‹ Notes sur Prosper MériméeChapitre 119 sur 197 · Cf. LtHm inidiUs, etc., p. xzzvnt-xxzix · texte numérisé non relu

Cf. LtHm inidiUs, etc., p. xzzvnt-xxzix

(onde misère* Jusqu'à sa mort Mérimée resta en restions avec lui k

Une fois sorti de prison, Mérimée dut se chercher un appartement* Il le trouva rue de Lille, Il écrivait * h une dame le 9 août iS^a :

• Savez- vous quelque chose de plus ennuyeui au monde qu'un déménagement! Je préférerais être kalmouck et vivre sous une lente* Moi qui ne me suis jamais occupé du ménage, il m'est plus difficile de changer mes habitudes que d*étre à la tête d'une république* Il y a longtemps que tous mes livres sont transportés, mais la bibliothèque n'étant pas encore prête ils traînent tous par terre. J*ai vendu tous mes anciens meubles. La nouvelle installation n*cst pas encore arrivée, et je reste dans mon appartement désert n'ayant qu'une chaise et mon lit... Dites-moi où Ton peut trouver des chaises pour la salle à manger. Vaut*il mieux les acheter recouvertes de cuir ou d'étoffe 1*,** »

M* Edouard Grenier nous a donné 1 la description de rappartemenl de Mérimée, dont il avait fait la connaissance chez Alexandre Bixio, vers 1841. La salle à manger était ornée de tableaux remarquables ; la chambre â coucher avait le tableau de son père ; le cabinet de travail, avait des sièges capitonnés, un divan et un bureau, de bois de rose style Louis XV. Mérimée n'écrivait que la nuit,

1. M. le O* Joseph PrimoH qui possède un certain nombre de Icures de Mérimée i Libri a l'intention de les publier prochainement.

2. Cette lettre inédite est en russe. Elle comprend 4 pages in-4*.

3. Ed. Grenier, Souvenirs littéraires. Lemerre, 1894, j8*, de 347 p. [p. «7-41 et 146-53].

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et se levait à midi. M. Grenier nous le montre grand, maigre, svelte, la figure soigneusement rasée, avec une cigarette ou une longue pipe en merisier, les pieds dans des babouches turques, enveloppé dans une robe de chambre japonaise ou chinoise, parlant lentement, d'un ton égal, mais presque hésitant, vraiment bon et obligeant, d'une « bonté sérieuse, efficace et sans bruit ».

Le moment allait arriver où son obligeance serait souvent mise à contribution >.

T. En Mptembre 1852, Mérimée tomba malade à Moulins et faillit « mourir tout seul à l'auberge •. (Filon, Mirimii tt m amis, p. 225.) Cest aussi vers cette époque qu'eut lieu la célèbre rupture dont il est si souvent question dans la CorrespouJnntt inUite,

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