Arch. de la Comm. des Mon. hist. — Uitm de WrimU à M
Cbambon. — P. Wrimk 17
m Mon cher Préudent,
« hprH rom ivoir quttt£ (% liit une Meo aoirc i&ifc Votre roseiic de repr^eatint eo îinposâiî â iKiire boimie et il était uo pco moi us coiifu»^ dt&s et obtos qu*i rordiniire. Toutes ces qualités obi repris leur empiie dJni le lêie à léte* Je Itil ai montré b note que ^e ticoi de M, Gan (?) et comme les hésîtaiions et le verbiage oc finUiaicnt pas, ]t Fat mené au conseU des bâtiments civils et je lui ai ïm voir sur la miaute Tavii du conseil bllmant formellement les tours« — Mats tous avci vu Thommc et sa pusillanimité. 11 demandait encore cent changements ou imerpoktioos au procés-verbaL Alor» toute patience m'échappant, je lut ai dit que ]t ne le comprenais plus, ce qui était vrai depuis uoc heure» qu'il vous envoyât ses réserves, et qu'il me f. la paîi.
ft D'autre pan LenormaiU n'admet nullement le changement demandé par M, Duban* H proteste qu'il a rendu compte exactement de ce qui s'est passé dans la commislion et n'admet aucune modification,
« Je vous envoie son rapport. Tâclicz de vous en tirer, A mon avis^ le moyen de tout arranger serait d'écrire au Préfet que la Commission a choisi M. Lcnormant pour rapporteur, et qu'elle a approuvé son rapport, sauf les réserves que le» architectes vous communiquent. — Mais ils ne vous communiqueront rien, et le moyen de dire qu'ils ont peur de se compromettre ?
« Peut-être, après tout le mieux est-il d'envoyer le rapport tel quel sans nouvelle réunion de la Commission. Pour moi, je suis outré, et ne veux plus avoir affaire à eux.
« Mille amitiés et compls.
« P' Mérimée, « 29 juin 1849. »
Et le lendemain, Mérimée écrivait à ce propos à Bixio :
« Mon cher Président,
« Voici la vérité ; elle est telle que j'ai eu l'honneur de vous le dire.
« Le service des monuments historiques (personnel administratif) coûte à l'État 1 1 .(KX> f r. Savoir :
L'inspecteur général 8 .000
Le secrétaire de la commission 3 .000
« Ces onze mille fr. sont imputés sur le crédit ordinaire des Monuments historiques.
« En outre le Ministre met i la disposition du secrétaire de la commission pour l'expédition des affaires deux employés :
« Le I*' expéditionnaire, remplissant les fonctions de rédacteur, a 1.800 fr. lesquels sont payés sur le fonds général du personnel du M'* de l'Intérieur (Bureau des Beaux-Arts).
« Le second employé qui remplit depuis 6 ans les fonctions d'expéditionnaire, est surnuméraire et n'a encore obtenu aucun émolument.
c Total 12.800 fr. dont 11.000 fr. sur le fonds des Monuments historiques et 1.800 sur le fonds du personnel.
« A la Révolution on a supprimé le bureau qui se composait de quatre employés qui travaillaient beaucoup et qui étaient fort peu payés.
« Courmont qui était le chet de ce bureau, a bien voulu
Sto HOTES SUR PAOSPER MÉRIMËE
rester comme secrétaire de h Cotiimission et les aflaircf marchent, mais avec des lenteurs déplorables,
<ï Sur les écanoHiies réalisées par suite de la suppression de ce bureau, et qui sMlèvent à i,ooo ou à i^ioo fr, vous pouvez consulter le secrétaire g*" de l'Intérieur, M. Blanche, a qui on a donné une note très détailïée.
4 En attendant vous pouvez affirmer à M. Lepelletier d'Auhiay, qu*ïl es! complètement dans rerreur, et que le personnel ne coûte que 12,800 fn y compris l'unique eitpédttionnaire payé sur le fonds du personnel des Beaux-Ans.
