‹ Notes sur les lettres de CicéronChapitre 91 sur 172 · Nunc Icgiones, etc. Les légions de César · texte numérisé non relu

Nunc Icgiones, etc. Les légions de César

— 17. — Transpadani. plcbcs urbana, etc. V. dans la 1.299, une énuniération du môme genre.

— Quam Sulla. Le dictateur Sylla.

18. — Die, M. TuUi. C'est la formule qu'il a déjà indiquée 1. 299, et qui était la formule ordinaire au sénat, pour inviter les sénateurs à (lire leur opinion. — 19. — Alcxim. V. I. 233, n. 29.

LETTRE 30i.

I. — De Bionysio. V. 1. 117, n. 3. On voit ici que Cicéron avait conçu quelques soupçons contre cet alTranchi dont il avait eu tant à se louer jusqu'ici, et qu'il loue d'ailleurs avec tant d'abandon. La lettre d'.Vtticus paraît les avoir dissipés. — 2. Biem taum. C'est-à-dire le jour où Atticus n'avait pas son accès de fièvre.

3. — Ad me in Albanum venire. Cicéron était à Albe (I. 303) logé dans la maison de Pompée.

— 4. — III Non. Januar. Le 3 janvier. — o. — Liviœ. On ne sait qui est cette Livie.

6. — Rcctumne sit. Comme si le sexe de la testatrice obligeait moins Dolabella à changer de nom que s'il eût été.le légataire d'un homme 1 D'ailleurs Dolabella n'héritant que d'un neuvième, il y avait lieu pour lui d'hésiter, jusqu'à ce qu'il sût à combien montait ce neuvième. C'est de quoi Cicéron veut causer avec Atticus.

7. — T7 Kal. Le 26 novembre. — 8. — Lacerniiim. — Localité de la Campanie. — 9. — Zuvbç 'EvuâXioç. Iliad., XVIII, v. 309.

10. — Antonii concionem. La harangue de M. Antoine, tribun du peuple, qui peu de jours après se retira avec son collègue Q. Cassius vers César. Il avait été précédemment questeur de César en Gaule.

II. — Ténor armorum. Il faut considérer qu'Antoine accusait Pompée ; le terror armorum n'a donc pas trait à la guerre dont Antoine l'eût menacé lui et ses partisans, mais à la terreur que Pompée avait répandue dans Rome, lorsque sous son troisième consulat, il y avait fait entrer ses légions. César a lui-même reproché ce fait à Pompée, comme aussi la condamnation pour brigue de plusieurs citoyens, en vertu de sa loi Poinpéia. "V. César, de Bell. Civ., III, 1.

12. — ]n(irmus et inop:<. Antoine avait alors dissipé sa fortune, et il prenait le bon chemin pour la refaire. — 13. — Ilhid molestissimum quod, etc. V. 1. 299, n. 29.

1 . — I. Quintius. On ne sait quel est cet ami de Cicéron. V. VOnomasticon d'Orelli.

LETTRES DE CIGERON.

2. — Ad bustum Basili. Çu'est-ce que ce Basilus? Quelques-uns disent que c'était un voleur fameux, enterré dans la voie Appienne, théâtre de ses exploits pendant sa vie, et aussi encore, à ce qu'il paraît, depuis sa mort. Orelli nomme un Minucius de qui pourrait être ce tombeau; mais il ne décide pas.

3. Ad illum confugeret. C'est justement ce que vont faire les tribuns M. Antoine et Q. Cassius. Comme ils s'opposaient au sénatus-consulte qui ordonnait à César de quitter sa province, le sénat en vint contre eux aux dernières menaces et leur interdit l'entrée dans l'assemblée. Ils protestèrent contre ces violences et allèrent trouver César.

4. — Exercitum tu habeas diutius quam popuhis jiissit. Cela n'est pas exact. La dixième année du gouvernement de César avait encore six mois à courir (de Bell. Civ., I, 9). Cicéron presse les objections et ne les pèse pas toujours.

{. — In quartanam conversa. V. 1. 297, n. 15, — 2. — Curius. V. la 1. 298, n. 7. — 3. — Pridie Non. Januar..Le 4 janvier. — 4. — Antonius quidem noster. V. 1. 303, n. 3. Il appelle Antoine noster par ironie.

