DÉCOUVERTE ET EXTRACTION D’UNE SUBSTANCE PYRÉTOGÈNE SPÉCIFIQUE
J’ai essayé un grand nombre de procédés avant d'en trouver un bon.
Le meilleur auquel je me suis arrêté m’a donne un précipité de substances complexes. ^ , . . , . . j, . ^
Il fallait les isoler et les expérimenter séparément.
Après àe nombreux tâtonnements, je suis arrivé à opérer cette séparation. Chaque substance a été étudiée à part.
Une seule, toujours la même, qui, à l'état humide, se montrait, au microscope, sous la forme de fines granulations jaunâtres, préseutait une énergie pjrrétogènc vraiment surprenante.
Je l'ai isolée à l'état de pureté, et en raison de ses propriétés si remarquables, je l'ai nommée Pyrétogénine.
g 1. — Propriétés physiologiques de la Pyrétogénine
Prenons, par exemple, un de ces petits chiens à poils longs pesant 5 kilos, en bonne santé et très gai. Sa température inguinale est de 38<>6 et celle du rectum de 3ÿ-.
Injectons, dans l'une des veinules de son oreille, 2 milligrammes dePyré-
et stérilisée. Nous allons voir se dérouler, en quatre phases et en lo ou la heures, les troubles fonctionnels suivants qui constituent un accès de fièvre typique, tout à fait semblable à celui observé chez l’homme atteint d'impaludisme.
lion et sa purification. Avec le temps, sa puissance pyrétpgène s’affaiblit, de plus en plus.
En solation aqueuse pelalivement concentrée, la pyrélogénlne ne modifie aucunement le papier tournesol. Mais, elle donne des réactions très nettes,
1” Acide phosphomofybdique : au début, simple trouble qui se transforme en précipité abondant, après vingt-quatre heures ;
2" Acide picriqae : précipité très fin, au début, qui devient abondant et floconneux, après vingt-quatre heures ;
3® Acide piiosphoantimonique : léger trouble qui ne varie pas avec le temps ;
4” Acidephosphotungstiqae : léger trouble, au début, et précipité abondant à la longue ;
5» Acide tannique-, trouble assez prononcé ;
6« Chlorure d’or : réduction très nette ;
lE L’EXISTENCE DES FAMILLES DE DIASTASES
La Pyrétogénine est doue une Biastase et, j’ajoute, une diastase d’une grande énergie. C’est, là, un fait fondamental dont je vais m’efforcer de faire ressortir la portée, dans le deuxième Mémoire que je lui consacre spé-
Ce fait nouveau, unique dans les annales de la science, est, je crois, la première preuve expérimentale, méthodiquement dégagée, démontrant, directement, qu’une substance chimique, sécrétée ou excrétée par un microorganisme et introduite dans un Système animal, est capable d'entroubler, plus ou moins profondément et plus ou moins longtemps, le Régime fonctionnel.
Ce fait me paraît être gros de conséquences, surtout pour la pathologie générale et la thérapeutique.
Sa portée n’échappera, certainement, à personne.
J'espère qu’il permettra, à ceux qui sauront s’en inspirer, de faire de nouvelles conquêtes pour la Science.
§ 5. — Expériences tendant à démontrer qu’il existe plusieurs variétés de diastase inversive.
{Aperçu historique, etc., p. i58, etc.)
J’ai préparé l’extrayant de m;
d nombre d’échantillons de Ferment inversif en res placées dans des conditions d’existence très