« Mille amitiés et compl.
i pr M.
« Msirdi niatin ta juin, a
La situation de la Commission des monuments hîstoriques était précaire: comme on craignait qu'elle fùi supprimée, Mérimée faisait rapports sur rapports* Voici une lettre (à Viiet?) relative à Tun d'eux :
€ Mon cher Directeur,
a Voici la lanine, dont j'ai un peu changé la forme, parce que je me suis appcrçu qu^il s^agissait d'un rapport signé par vous, et que ladite tartine avait été d^abord fjîîe au nnm lîç hi f'n 111 m (s'il on. C'est ce qui excuse la timidité de la conclusion. J*ai ajouté une phrase à notre éloge pour dire que nous sommes tous des Qritidés.
« Mille amitiés et compliments.
« ?' Mérimée.
« 24 mai [1849]. »
Il s'agissait probablement du rapport suivant :
« Monuments historiques,
« Sous cette dénomination sont compris tous les monuments dont la conservation intéresse les arts ou l'histoire. Nos pierres celtiques» nos ruines romaines, nos églises romanes ou gothiques, nos châteaux de la Renaissance sont des monuments historiques.
« Dans le catalogue dressé en 1843, ^^^ augmenté depuis, on a inscrit 2.400 monuments. Aujourd'hui on en compte prés de 3.000.
« Le fonds destiné à la conservation des monuments hist. est de 800.000 fr. Cette somme serait tout à fait insuffisante pour réparer et entretenir le grand nombre d'édifices de toutes les époques dont la situation inspire des inquiétudes, si, d'un côté, les communes et les départements n'accordaient un concours actif au ministre de l'Intérieur, et si, d'un autre côté, des crédits extraordinaires n'étaient accordés de temps en temps pour des travaux, très considérables. C'est au moyen de crédits spéciaux qu'on a restauré rapidement les arènes d'Arles, le château de Blois, l'église de S. Ouen â Rouen.
« Toutes les affaires qui concernent les monuments historiques sont examinées par une commission instituée en 1837.
« Les affaires sont instruites de la manière suivante :
« Toute demande d'allocation, accompagnée d'un travail graphique, d'un devis, et souvent d'un mémoire archéologique, est l'objet d'un rapport de l'Inspecteur général des monuments historiques, ou d'un membre de la Commission. L'avis motivé de la Commission et ce rapport sont soumis au Ministre.
Z6t NOTBS SUR PROSPER KÉRtlIÊE
« Depuis rinstituiion de b Commission aucune allo-
catiûn sur le fonds des monuments historiques n'a eu lieu que sur l'avis motivé de cette Commission* On se rappellera que M. de Malleville, rapporteur du budget de 1847, s'est plu à reconnaître que des allocations n'avaient jamais éti déterminées par des influences poli* tiques.
« L'état des monuments, la situation des travaux, leur degré d'avancement et leurs résultats sont constatés par les tournées annuelles de l'Inspecteur général.
« Ces travaux sont dirigés par des architectes désignés par la Commission. Elle a eu le bonheur de distinguer tout d'abord plusieurs artistes éminents qui après avoir en quelque sorte débuté sous ses yeux, ont reçu, depuis, de différents ministres et de villes considcrables des missions de la plus haute importance. On peut citer MM, Duban, Vioîletk Duc, Lassus^ Qiiestel, Grégoire, etc., qui ayant prouvé leur talent et leur zélé dans les restaurations entreprises par ordre du Minisire de rintérieur ont été chargés de diriger des travaux considérables par le Ministère des Cultes et des Travaux publics.
et Mais les restaurations de nos vieux monumens ne forment pas seulement des architectes habiles j on leur doit encore des ouvriers d'élite qui dans toutes nos provinccs ont acquis des connaissances nouvelles et une instruction supérieure. On peut affirmer que partout où l'on a exécuté des restaurations de quelque importance, les ouvriers de la localité ont perfectionné leur méthode et se sont mis en état d'obtenir des moyens d'existence plus assurés. Ces hommes sont partout recherchés par les entrepreneurs. Il n'est pas rare de voir de simples tail-
LES MONUMENTS HlSTORrQUES EN 1 84 9 263
leurs de pierre devenir en peu de temps de bons sculpteurs ou de bons ornemanistes.
