I. M. de S. Priest fut élu le 18 janvier
2JQ HOTES SUR PftOSPER MÊfttHÊË
qui lui a coûté de très lonprues recherches* Observez qu'il y a toujours plus de mérite à éckircir un point d'histoire, et à étudier un caractère de grand hotTiinej qu*à GOtnmenter un auteur. J'ajouterai que Nisard en faisant l'éloge des écrivains du %vw siècle, a écrit dans le style du XX*. Enfin en votant pour M, de S'-P% je me suis trouvé de l'avis des honnêtes gens de l'Académie qui k portaient.
« Je pense bien que tous les Jeans (ùc) dû lettres qui ne savent rien diront que nous avons élu un grand seigneur, mais qu'y faire ?
« En ce qui concerne les mœurs, je n'ai rien i dire. Ce n'est pas une affaire qui soit de ma compétence. D*ailleurs nous lui donnerons de si bons exemples qu*il deviendra aussi onctueux que nous,
c J'irai certainement chez M. Trousseau samedi. Je me proposais d'aller vous voir pour vous demander quand je pourrais aller lui faire une visite, mais il y a deux jours seulement que je suis quitte du jury, et pendant mes quinze jours de galères, j'ai amassé un arriéré d'affaires dont je suis à me débarrasser.
a Adieu mon cher ami, je vous remercie bien de vous être fkhé à cause de moi, G.*pendant en matière académique il faut laisser crier les gens. Les 40 sont institués pour être vilipendés par les 40.000. Leur seule consolation est de recevoir les visites des gens qui ont le plus crié contre la brigue et la niaiserie des académiciens.
« J'oubliais le côté grave de votre lettre, qui est le fait de trahison. Bien entendu que ce n'est pas pour vous que je réponds. Je n'ai rien promis à Nisard, et il y a longtemps que je promettais à M' de S< P. pourvu que Musset
LES MONUMENTS HISTORiaUBS EN 1849 ^7^
ne se présentât pas. J'ai voté pour Musset lors de l'élection de Vatout où S' P< était candidat. Vous avez peutêtre lu la lettre de Musset > dans le Naiumal} Il cherche aussi la popularité.
« Jeudi soir. »
Les relations de Mérimée avec Bixio étaient devenues très intimes et Mérimée aimait à lui montrer ses connaissances culinaires. Exemple, le billet suivant :
« Mon cher Président,
« Les merles se mangent pannes comme des côtelettes.
« Dites-moi donc quand je pourrai parler de cela à Madame Bixio, et à vous de la discussion du G^nseil d'État qui est quelque chose de fabuleux et de bouffon. Serez-vous ce soir chez vous à prima sera ?
« Mille amitiés et compl.
« F' Mérimée.
« Jeudi. »
Et cet autre, & Madame Bixio, du 31 janvier 1850 :
« Je vous remercie beaucoup de me proposer une discussion culinaire dans un lieu si agréable. Je ne manquerai pas de m'y rendre ce soir. »
Il écrivait encore i M. Bixio avant de partir pour Nevers :
1. M. M. Clouard a publié dant ses Documtntt inédits sur Alfred de A/ausr/ (Paris, Rouquette, 1900, gr. 8*), une lettre de Musset (p. 264) du 20 aoAt 1848. Ce ne peut être d'elle qu'il est ici question, car il serait étonnant que Mérimée n*ait connu cette lettre qu*après plusieurs mois.
27* KOTES son PBOSPER MÉRIMÉE
a MoD cher Président,
a On m'envoie i Nevers pour affaires de cathédrales urgentes^ je pars ce sotr et ne serai de retour que vers mardi* J'ai laissé à M' Lassabathie un rapport sur M"* Mande. Je conclus qu'elle n'a pas de titre légal à une pension mais je la recommande fortement à TinduK gencedeh cour» Mon avis est d'autant plus impartial que je ne l'ai jamais vue, mais sa sœur me plaisait beaucoup..* Qu'avez-vous fait à T Assemblée. Puis je partir sans crainte de laisser ma petite bibliothèque servir à allumer les pipes dei socialistes ?
« P^M, « Vendredi 4 6 h. t/a. »