‹ Notes sur Prosper MériméeChapitre 150 sur 197 · LA FIN · texte numérisé non relu

LA FIN

■ ...Je Toit Teoir la mort et |*y tnit préparé... • (Mérimée i M. Edouard Grenier, a7 laillet 1870.)

SIXIÈME PARTIE

Mérimée semble avoir été d'un tempérament robuste. Jeune, il eut peut-être quelques indispositions. Sautelet, dans une lettre à J.-J. Ampère » du 3 novembre 1824, parle d'une maladie de Mérimée qui dure depuis huit jours déjà; mais ce n'est guère qu'à dater de 186 1 que nous le voyons se plaindre de sa santé.

II écrit à M" Senior, le 12 janvier 1856 : « J'ai été repris de CCS douleurs névralgiques pour lesquelles vous me conseilliez une fois de boire de l'eau-de-vie. Cela me fait so* fTrir beaucoup, et quand je ne souffre pas, j'ai peur de souffrir bientôt, en sorte que je passe mon temps au plus mal 3. »

Il est sujet aux rhumes; et, dans une lettre au D' Maure, le 6 mars 1859, il dit : « Je voudrais bien n'avoir pas

t. Il ft para, 'vers 1894, dans un |ouraal de médecine de Ptrit, des fragments de lettres de Mérimée concernant sa santé, sans aucun commentaire. Nous regrettons de n*avoir pu prendre connaissance de cet article, malgré les demandes rcitêrces adressées au directeur de ce journal.

3. André-Marie Ampère et j.-j. Ampère, Corrnpcndana ti Souvenirs, Paris, Hetzel, 187$, I, 381.

.). D'Haussonville, Prof/krr Mirimit, Hugb EUwi, p. 84.

quitté ce pays délicieux où Ton mange des truites et où l'on boit du vin du mont Ida. Je suis arrivé à Paris avec la force d'un lion de quatre ans, et, à peine m'étais-je installé, qu'un rhume affreux m'est tombé sur la nuque ou plutôt sur la gorge. Je tousse, je crache, je tousse, etc. malgré le sirop de térébenthine qui est le remède à la mode et qui guérit tout le monde excepté moi. Vous me direz : Recipe Patientiae Q. 5*., mais je dirai toujours que c'est une honte que, dans ce siècle de lumière, on n'ait pas encore inventé un remède qui guérit les rhumes. ■ »

En 1 86 1, il a des douleurs d'estomac, et on lui ordonne « un remède très agréable, qu'on appelle des perles d'éther. Ce sont de petites pilules de je ne sais quoi, transparentes, et qui renferment de l'éther liquide. On les avale, et une seconde après qu'elles sout dans l'estomac, elles se brisent et laissent échapper l'éther. Il en résulte une sensation très drôle et très agréable ' ».

En août 1862, il va à Bagnères de Bigorre, d'où il écrit que le médecin des eaux, un de ses camarades ', l'a ausculté, « donné des coups de poing dans le dos et dans la poitrine, et m'a trouvé deux maladies mortelles dont il a entrepris de me guérir, moyennant que je boirai tous les jours 2 verres d'eau chaude qui n'a pas très mauvais goût... En outre, je me baigne à une certaine source dans de l'eau assez chaude, mais très agréable à la peau. Il me semble que cela me fait du bien. J'ai des palpita-

Page 1