« La tâche de la Commission est difficile. Subvenir aux besoins de tant d'édifices avec des ressources très bornées est chose impossible. Elle a dû s'appliquer tout d'abord à faire un choix parmi les monumens placés sous sa garde. En première ligne elle a distingué ceux qui sont comme les types d'un style d'architecture ou comme les meilleurs modèles de ce style. Tous ses efforts tendent à les conserver au pays.
« Il était important de concilier les plus sévères économies avec les besoins urgents qui lui sont signalés tous les jours. Voici les principes que la Gimmission s'est posés et dont elle ne s'est jamais départie.
« En premier lieu, elle s'est fait une loi de ne jamais autoriser le commencement d'une réparation, avant d'avoir pu se rendre compte du temps et de la dépense nécessaires pour son achèvement.
« En second lieu elle s'est efforcée de répartir les allocations de telle sorte qu'elles s'appliquent A tous les monuments dont la situation exigeait des secours, et en même temps que ces allocations fussent assez considérables pour assurer la bonne exécution des travaux.
« Sans doute on pourrait désirer dans quelques circonstances plus de rapidité, ou, si l'on veut, moins de lenteur dans les réparations, mais on ne doit pas perdre de vue que la Commission se trouve en présence d'un grand nombre d'édifices qui datent de 6 ou 7 siècles, qui ont été sevrés depuis longtemps de tout entretien, enfin qui éprouvent tous les mêmes besoins et inspirent les mêmes inquiétudes. Concentrer toutes ses ressources sur
quelques-uns et négliger Jes autres serait s'exposer à des catastrophes irréparables,
« SJuin 1849, * '^
« P,-S. On peut consulter les Rapports de la Commission des Monuments historiques de 1838, 184Î, 1843 et 184e. »
A la même époque, Grasset revenait en France et recevait cette lettre de Mèrîmèe :
« Mon cher ami, je me réjouis fort de vous savoir en France j si vous y venez pour vous guérir du choléra vous prennez mal votre temps. Nous en crevons tous comme des mouches, et je vous engage à ne vous mettre en roule pour Paris que lorsque Vichy aura remis votre ventre de la façon la plus complette. Le choléra n*cst pas un personnage avec lequel on puisse badiner. Il fliut d'ailleurs que vous ayez le diable au corps pour venir dans notre Occident lorsque vous pourriez 6ïre parmi les gens les plus raisonnables de h terres je veux dire les Turcs, k fumer tranquillement votre chibouque. Pour moi je n'aspire qu*à me retirer dans quelque tente turcomanc au pied duTmolus, mats malheureusement la chose n'est pas des plus faciles.
* Vous n'avez pas besoin de me préparer à vous trouver un peu changé après si longtemps. Ne pensez pas que nous soyions demeurés jeunes. Je suis peut-être le mieux conservé des dineurs de Véry, et vous aurez peutêtre de la peine à me reconnaître. Hyppolyte est toujours impotent, et il baisse à vue d'oeil. Saulcy est aux Pyrénées pour se refaire un peu. La Saussaie a toujours la cholérine.
« Adieu, mon cher ami, je n*ai pas besoin de vous dire tout le plaisir que j'aurai à vous revoir.
« P. Mérimée.
« 19 juin 1849. »
Au mois de septembre >, Mérimée partait en tournée. Il allait d'abord à Tours, Saumur et de là à Poitiers. Il envoyait de cette ville une note irritée :
« Septembre 1849.
« Poitiers, S<« Radegonde.
« Les peintures de S<« Radegonde passent la permission. Je n'ai rien vu de plus ridicule ni de plus grossièrement fait.
