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Sur les 43 améliorés, il y en a 23 qu’il serait préférable de réunir aux neuf premiers, ce qui donne 31 insuccès.
Les 32 malades avaient des accidents de deux sortes. Les uns, des syphilides précoces, mais de forme sèche, comme des syphilides papuleuses confluentes; contre ces lésions, les fumigations ne donnent aucun résultat (jusqu'à 56 fumigations sans obtenir de modification). Les autres malades présentaient des accidents tertiaires. Dans ces cas, les fumigations employées seules sontimpuissantes. Telle est la raison qui a donné au commencement, dit M. Horteloup,
un tel nombre d’insuccès ; mais il a associé aux fumigations un traitement par l’iodure de potassium, et a pu obtenir alors de très beaux et rapides résultats.
Comment agit la vapeur de calomel ? M. Bunesvead, de New-York, pense que l’absorption par la peau est très faible, et que l'effet est proportionnelàla quantité de vapeur inhalée par le patient.
Comme cet auteur, M. Horteloup croit que la peau non ulcérée absorbe fort peu, et même pas du tout, et que c'est pour cette raison que les fumigations ne lui ont donné aucun succès avec des syphilides sèches, et ont réussi, au contraire, avec des syphilides ulcéreuses.
Les récidives n’ont pas été très rapides, d’après les chiffres: les Anglais et les Américains disent aussi que ce mode de traitement est moins suivi de récidives.
En résumé, M. Horteloup conclut ainsi :
« Les fumigations de calomel peuvent être employées contre les accidents syphilitiques dans les cas suivants :
4° Seules, contre les manifestations ulcéreuses précoces, plaques muqueuses, impétigo, ecthyma suppuré; |
«2° Assoctées à l’iodure de potassium, contre les accidents
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plus tardifs, syphilides tuberculeuses, ulcéreuses, pustulocrustacées, et l’ecthyma profond. »
Nous terminerons enfin en citant l’opinion professée par M. Martineau, dans le cours de ses cliniques à l’hôpital de Lourcine.
« Vous pourrez avoir recours encore aux fumigations, qui se pratiquent tous les jours, en mettant le malade pendant 20 minutes dans une caisse ou l’on fait brûler avec de la vapeur d’eau 10 à 13 grammes de cinabre. Le malade peutencore être placé au-dessus d’une chaise percée, sous laquelle on fait brûler le sel mercuriel dans une capsule. Ce traitement ne donne aucun résultat si le malade ne fait pas quelques inspirations de cette vapeur médicamenteuse. Ce mode d'administration du mercure consiste plutôt, on le voit, dans l'absorption pulmonaire que dans l’absorption cutanée. Aussi doit-il être abandonné...»