De judicio ambitus. V. L 270, n
2. — Tabellœ. Il y avait trois sortes de tablettes judiciaires. Tune marquée A, ad absolve7idum, l'autre marquée C, ad condemnandum ; la troisième marquée NL, non liquet, s'employait lorsqu'il y avait doute dans l'esprit des juges. Ces tablettes étaient jetées dans une boîte appelée cista. Comme c'était le préteur qui avant le vote distribuait aux juges les tablettes, il était possible qu'il y fît une marque particulière au moyen de laquelle il reconniit ensuite comment tel ou tel juge avait voté. C'est ce qu'osa faire Hortensius. (V. in Cœcilium, note du eh. 7, p. 93 du t. II de cette édition). Pour eu revenir à Appius, son innocence parut si manifeste à ses juges que le vote pour l'absolution fut unanime.
3. — Me insciente. Pas tout à fait cependant, Célius l'ayant informé, dès le début, de ce projet de mariage, et lui ayant annonce le divorce de Dolabella comme un événement très propre à le faciliter (1. 247, n. 2). Il n'y en avait pas de plus propre en effet. Cela justifie ce qu'on a dit ailleifrs (1. 266, n. 5) des dispositions de Tullie pour Dolabella, et prouve qu'elles avaient précédé le divorce de celui-ci, si même elles ne l'avaient pas déterminé. Sans cela, Cicéron aurait-il écrit une apologie de sa conduite comme est cette lettre, où il se défend moins lui-même qu'il ne défend sa fille, sa femme, complice de Tuliie, et ses amis d'accord avec l'une et l'autre?
4. — A. d. III Non. Sextil. Le 3 août. — 5. — Sidam. Ville maritime de la Pamphylie. — 6. — A me majora expectaret. Il est sûr que Servi lius (1. 228, n. 6) dut être désagréablement surpris
de ces nouvelles, et qu'il ne dut pas voir, sans appréhender une rupture entre Appius et Cicôron, celui-ci devenir tout ù coup le beau-père de Dolabella.
1. Sum factus accusatoris cjus socrr. V. 1. 247 et n. 2; 266 et n. 5; 280 et n. 3. — 2, — Ti. Nerone. V. 1. 1 i9, n. 4i.
3. JVon largitio fuit in cives. 11 en coûta la vie à Sp. Molius qui par une libéralité semblable envers ses concitoyens, fut soupçonné d'aspirer à la tyrannie. Atlicus à cet égard avait la conscience en repos; il n'était libéral qu'envers des étrangers.
4. — De r.po-mkui. V. 1. 2o7, n. 75. — 5. — De Hortcnsio. V. 1. 277, à la fin. — 6. — Nosprovinciœ... Cœlium. Célius Caldus. V. 1. 26i, n. 19.
— 7. — Parthi... incredibili felicitate discesserunt. V. 1. 273, n. 1 ; 276, n. 3. — 8. — Si quid fiUus puer. Le fils de Quintus. V. 1. 269, n. 17; 1. 275, au commencement — 9. — Pompeius... Q. Cassium delegit. V. 1. 278, n. 4.
1. — Hacre novata. Le mariage de Dolabella a^•ec TuUie. On voit le soin que prend Cicéron pour rassurer Appius à ce sujet; il semble aussi qu'il y ait trouvé une nouvelle mine d'où il tire de nouveaux motifs de louanges adressées à cet homme à qui il ne les a déjà que trop prodiguées.
— 2. — Censorem. jam te esse. V. 1. 213, n. 4.
Il n'y a autre chose à dire sur cette lettre qu3 d'engager le lecteur à la comparer avec soin à la 1. 271 de Caton, à laquelle elle est une réponse, et à la 1 272 de Célius.
1. — Appii. Appius Pulcher pour qui Cicéron brûle tant d'encens; Célius y mêle ici des odeurs d'une autre espèce.
2. — TJt ea solveret. Il n'était pas pourtant revenu de Cilicie les mains nettes, tant s'en faut; mais il était avare.
3. — CoUegium. Le collège des augures dont Appius faisait partie. D'autres lisent collegam, et l'entendent de L. Pison qui était censeur avec lui. On a admis ce sens dans la traduction; mais le latin a gardé collegium. — 4. — L. Domitio.
D jraitius Énobarbus, ancien collègue d'Appius dans le consulat.
b. — Qucm vilam mihi debere putaram. C'est fort; mais Célius a peut-être raison de le dire, Appius l'y ayant autorise en l'assurant, comme font tous les emprunteurs besogneux et au bout de leurs pièces, qu'il lui sauverait la vie, en lui prêtant son argent.
6. — Collegœ ejus. L. Pison. 11 détestait Cicéron et ne pouvait guère s'intéresser à l'un de ses meilleurs amis, Célius.
