‹ Notes sur Prosper MériméeChapitre 109 sur 197 · LE CARROSSE DU SAINT-SACREMENT · texte numérisé non relu

LE CARROSSE DU SAINT-SACREMENT

M. Filon a donné > bien des renseignements sur cette pièce de Mérimée; nous avons été assez heureux pour trouver des lettres inédites de l'auteur lui-même.

M. Alfred Arago possède la lettre que Mérimée adressa le i6 septembre à Madeleine Brohan >. 11 ignore sans doute que la minute était différente : elle fut corrigée par M. Bixio, i qui Mérimée écrivait, probablement le même jour s :

« Mon cher Président,

« Ma lettre amendée et corrigée d'après vos instructions est partie. M^^* Brohan est venue ce matin aune heure si indue que )c n'ai pu la voir. Puis M' A. Houssaye que je n'ai pas vu davantage. Je verrai M^ Brohan demain et quoiqu'il arrive je m'en tiendrai i votre ultimatum.

« Mille remerciements et amitiés.

« Pr Mérimée.

« Mercredi. »

I. Mirimk et ses amis, p. 204-31) et )62-$. Cf. Anène Houssâje, Canftssims, III, 86-88 : Une comédie de Mérimée.

a. Elle a été poblicc par M. Filon, ûp, di,, p. ao6-8. Mérimée resta toujours en relations avec elle. Il déjeunait ches elle en avril 1861 (à

P«M«l\I, lO)).

). Le billet est sd.» mais M. Biiio a ajouté an crayon : sepigmhrê 1848, OiAMBON. — P. MMniie, 18

274 NOTES SyR PROSPEK MÉRIMÉE

Ce ne fut qu'en mai 184^ que la pièce fut terminée* A cette date Mérimée envoyait le billet suivant à Ampère :

m Mon cher ami, si tu n'as rien de micui A faire et si

tu veux entendre cette affaire, viens demain à 8 h. i/a

chesî moi. Tu y trouveras Provost des Français qui est un

fort aimable honime, Charton et Durrieu. Voilà tout

Taéropage, Tu auras si tu veux un narguUleh pour ta

peine*

a Mille amitiés.

a P' Mérimée.

« Mercredi l'^mai [1849], »

Nous ne savons ce qui retarda la mise en répétition de la piécCj mais ce billet i Bixio est très certainement relatif au Carrmse :

« Mon cher Président,

« Veuillez corriger et montrer à M. de MaleviUe. Apr^s la chambre j'en%'errai chercher votre corrigé et je renverrai à M. A, H.

tt Mille amitiés et remerciemens.

« Pr Mérimée* « 3 mars 1850. »

Deux jours après, il écrivait > à Arsène Houssaye :

« Je viens de parler à quelques uns de mes amis de la petite pièce que vous vous proposez de jouer aux Français comme tirée du théâtre de Clara Gaiul. Ils ont été una-

' I. Publ. : A. Houssaye, Confosnom, II, Ctc-sim. p. iv.

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