I. Un ourt tpprivoisé ipp^irtcDâiit & M. Uikio
3. Il tvait dîné le 29 mai chex DeUcroix avec Nieuwerkerke, Biolayt
Halévy, VUlot, Vielcastel, Arago, Pelletier et Lefoel (Jwrnmi de DtU^
erdx, 111, 36). « Ils ont paru s*amaser et se trouver tans fa^on. • —
Mérimée dînait quelquefois chez Delacroix. Ainsi, 1c 5 août suivant il s'y
OiAMBON. — P, Mèriinte 21
jaune pour moi. Soyez assez bonne pour me dire où je dois aller le chercher. Je croyais trouver son adresse cl je ne l'ai pas.
w Veuillez aussi me dire comment va le voyageur. On m'a dit que Maurice avait été éprouvé par h chaleur. Parmi les préceptes et maximes qxic j'.ii donnés â Bixio il y avait Tadres^e du meilleur médecin de Madrid qui j 'espère n*aura pas été nécessaire,
« Veuillez agréer, Madame^ Fespression de mes respectueux hommages.
a P. Mérimée,
i Mardi, |i mai (1S5S]. ^
Mérimée avait souvent Toccasion d ccHre à M. de Mercey, soit pour recommander quelqu'un > soit pour défendre un artiste :
a Mon cher Confrère,
« Permettez-moi de vous recommander M. Pascal sculpteur dont le cas est expliqué dans la note ci *j ointe de Viollet- Leduc, Ccst sur les instances de Vîollet qui voulait faire ùIlt des échaflfauds pour les reporter dans une autre panic de Téglise que le travail potfr k iMmre de M* Pasctl sVst trouvé re lardé, S*il n'avait pas achevé en temps utile le travail, | celui) de Vézelay n'aurait pu être achevé cet été au grand préjudice de Padm*''», J'ajou-
E«nconirii n vcc de àtcr>;£y. — Di£hcroix« cep£iiJjmt, ne semble pas avoir CM KMiiiUtiii|i JkT hj^iiijutltic pc»ur luL Apr^i avoir élaé ivi^ Mérimée <1ict M. LkrtKhe, le tf janvier ifi^â» î1 i<m: * Mérimée me parUii de Du mil Avcv U plus gràudt: csiînie : il le préf^jrc I Wilier Scon, Peutéttir Êti vcilUiiiUl »« fAit-il mciikurK.. l'i^m èuc loue^tHi beaucaup de pc^r d*«viiîr ilei «nuEmit de 14 (ivcaf , • {Jtmrnéi et DtUet^iXt UI» t35)i
terai que je reviens de Vézelay où j'ai vu les sculptures de M. Pascal qui sont excellentes. C'est un homme d'un talent véritable et qui mérite qu'on, ait quelque indulgence pour lui.
« Mille amitiés et compliments.
« ?' Mérimée.
t Lundi, 3 septembre 1855. »
Et un autre jour :
« Mon cher ami,
c On m'écrit de Rome que S. Ex. aurait promis d'acheter dés envois de l'École de France, « i« V Enterrement ffune jeune martyre dam les Catacombes par M. Bougreau ou Pougreau ', « 2^ Le figuier maudit par M. Lecointre, « 3<> De faire couler en bronze un faune jouant avec
une chèvre de M. Gumery.
« On s'inquiète et on se désole de n'avoir pas de solution, et me prie d'avoir recours i votre obligeance, item force tendresses de tous les Romains.
« Mille amitiés et compl.
c Lundi 10 décembre 1855. »
Dans le courant de ce même mois de décembre 1855, Mérimée reprit un de ses projets d'autrefois qu'il soumit au Ministre :
1. Il s'agit de VEnUrnnmU tFum martyre^ Ubletu qui figura & TExpo. sition de x8$5, et fut acheté par l'État pour le musée du Luxembourg, où il est encore. Nous devons ces renseignements à une obligeante communication de Madame Bouguereau, à qui nous adressons tous nos remerciements.
« M. k Ministre,
« Plusieurs fois, et notamment cette année, lorsque rinsulTîsânce des rccoltesj excité In soHîcîiudc du j^ouvernement pour les classes ouvn<^res, il a Uemaailé des crédits extraordinaires destinés à leur procurer du travail pendant la mauvaise saison. En général ces crédits s'appliquent à des travaux de terrassement exécutés par les soins des communes qui doivent y contribuer dans une certaine proportion* On a remarqué souvent les inconvénients de ce système. D'abord Taccu mutation dangereuse des ouvriers par masses considérables dans le même lieu» puis le résultat insignifiant, nul, ou même nuisible, et qui rappelle les ateliers nationaux» Les comunuies qui obtiennent les subventions les plus considérables ne sont pas toujours celles qui eu trouvent Temploi le plus utile, et très souvent on remue la terre uniquement comme un prétexte pour occuper des bras oisifs. D'un autre côté ces travaux rebutent les bons ouvriers qui y voient une espèce de dégradatign à laquelle ils se soumettent diffici* lement et toujours avec dépit* Li Commission des Monuments historiques a pensé qu'une très petite partie des crédits mis ;l la disposition du gouvernement dans les années de disette pourrait 6tre plus avantageusement con. sacrée à des restaurations monumentales, dont partout on reconnaît la nécessité.
tt V. Exe, sait que ces travaux exigent des ouvriers intelligents, qui s'y plaisent parce que la variété de leur tiiche les intéresse et les instruit. Un grand nombre de métiers y trouveraient de l'emploi. Sculpteurs, tailleurs de pierre, maçons, charpentiers, menuisiers, serruriers.
terrassiers même auraient partout une occupation proportionnée à leur savoir faire. Presque toute la dépense d'une restauration consiste dans le prix de la main d'ceuvre, ainsi l'argent serait employé de la manière la plus réellement profitable et la plus conforme aux intentions bienfaisantes du gouvernement.