« Il parait que la fabrique avait à sa disposition une somme d'environ 6.000 fr. On a débadigeonné le chœur, la voûte et les colonnes, détruit le mur en plâtras qui les masquait. Jusque là tout est au mieux. Mais on a trouvé sous le badigeon et sous le plâtre, des peintures qu'on m'a dit assez bien conservées pour que l'on ait pu prendre des calques de quelques figures. Q.uant aux colonnes, leur ornementation peinte est des plus curieuses. Elle se compose de losanges ou de carrés portant des armoiries. L'aspect général est celui d'une mosaïque très élégante et les couleurs en sont heureusement nuancées.
« La Société des Antiquaires de l'Ouest a chargé
I. Mérimée, le 6 jaUlet, avtîtfalt nn rapport tnr TéglUe de Chlteattaenf-tor-Loire, publié pcr du Sommerard, he. cii,, p. 96-98. Il a été pnblié dans le BuUtlin des Comiiés hUtoriqua (Arcbiologiê tt Smux-ArU), on rapport sur h S**-Chapelle ligné par Mérimée et Carittie, daté du a8 aoAt iS49(Ii 326-51).
téé HOTES SUR PROSPER XfÉRIlfëB
M. l'abbé Aubert son président de stirveiller la restium* tion de ces peinliircs. L'abbé Aubert est à ce qu'on assure uu antiquaire instruit^ mais n'entend rien aui arts. Le peintre à qui on a conEé te travail s'appelle Ivonct; il m'a paru aussi habile que tes rumistes pièmontais qui barbouillent ks sepi sncremenls sur les murs de nos églises du Midi, quand on ne leur donne pas de poètes à remonter»
« Que l'on ait fait des calques exacts ou non, je n'en sais rien. Ce qu'il y a de sûr, c'est qu'on a tout repeint» et de la façon la plus dégoûtante. Cela serait risible si ce n'était pas désolant. Un Christ dans sa gloire et une S" Radegonde, qu'on prétend a%'oir été exécutés sur des calques, ne peuvent se comparer qu'nux images «le saints à un sou qu^on vend dans les foires» Il n'y a pas le plus petit souvenir de l'art du Moyen-Age, si ce n'est dans une recherche archéologique qui montre que cela n'a pas été fait bonnement par des ignorants, mais par des pédants qui avaient perdu la tétc.
tt Les inscriptions qui accompagnent les figures ne sont pas moins extraordinaires. Malgré les aHîrmations des érudits de Poitiers qui m'assurent qu'on lisait distïnclement S* RADEGONDIS, je suis persuadé qu'ils ont pris un U oncial pour un O, Autour des peintures on a peint des éc us sons grotesques, dont les uns ont des bandes, les autres des barres (sans doute pour faire pendant) émail sur émail, etc., et le reste à l'avenant.
« Joly et Chergé ont voulu donner leur avis, on les a envoyés promener.
« J'ai remis au Préfet une note fort longue sur cette énormité. J'en ai envoyé une autre pour être lue à la
Société des Antiquaires. Je demande comment il se fait qu'on traite de la sorte un monument historique; pourquoi on ne communique pas à la commission ce beau projet, tandis qu'on se souvient d'elle dès qu'il s'agit d'une dépense de quelque cent francs pour la consolidation d'un monument.
« Les peintures anciennes de la voûte étant maintenant cachées sous le barbouillage moderne, il faut en prendre son parti, mais il serait déplorable que les colonnes fussent repeintes^ d'autant plus qu'on m'assure que les fleurs de lis, qui sont sur l'une d'elles, ont causé un certain émoi, et qu'on prétend les effacer ou du moins ne pas les reproduire. En mars 1848, M. Ledru-Rollin donnait des ordres, sur la proposition de la G}mmission pour que les fleurs de lis de Blois fussent respectées. L'administration actuelle ne souflfrira pas j'espère que ce détestable vandalisme s'achève impunément.
ff Si Ton n'a pas le pouvoir de faire disparaître les sottises peintes sur la voûte de S<< Radegonde qu'on insiste du moins pour que les peintures des colonnes soient conservées in statu quo. Veuillez faire écrire dans ce sens au Préfet, et le plutôt je pense sera le mieux. Un avertissement officiel aura bien plus de poids que mon humble représentation.
