ANNÉES DE DISSIPATION
La Révolution de 1830 fut favorable à Mérimée : après avoir exercé quelques semaines les fonctions de maître des requêtes, il devint chef de cabinet du comte d'Argout et le suivit en cette qualité dans les pérégrinations successives d'Apollimirc^ qui passa du ministère de la marine à celui du commerce, puis à l'Intérieur. Ccst h cette époque que commença pour Mérimée cette vie de plaisirs qui devait lui donner une si mauvaise réputation.
Ses compagnons ordinaires étaient Jacquemont ', quand il n'était pas en voyage, Hippolyte Royer-Collard
f. Mérimée écrivait & M*' Lenormant le 2a décembre 1867 : « Victor Jacqucnioot ctt un des hommes les plus.remflrqttables que {'aie rencontrés, celui qui me représentait le mieux le stoïcien grec, aimable avec cela, et plein de gaieté et de grâce. ]e pense toujours à lui lorsque |c me trouve dans quelque situation difficile, et au conseil quHl pourrait me donner. • (Rtvuêdi Paris ^ 15 novembre 1895, p. 447.) Dans la correspondance de Jacquemont trois lettres sont adressées à Piosper Mérimée; Tune datée de Subhatoo, du 28 novembre 1831 (II, 208), une autre du 15 décembre 1851 (H, 239) et une 5" du 16 juillet l8)2 (II, $68). Mérimée lui a consacré deux notices, Tune dans la Rtvue de Paris de mal i8s$, l'autre forme la préface de l'édition de la Correspondance de Jacquemont donnée en 1867. Toutes deux figurent d«ni les Portraits Httariquita liiiéraires, p. S S -76*