7. — Simiœ vultum. Ce visage de singe. Cicéron aime cette comparaison. Ailleurs (1. 187) il appelle Bursa Simiolus. — 8. — PolamServium. V. 1. 211, n. 6.
9. — Lege Scantinia. V. 1. 33, n. 9. C'était une loi concernant l'amour contre nature. Les Romains y faisaient de nombreuses infractions, et il n'en était guère qui, accusés de ce vice, ne pussent user du même moyen contre les accusateurs. C'est ce que fait précisément Célius à l'égard d'Appius : et ce n'était pas sans quelque fondement, s'il est vrai qu'on ait jasé de ce penchant d'Appius même en Cilicie. V. 1. 227, n. H.
10. — Sacellum in domo. Il paraît qu'il n'était pas permis aux particuliers d'avoir des chapelles privées, et que quand cela avait lieu, ces chapelles devaient être consacrées au culte public. C'est ce que firent les censeurs M. Émilius Lépidus et M. Fulvius Nobilior en 573, comme on le voit dans Tite-Live, XL, 31.
H. — Biem timori. L. Domitius demandait la place d'augure laissée vacante par la mort d'Hortensius, et ce fut M. Antoine qui l'obtint.
1. — Arsacen. Nom commun aux rois parthes et arméniens. Ici il s'agit d'Orode, fils de Phraates III, et dont il est parlé 1. 219 et 226. — 2. — Seleuciam. Bâtie par Séleucus Nicanor, et capitale du royaume des Parthes.
3. — In repuïsa Bomitii. V. 1, 284, n. 11. — 4. Antonii. V. 1. 284, n. 11. — o. — Cn. Domitius. Fils de Lucius.
6. — Cn. Saturninum. Fils de L. Appuléius Saturninus, préteur. V. pro Plancio, 8. Ce que Célius dit de sa vie est juste, s'il est vrai que ce Saturninus se prostitua dans son enfance à Gémellus, messager des tribuns, selon le rapport de Yalère-Maxime, IX,. 1.
7. Sea;. Peducœi absolutionem. On ne sait de quoi il était accusé , mais il était fort ami de Pompée, d'Atticus et de Cicéron. C'était le fils
LETTRES DE CICÊRON.
de Sex. Péducéus, préteur en Sicile quand Cicéron y était questeur (1. i, n. 4).
8. — Invidiosa conjunctio. Le mariage de Pompée avec Julie, fille de César. — 9. — No7i homines odi. Ces hommes du parti de César qu'il, ne haïssait pas, étaient Curion dont le passage à César était alors un fait avéré, M. Antoine et Dolabella.
10. — Ubi ad bellum ventum sit, firmiorem isequi). Voilà toute la politique dans les temps de guerre civile. C'est celle du loup de la fable, La raison du plus fort est la meilleure; elle l'est du moins très souvent.
il. — De œre alieno. Le censeur Appius sans pitié pour les dettes! lui qui était si loin d'en être exempt! Célius a bien raison de dire à Cicéron : « Allons, vite, venez rire avec nous. »
12. — Brusum. Le père de Livie. (V. 1. 14o, n. 31.) Il était préteur et il eût dû alors informer contre soi-même tout le premier, étant connu pour un violateur de la loi qu'il voulait appliquer aux autres.
13. — Si sine penculo tuo fieri posset. C'est là la morale pratique de Célius, mais son ami en a une tout opposée.
i. — Batonius. Ami de Cicéron et d'Atticus. On trouve un Q. Batonius Telesphorus dans les Inscriptions. — 2. — Pridie Kal. Octob. Le 30 septembre. — 3. — Lepta. V. 1. 214, n. 1.
4. — Spero falsa. Tout n'était pas faux alors, mais il serait trop long de dire pourquoi. On ne peut à cet égard que renvoyer à César, de Bello Civ., 1. I et ill, à Dion, 1. XLI, et aux 1. 336 et 387. — Lentulum consulern. L. Lentulus Crus (1. 21, n. 2), consul désigné.
o. — De illo. C'est Hirrus. Cicéron et Célius se plaisaient à le désigner ainsi. Voyez-en la raison 1. 231, n. 1. — Patruo sororis tuœ filii. Cicéron lui-même, — Se solet antefcrre. Voyez pourquoi L 22o, n. 6. — 6. — Etesiœ. V. 1, 278, n, 7, — — Kal.l. Octob. Le 1" octobre, .
8. — L. Tarquitio. Pline, dans son Indice des auteurs, t. I, p. 8 de l'éd. Littré, cite un Tarquitius qui a traité de la Discipline étrusque. Popma croit qu'il s'agit ici de lui; Ernesti en doute. Ammien Marcellin, XXV, 2, cite les livres de Tarquitius, Tarquitiani libri, sous le titre de De rébus divinis. Enfin Macrobe, Sat., III, 7, parle d'un ouvrage de Tarquitius, extrait de VOstentaire toscan ou Traité des prodiges.