5. — iYe quid respublica. Formule du sénat dans les grands dangers de la république.

6. — Scd Lentidus. Le consul L. Cornélius Lenlulus Crus qui entrait en charge avec C. Claudius Marcellus.

7. — ]}{os Capuam sumpsimus. Dans ce partage de l'Italie, Cicéron eut le commandement de la Campante et de toute la côte maritime de ce pays. V. ]. 309.

{. — A Rnfiis. IMescinius Rufus, ancien questeur de Cicéron fl. 269). Une adresse sans prénom <itait une marque de familiarité. (V. 1. 234, au commencement.) Le contraire a lieu chez nous où le comble de la familiarité est d'interpeller les gens par leur prénom ou petit nom.

2. — M. Tullius. M. Tullius Lauréa. V. 1. 192, n, 4. Labbé Prévost dit qu'il s'agit ici de Lauréa qui lui aussi s'appelait Tullius, comme Tiron. Mais il ajoute qu'il ne fut affranchi qu'après le retour de Cicéron ; c'est une erreur. Il y avait trois ans que Tiron était affranchi, et Quintus en avait fait compliment à son frère avec une sorte d'enthousiasme (l. 170), tant il était heureux que Marcus eiàt réparé une indignité de la

fortune, en faisant de Tiron un ami au lieu d'un esclave.

3. — Jus vetiis. L'ancien droit avait en effet été remplacé par la loi Julia, sur les prescriptions de laquelle en matière de comptes, v. 1.

4. — M. Mindlum. Il était négociant à Elis, en Achaïe (l. o02). — a. — Meo Servo scriba. C'est par un reste d'habitude que Cicéron nomme ici Tullius son affranchi, servus, ou par ironie peutêtre, à cause que Mescinius lui avait reproché de s'être trop fié à son esclave.

6. — Tamen te expectaturwn fuisse. C'est-àdire que Cicéron aurait attendu Mescinius pour collationner les comptes.

7. — De Volusio quod scribis. Cn. Volusius. V. 1. 2oo, n. 16. « Il devait beaucoup d'argent au public à titre d'amende. Un nommé Yalérius s'était chargé de payer cette somme en donnant des cautions qui paraissent avoir été le lieutenant et le préfet de Cicéron. Or, Cicéron avait souhaité d'arranger cette affaire d'une manière favorable à Volusius et aux cautions. Mescinius avait eu des vues différentes qui s'expliquent ici par degrés ». Note de l'abbé Prévost.

8. C. Camillus. V. 1. 198, n. 3. — 9. — RS. XXX. 3,000,000 de sesterces ou 600,000 fr. — 10. — IIS. XIX. 1,900,000 sest. ou 380,000 fr.

i\. — A. Valerio. Ne serait-ce pas ce P. Valérius duquel le roi Déjotarus disait à Cicéron qu'il n'avait rien vaillant que ses bienfaits pour le faire vivre (1. 2oo, n. 37), et qui, selon Manuce, devait de l'argent à Cicéron? — 12. — Leptam. V. 1. 214, n. 1. — 13. — T. Mario. Ce Marins est inconnu.

14. — Nam de Lucceio ita est actum. Les détails de cette affaire fort peu clairs par euxmêmes ont été encore obscurcis par la corruption des textes. L'abbé Prévost a essayé de débrouiller ce chaos, sans donner plus d'intérêt à cette lettre. On peut voir ses notes, où il s'efforce de rendre raison de tout, et où il déployé au moins beaucoup de dextérité.

lo. — Neque a mets rationibus discrepabunt tuœ. On voit par cette phrase que le proconsul et le questeur rendaient leurs comptes séparément. C'est ce qui explique les alarmes de Rufus qui craignait que les siens ne s'accordassent pas avec ceux de Cicéron, et tous les efforts que fait Cicéron pour le rassurer à cet égard.

16. — IIS. nongentis millibus. 900,000 sest. ou 160,000 francs.

