hlhtt à INimuf. n, $o| lu aoAt 1867I
consulter Liebreich ', dont il avait aidé les débuts en France, comme le montre une lettre inédite, sans date, à Bixio :
. « Mon cher ami, je suis venu pour vous parler de l'affaire de M. Liebreich, qui vous est déjà connue sans doute. La grande difficulté parait être qu'il n'a pas en France le diplôme de docteur. Il s'agit de déterminer les professeurs à ne pas l'exiger, chose peu aisée, dit-on. Je suis allé inutilement deux fois aujourd'hui chez le D' Gavarret, que vous connaissez, je crois. Je lui écris une longue lettre touchante j'espère, mais lés médecins ne sont pas faciles i attendrir. Je pars demain pour Ginhes. Tâchez de parler ou faire parler à M. Gavarret. Mille amitiés.
« Vendredi soir ».
Les rhumatismes, eux, revinrent avec l'hiver ainsi que la toux et les suffocations. 11 a même recours aux charlatans et aux remèdes les plus bizarres. Il écrit à M»* Lenormant, le aa décembre 1867 : « J'expérimente pour le moment des serviettes inventées par un apothicaire de Tarascon, que vendent des religieuses avec la manière de s'en servir. Je m'en trouve vraiment assez bien depuis 5 à 6 jours ; il est vrai que le soleil et la chaleur leur viennent en aide. » « Je suis quel quefois une bonne
I. Lillraè Panini, II, 510 [27 septembre]. Il est i remfln|uer que Mérimée t tidé de son Influence beaucoup de médecins. Ainsi il recomnumd« une fols i Lenonntnt un D' Dalm«s, devenu sourd, qui renonçait i It médecine et désirait faire un catalogue de la médecine à la Bibl. nationale. (Lettre ad.)
422 NOTES SDR PIOSPBR MÊUMÊE
partie de la journée sans pouvoir respirer, écrÎTsit-il en janvier 1868. Ce n'est pas une douleur aiguë, c'est un malaise des plus impatientants et qui agit le plus fort sur les nerfs. >»
Le hasard lui indiqua un nouveau remède qui apporta quelque adoucissement i ses souffrances.
Le 19 février il écrivait à un de ses amis avocat i Mar« seille :
' c G>mment vous portez-vous? 11 y a un siècle que je veux vous demander de vos nouvelles. Il y en a un autre que je voudrais aller manger une bouille-abaisse avec vous chez Roubiou. L'homme propose. Je suis toujours horriblement souffreteux. Asthmatique réfractaire, je passe mon temps à haleter, quand je n'étouffe pas absolument. C'est une triste vie. J'espère que vous êtes toujours gaillard... » *
Son correspondant lui répondit immédiatement et lui apprit que, asthmatique, lui aussi, il avait été guéri par des bains d'air comprimé. Mérimée ne perdit pas de temps pour lui demander de plus amples renseignements.
«r Cannes, 22 février soir.
« Mon cher ami,
«... Mais vous me contez des choses pleines d'intérêt. Comment vous avez été asthmatique et vous avez guéri tous cloche? J'ai Lyon tellement en horreur que je préfère aller i Montpellier, s'il n'y a pas de cloche i Paris.