LE CARROSSE DU SAINT-SACREMENT
treindre son auditoire i notre famille et i quatre personnes que lui m£me avait désignées. Je suis toute attrapée de donner ainsi contre ordre i celles que j'avais averties, et mécontente de manquer ainsi une occasion que le hazard me donnait de vous faire passer quelques momens agréables chez moi.
« Puis-je espérer que l'attrait seul du plaisir que vous nous feriez vous amènera une fois à ma petite maison ?
« Recevez, mon cher Monsieur, l'assurance de mes sentiments les plus affectueux.
« Laborde Bocher.
« Lundi matin. »
Le Comité des Travaux historiques 6îait sollicité de
toutes parts pour des subventions. Miriméc écrivait dans une lettre inédite ' du lé avril 1850, à propos de Tèglisc des h\% (Cher) : « Ne croyez pas que nous donnions de l'argent cette année. ^ La plus belle fille du monde, etc. Nous sommes absolument à sec. Nos vœux ne vous manqueront jamais et je tâcherai même d'avoir quelque engagement pour l'avenir. »
Le 17 juillet 1S50, Mérimée adressait un rapport * sur les restaurations. Après avoir parlé de la S^'^-Chapellc, il arrivait aux monuments historiques qui se trouvaient alors entre les mains du Ministère de la Guerre, et, comme tels, soumis aux officiers du génie que Mérimée ne pouvait souffrir, A propos de la chapelle de Vincennes il fait ressortir ce qu'il appelle ironiquement le « respect connu pour Tart eî les monuments de MM. les officiers du génie »j qui s'est aussi manifesté au château des Papes à Avignon : « peut-être est-ii nécessaire à la défense du paySj qui serait compromise si l'on avait respecté le couronnement de quelques tours ou conservé quelques vieilles sculpmres. » De même pour le château de Blois. II en était ainsi dans tout le reste de la France» « On peut