17. — De logeo parum gratiosum, etc. La multiplicité des variantes dont ce peu de mots ont été l'objet, ont obligé ici les traducteurs à s'en

NOTES

rapporter dans leur choix à leur instinct et à leur bon sens. Rien que pour le mot logco, rarement employé d'ailleurs et qu'ils n'ont pas rendu, ils avaient à se décider entre Lugco, Logio, Luci'O, Lucco, Lycoo, LxLcretio, Liicello, Loccllo et enfin Logeo, qui est dans le texte.

IS. — Co7ïtubemales. C'est à ce titre de contubemalis que le poète Archias (pro Archia, 5) qui avait servi dans l'armée de LucuUus, et qui avait même été son questeur en Asie, fut porté sur l'état des gratifications par Lucullus préteur et consul. Les contubernales étaient des jeunes f'ens de la noblesse qui servaient comme volontaires dans l'armée des consuls, proconsuls et préteurs, pour se former au métier des armes ou à l'administration des affaires.

19. — ■ US centinn millilnis. 100,000 sest. ou 20,000 francs. — 20. — Myrina. Ville d'Éolic. 21. — IIS. XXII. 22,000,000 de sest. ou 4,400,000 fr. Il y a là une exagération évidente, et les anciens et les modernes se seraient étrangement trompés sur le désintéressement de Cicéron dans l'année de son gouvernement de Cilicie, s'il était vrai qu'il en eût retiré, salvis kgibus, comme il dit, une somme si énorme. 11 Y a donc lieu de corriger cette traduction, et de dire, 2,200,000 sest. ou 400,000 francs, en lisant HS. bis et vicies, comme dans la lettre 392 où cette môme somme est ainsi indiquée, tandis qu'elle est exprimée ici tout entière en chiffres.

1. — Lidoribus laureatis. Ces licteurs de Cicéron étaient couronnés de laurier, parce que Cicéron était imperator, et qu'ils attendaient le jour du triomphe de Cicéron pour rentrer à Rome avec lui : car lorsque Cicéron dit qu'il est décidé à partir, ce n'est pas de Rome même où il n'était pas entré, mais des faubourgs de la ville où il demeurait dans l'expectative.

1. — Cingulum. La ville bâtie par Labiénus (1. 303, n. 13). Aurait-elle été livrée par lui aux soldats de la république, au moment même où il quittait César? Cette coïncidence est remarquable. Mais Cingulum envoya bientôt après des députés à César et se rendit à lui {de Bell. Civ., h 13).

2. — 0 homincm amcntem! César. — 3. — T/jv GEÙiv, etc. Euripide, Phéniciennes, v. b09.

4. — Lucretino tm sole. Atticus avait quelque maison de campagne à Lucrétile. Horace a dit :

Velox amœnum scepe Lucretilem, etc. Ce charmant pays était situé sur le versant des montagnes de la Sabinie.

5. — Quale tibi consilium Pomiici vidclur? Quand César eut passé le Rubicun, Pompée perdit la tète tout d'abord, et sans penser aux Thémistocle, aux Périclès et aux Camille, il prit la fuite. 11 avait quelques troupes en Italie; mais le soutiendraient-elles, ou plutôt, à l'arrivée des légions de Gaule, ne passeraient-elles pas, sous ses yeux mêmes, à César, avec armes et bagage? Il fuyait donc, mais sans savoir, comme dit Cicéron dans la lettre suivante, ce qu'il ferait, ni ce qu'il faisait.

6. — Non est in parietibus res pnblica. Non dans des murs de pierre, mais de bois, disait Thémistocle, entendant par là des vaisseaux.

1. — XU. Kal. Le 21 décembre. — 2. — Ne ipsum scire puto. V. la 1. 309, n. 5. — 3. — X. Kal. Le 23 janvier.

4. — Lentulum. L. Cornélius Lentulus Crus. Pompée avait ordonné à tous les magistrats et aux sénateurs de le suivre, et déclaré qu'il regarderait comme ennemis tous ceux qui n'obéiraient pas. Le consul Lentulus donnait l'exemple de l'obéissance.

o. — Libonem. V. l, 92, n. iG. — 6. — JVe exercitum firmum. Ceci ne veut-il pas plutôt dire une armée sûre que forte? V. la lettre qui précède, n. 5.

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