LE MAIS
Est une culture beaucoup plus généralisée dans les départements du nord et du midi de l'Espagne, que le riz^ et d'une grande ressource pour la nourriture du peuple. Dans la Galicie^ il forme la base de de Taliment des campagnes^ sous le nom de brona et la forme de pains de grande dimension, qu'on sait préparer d'une manière particulière qui le rend très agréable. Une préparation semblable est donnée à la farine du maïs, à Castellon de la Plana.
Les maïs du midi, qui se trouYcnt à l'Exposition, sont remarquables par la dimension des épis ; les prix sont variables, et malbeureusement ils se rapportent à des mesures de capacité, dont nous ne pouvons donner des équivalents métriques, dans ce moment.
Pour les personnes qui seront en état de faire ces réductions plus tard, nous consignons ici les prix suivants.
Maïs de Malaga, à 36 réaux la fanègue ; de Grenade, à 30 ; de Huelva, à 26 ; de Saragosse, à 8^ réaux la fanègue arragonaise, qui est plus petite; d'Alicante, à 135 réaux le cahiz ^ de Castellon à 72 id. une mesure du même nom.
FBUZT8 FABZITBUX,
6ARBANZOS.
C'est la graine du Cker arietinum, plante très répandue et d'un usage général en Espagne, à la table du ricbe comme à celle du pauvre, mets obligé et caractéristique dans la célèbre OUa podrida. Elle abonde dans les Castilles et dans le midi ; plus rare ou non cultivée dans les provinces du nord, où elle est également employée. Les qualités, quant à leur grosseur et à la finesse de la pâte, varient beaucoup, et les prix sont en conséquence. Nous allons donner quelques uns :
Garbanzos de Valladolid, à 90 et 1 40 réaux la fanègue, de 4 arrobes à peu près, ou 50 kilogrammes ; de S^vie, à 100, 115, 120 réaux ; de Zamore, les renommées de Fuente Sauco, à 120; de Malaga, à 170 réaux. Toujours, sur la côte, le prix de nos denrées est plus cher.
CHATAIGNES.
Abondantes 'dans les deux zones extrêmes du nord, et du midi de FEspagne. Nous pouTons confirmer sur ce fruit, la même observation de la cherté sur les côtes, oh le commerce est actif. Dans les châtaignes présentées à l'Exposition, nous trouvons celles de Gerona cotées à 72 et 80 réaux la cuartera, celles de Malaga à 40 réaux la fanègue, celles d'Oviédo, qui s'exportent pour l'Angleterre, à 20 réaux ; et dans celles des provinç^es qui ne jouissent pas de ce bénéfice du commerce, nous trouvons des châtaignes de Salaroza, à Huelva, de 12 à 16 réaux la fanègue, et celles de l'intérieur, au royaume de Léon, à 1 réal l'arrobe ou 4 à peu près la fanègue.