« Notez qu'on a dépensé ces 6.000 fr. à S*< Radegonde en peintures plus ou moins inutiles, lorsque la voûte avait besoin d'être réparée, lorsqu'il y avait en vingt endroits de l'église les travaux les plus utiles à exécuter '. »
I. Il existe aux arch. de la Commission noe autre lettre à Vitet, dn ai septembre, snr S**-Radegonde.
268 HOTES SUK PROSPEH IIÉRIMÉl
Mérimée alla ensuite à St-Savin, Saintes ', AngoulémCj Périgueux, Châteauroai» Clamecy, Vézelay*, Semur> et revint à Pami en octobre ayant fait en tout t>63| kilomètres ).
Le billet suivant est probablement le seul qui subsiste de la correspondance échangée entre Mérimée et Du Sommerard, et il a été sans doute sauvé de la destruction parce qu'il aura été donné par Du Sommerard à un ami ;
« Mon cher ami, mon ami M* Grasset que vous connaissez au moins de nom, voudrait bien voir votre musèe« Soyex assez bon pour Vy admettre avec son épouse, s'il en amène une.
m Mille amitiés et compL
« Il nov, [1849], »
Monsieur Du Sommerard.
« P' Méiuuêb*
L'année 1849 avait vu Félection académique de M. de S^-Priest, Nisard, Tun des candidats, avait prié en ces termes Royer-CoUard de le recommander à Mérimée :
m Mon cher ami^ voici ce gros volume que j'ai envoyé en carte de visite supplémentaire à Messieurs de TAca-
I. De Saintes^ le 3t leptembrCj MétiEnêe adreiim ftu minlitx« un n|»poit de 4 pages tar la fontaine da Doubet.
a. Il y a deox billets relatifs à un voyage à Véxelay dans la correspondance avec Lenormant. L'un (du lundi 4 août) le remettant parce que Lion Faucber voulait y aller avec lui, l'autre (du vendredi 29 août) relatif à ce même voyage qui devait être fait avec le ministre et de Laborde.
). Nous avons retrouvé le mandat de paiement de ses frais de voyage, du a6 octobre, montant à 1.690 francs.
LES MONUMENTS HiSTORiaUBS EN 1849 269
demie. Les bonnes âmes m'en tiendront-elles compte? Vous y retrouverez le Fénelon, un peu nettoyé de quelques irrégularités que les épreuves m'y avaient fait voir. Je souhaite que le reste ne soit pas indigne du jugement que vous avez porté de ce chapitre. Et si vous trouvez que cela ajoute à mes titres, dites le à Mérimée avec votre esprit et votre amitié. Mes chances ne paraissent pas mauvaises. Le succès relèverait mon pauvre toit que Février a jeté bas.
« Bonjour, je vous aime de coeur.
« Désiré Nisard.
« A Paris, ce jeudi 28. »
Mérimée vota pour M. de Saint-Priest % et expliqua son vote à Royer-Collard :
« Mon cher ami, je vous remercie de m'avoir défendu contre les animaux de proie qui m'attaquaient. Je ne puis deviner où. Il me semble que c'est bon signe quand on se dispute pour des candidatures académiques. Au reste, j'ai comme vous le pensez de bonnes raisons pour avoir voté pour M. de S< P. D'abord, ne vous en déplaise, il a infiniment plus de talent que Nisard et mille fois plus d'esprit. Ce dernier point est capital pour nous qui aimons à causer au lieu de faire notre dictionnaire et de donner des prix de vertu. M* de S*-P. a fait un morceau sur l'expulsion des Jésuites qui est à mon avis le meilleur morceau historique qui ait paru depuis dix ans. Il a fait l'histoire de Qi«* d'Anjou qui a de très bonnes parties, et