait la restitution de ses biens, et le réduisait à faire, pour ne pas mourir de faim, le métier qu'il faisait; il produisit à cette occasion devant le tribunal une lettre où Pompéius implorait son appui, et s'il n'est pas dit qu'il lui fit gagner sa cause, il confondit du moins 1 odieuse avarice de Cornélia , et força peut-être cette femme à s'humaniser. V, Val. Maxime, IV, 2.

il. — Phincus quidcm iicus. C'est une ironie. T. .Munatius Plancui? Bursa étant l'ennemi déclaré de Cicéron(V. 1. 187, n. 3 et 5.). Il fut rappelé de l'exil par César, et comblé, comme on le voit, de ses largesses. L. Plancus, lieutenant de César en Gaule et dont nous avons plusieurs lettres à Cicéron, et réciproquement, était son frère. V. encore 1. 395 et 332.

\. — Lî bo7iis suis. On ne se faisait pas scrupule à Rome d'acheter des biens confisqués, et Cicéron pas plus qu'un autre. Ici pourtant en achetant ceux de Milon, son ami, et en permettant à Philotime, affranchi de sa femme, d'entrer avec lui en participation de cet achat, il avait pour objet de sauver le plus qu'il se pourrait des biens du condamné, et de lui faciliter les moyens de soustraire, comme il le dit, un certain nombre de ses esclaves, comme aussi la dot de Fausta, sa femme. Ce projet dont les moyens d'exécution nous échappent tout à fait, eût apparemment été irréalisable, si l'al'faire fût tombée aux mains de quelque avide étranger. 11 réussit, grâce aux efforts combinés de Cicéron et de Duronius, et Milon recouvra depuis une très grande partie de ses biens. Seulement Cicéron ne fut pas complètement désintéressé dans cette affaire, et ses démêlés avec Philotime qui avait évidemment abusé de sa confiance et de son nom , en se livrant à des opérations dont il n'est pas aisé de déterminer la nature, font voir que ce Philotime lui redevait une assez forte somme, comme part à lui afférente dans le produit de ces opérations. V. les 1. 273 et 274. On remarquera aussi dans ces deux mêmes lettres que Cicéron semble affecter d'appeler Philotime « l'affranchi de ma femme », comme s'il soupçonnait celle-ci d'être pour quelque chose dans le procédé de cet affranchi, et peut-être d'avoir partagé avec lui. C'est une conjecture de M. Anthony Trollope [Life ofCicero, H, p. 123), qui est

peut-être un peu hasardée. Mais dans les affaires d'argent, Térenlia manquait de loyauté, et M. Trollope paraît croire qu'elle n'était pas incapable d'avoir employé son affranchi à remplir ses poches ni filling her pockets , aux dépens et au mépris du caractère de son mari. On est d'ailleurs à peu près certain que la cause principale du divorce de Cicéron avec Térentia est le désordre que sa femme avait mis dans les finances du ménage, et dont il vit toute l'étendue lorsqu'il revint à Tusculum, après la journée de Pharsale. — 2. — Cum Biironio. C. Duronius était un des bons amis de Milon.

3. — C. Camillum. Ami de Cicéron et d'Atticus, grand conteur de nouvelles (1. G07), type d'élégance et de bon goût (l. 464), et de plus habile dans le droit relatif aux acquisitions, jtts prœdiatorium (1. 307). — 4. — Lamiam. V l. 134, n. 8.

1. — L. Clodio. Ce Clodius était intendant ou plutôt préfet des ouvriers d'Appius Pulcher en Cilicie.

2. — Q. Fabius Vergilianus. V. 1. 196, n. 1. — 3. — C. Flaccus. Ce Flaccus paraît avoir été un des officiers d'Appius en Cilicie, et avoir servi en la même qualité sous Cicéron. Il reparaît 1. 270.

4. — M. Octavius. Il avait demandé cette année, conjointement avec Célius, l'édilité curule.

5. — Cn. Pompeium et M. Brutum. Appius Pulcher avait trois filles : l'une mariée à l'un des fils de Pompée, l'autre à M. Brutus; la troisième à C. Lentulus, fils de Publius, Brutus répudia sa femme pour épouser Porcia, fille de Caton d'Utique.

6. — CoUegii conjunctio. Ils étaient tous deux augures, comme Cicéron. — 7. — Eonorificea te approbata. Par l'envoi de son livre augura/ cita plus haut.

1. — Adium. Promontoire d'Épire, fameux depuis par la défaite d'Antoine et de Cléopâtre. — 2. — A. d. XVII Kal Quint. Le io juin.

3. — Saliarem in modum. Les repas des Saliens, prêtres de Mars , étaient passés en proverbe chez les Piomains; ils n'eussent peut-être pas eu cet honneur si la sobriété en eût été la règle; elle n'y était pas même l'exception.

4. — Sibotis. Sibotes, port d'Épire, presque vis-à-vis l'île de Corcyre. — o. — Areus. Eutychides. Affranchis d'Atticus et les intendants de

LETTRES DE CIGERON.

ses biens en Épire. SurEutychide, v. 1. 145, n. i ■

— 6. — Fatras. Ville d'Achaïe.

7. — Munus extraordinarium. Ce n'est pas en effet par le sort, et comme consul, que Cicéron avait obtenu le gouvernement de Cilicie, mais par délégation du peuple et du Sénat. V. 1. 138, n. 1.

8. — Parthus quiescat. Il était à craindre en effet que les Parthes, encouragés par la défaite deCrassus, n'inquiétassentles Romains enCilicie, et ne missent à une trop forte épreuve les capacités militaires de Cicéron. Ils n'avaient qu'à passer l'Euphrate, bornes de l'empire romain de ce côté-là; et c'est ce qu'ils firent en effet.

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