‹ Notes sur Les Shocks Nerveux et Traumatique et leurs rapports avec le Shock ChirurgicalChapitre 21 sur 28 · Revue de chirurgie · texte numérisé non relu

Revue de chirurgie

2. Kappeler cité dans : Traité de l'anesthésie générale et loca le (P: Dumont et D° Cathelin, 1904).

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respiratoires, par la seule voie nerveuse; aucun autre processus pathogénique n’est admissible, ils agissent par pure action irritative et par action réflexe (V. pathogénie du shock traumatique).

A la période d’excitation chloroformique, les reflexes émanés d'actes opératoires intempestifs sont particulièrement dangereux par leur retentissement sur les centres nerveux en état d’éréthisme intense : c’est ainsi qu'une incision de la peau pratiquée dans ces conditions à pu déterminer une syncope mortelle. Ce fait n'est pas spécial au traumatisme opératoire ; mais tous les traumatismes sont susceptibles, par suite de l’éréthisme des centres, de créer des shocks nerveux (traumatique) fort graves : les exemples ne manquent pas dans les auteurs.

Ce sont là les accidents de shock nerveux de la première heure ; en général, ils sont évités.

Les chirurgiens calment la susceptibilité du malade; ils le rassurent ; leurs paroles encourageantes, leur attitude, leur facies même, ont une grande portée.

Certains endorment ou font endormir les malades dans leur lit, loin de la salle d'opération, des instruments, des apprêts de l'intervention ; un interne ou un externe fait sentir le chloroforme au sujet, puis insensiblement il augmente la dose d’anesthésique, en indiquant familièrement au malade ce qu'il va éprouver ; celui-ci s'endort doucement, et c’est dans l'inconscience complète qu’il est transporté à la table d'opérations. Ainsi sont évitées à certains sujets pusillanimes les tortures morales qu’ils éprouvent

Feyzeau 4

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