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CHAPITRE IV

LES alcaloïdes ANIMAUX DEVANT LA MÉDECINE LÉGALE (i)

Quand la justice soupçonne un empoisonnement criminel, elle charge les chimistes de lui en donner les preuves.

Comme il se forme, au cours de la putréfaction du cadavre humain, des alcaloïdes véritables et des substances alcaloidiques tout à fait analogues, sinon identiques à ceux que l'on extrait des tissus végétaux ordinairement

Je me suis proposé de rechercher et de grouper, dans ce travaii, les différents ordres de moyens capables de différencier sûrement les alcaloïdes cadavériques des alcaldtdes végétaux, afin de contribuer à éviter les erreurs judiciaires.

Ce travaii se divise en quatre parties où sont exposés ;

1" Les propriétés communes aux alcaloïdes végétaux et aux alcaloïdes putréfactifs ;

2“ Les propriétés qui, d'une façon générale, sont plus spéciales aux alcaloïdes cadavériques qu’aux alcaloïdes végétaux :

3° L’insuffisance des réactions chimiques dites spécifiques des Ptomaïnes ou alcaloïdes cadavériques ;

4” Enfin, une méthode générale permettant de différencier les alcaloïdes cadavériques des alcaloïdes végétaux.

En somme, je donne, dans ce travail, la marche que doit suivre le Chimiste-expert, pour arriver à établir si la justice se trouve en présence d’un empoisonnement criminel.

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