« Rien de plus facile que de trouver immédiatement l'emploi d'une somme considérable, d'un million de francs, par exemple. Les études préparatoires sont terminées, les devis sont vérifiés, les ateliers pourraient être formés aussitôt que V. Exe. en donnerait l'ordre. Les travaux pourraient commencer ce mois même, si des crédits étaient ouverts, ou si par un arrangement avec M. le Ministre de l'Intérieur une partie des fonds mis à sa disposition étaient affectés à des restaurations. La rigueur de la saison ne seniit pas un obstacle, car les ouvriers pourraient être employés à l'intérieur des édifices.
« Il n'y a guère de département qui ne possède des monuments d\inc importance considérable, et il n'y a pas de monuments où Ton ne pût faire des réparations très utiles et toujours urgentes.
« La clause qui subordonne au concours des communes l'obtention des subventions prélevées sur les crédits extraordinaires ne serait pas un obstacle à l'exécution du projet qui vous est soumis. En effet, un très grand nombre de communes ont sollicité des subventions pour la réparation de leurs monuments en offrant de contribuer à la dépense selon leurs ressources. Il est probable que ces offres se multiplieraient notablement si la destination proposée pour les crédits extraordinaires était autorisée par l'administration.
« Le ^èle et le talent des architectes aitachés à ^otrc département vous sont connus. Ce serait une garantie pour le bon emploi des fonds du gouvernement trop souvent abandonnés i la direction d'administrations locales peu éclairées.
« Si vous daignez approuver eu principe le plan que la Commission a Thonncur de vous soumettre et dont elle croit inutile de présenter ici le dévclappcment, elle s'occuperait immédiatement de rédiger tm projet de travaux de restauration pour la somme que vous voudriez bien lut fixer. »
Lorsque dès le début de Tannée 185e la grossesse de rimpératrice fut annoncéCj on envoya de tous côtés des pièces de circonstances*
« Mérimée fut chargé de revoir ces pièces de vers et de choisir celles qui pouvaient mérilCr une récompense. Etles étaient toutes détestables. 11 s'en trouva une qui fut cependant mise de côté et qui égaya beaucoup ceux qui purent la lire, L*auteur s*adressant à rimpératrice débutail ainsi :
Madame Dans vos bras amoureux -* ...,•-..
Mérimée ne pouvait parler de cette pièce de vers sans rire aux larmes '. »
M. de Fortoul, ministre de l'instruction publique, mou-
X. Gustave Qaudin, Mes SoutftHin, Les boulevards de i840-x87i. Paris, 1884, p. 161.
rut le 7 juillet 1856. L'impératrice, dit-on, pensai Mérimée pour lui succéder '. En tous cas, ses chances, s'il en eut, ne furent pas de longue durée, car, dés le 20, on désignait comme seuls candidats sérieux MM. de Parieu, La Guéronniére et Royer, ancien procureur général *. Roulland fut nommé le 14 août. Le 1 1 juillet Mérimée écrivit (à M. Mocquard ?) une longue lettre ' où il lui exposait quelques idées. Il demandait que les cathédrales — monuments historiques — relevassent du Ministère d'État et non de celui des Cultes, qui répartit les fonds dont il dispose « non point selon l'urgence des travaux, mais selon les rapports plus ou* moins fréquents, plus ou moins intimes qu'il a avec les évéqucs ». Cela devait constituer une économie de contrôleurs. « Tout se ferait avec plus d'ordre, plus de régularité et mieux. » De même il désirait que les bibliothèques et l'Institut fussent mis sous la même dépendance du Ministère d'État. Pour les missions et subventions, « accordées par le M. I. P. elles semblent le prix d'une espèce de concours littéraire, tandis que venant du Ministère d'État, elles paraîtront, ce qu'elles sont en réalité, des grkcs du souverain ». Nous citerons en entier le post-scriptum :
« Vous avez vu, sans doute, le Bristisb Muscum de Londres, qui renferme les collections les plus admirables en tout genre sous la même administration. La splendeur de cet établissement et sa prospérité sont dues à la
I. Lettre de M. Nieowerkcrke an général Fleury, du 15 juillet 1856, p. p. le comte de Vickastcl, III, aaa.
a. VUlcastel, III. aaé.
5. Pa^ert et corrttpondâtuê it la famiUe impiriak [éd. Gamier]. Paris, 187 1, t. II, $a-6.
}44 KOTËS SUl PROSPER MÉRIMÉE
concentradon dans le même service d'une galerie d'antiques, d'une bibliothèque» de collections d'histoire naturelle, d'un musée ethnographique, ctc* C'est la réunion du Musée du Louvre et de b Bibliothèque natio* naie. C'est le résultat d'une direction unique pour les arts et les sciences ". »
Cette note ne devait pas être oubliée, et deux ans plus tard, lorsqu'on institua une commission pour réor-^ ganiser la Bibliothèque nationale, Mérimée fut nommé rapporteur.
C'est très probablement de la même époque que date la circulaire, sans date, aux architectes diocésains dont la minute, écrite de la main de Mérimée, se trouve dans les archives de la Commission des Monuments historiques •»
11 leur demande d'abord, dès leur entrée en fonctionSf un rapport détaillé sur les monuments et un devis pour les réparations à exécuter dans l'année. Il leur donne ensuite les instructions suî%'antes :
t. Le rapport « devra contenir une description détaillée des édifices, rindteation de la nature des matériaux, les dates des constructions successives, et particulièrement celle des réparations plus ou moins récentes, » Il devra signaler » les causes de destruction permanentes..., telles que vice de construction primitif, manque d'entretien prolongé, etc. »