‹ Notes sur Prosper MériméeChapitre 158 sur 197 · I. iMires à «M incMtfiM, II» 327 (20 aTril · texte numérisé non relu

I. iMires à «M incMtfiM, II» 327 (20 aTril

Je n'ai pas de force et la moindre fatigue m*abat complètement. En même temps, j'ai des douleurs à l'épigastre que le D' ne s'explique pas, mais qui compliquent ma situation, bien qu'elles n'aient rien de commun avec l'itat général du malade. J'espère que cela n'est qu'un accident. Les bains me font toujours plaisir à prendre et la petite douleur des oreilles qui m'avait rendu sourd est presque passée. Je compte rester encore ici une huitaine, et y revenir probablement, car j'ai grande confiance dans leD' Bertin*... »

Et le lendemain il envoyait au D' Robio une lettre contenant plus de détails :

« Montpellier, 39 avril.

« Hôtel Nevet.

« Mon cher G)nfrère, « Il y a quelque temps que je veux vous écrire, puis j'attendais toujours que les bains d'air comprimé me fissent quelque effet décisif. Je suis à mon dixième bain. Le D' Bertin qui m'a ausculté avec beaucoup d'attention avant de commencer, dit que l'emphysème a diminué, et en effet, il m'a montré qu'en respirant je soulevais le haut de ma poitrine ce que je ne faisais pas auparavant. Je sens d'ailleurs que j'inspire l'air plus facilement et plus profondément. Cela n'empêche pas que je ne sois essouflé pour monter à uu premier étage et que je n'éprouve souvent des malaises surtout après avoir mangé. Je crois qu'il y a dans mon cas deux points très différents,

1. IjHtrê in^iU, dmt t^tigimÊi w'i^fwHwil. Cf. Lettre i U princesse Julie, 4u 1) septembre 1868, Isc al., p. 16$.

LA SANTÉ DE MÉRIMÉE i|29

dyspnée et dyspepsie, qui réagissent l'un sur Tautre. Ce sera toutefois un grand point si l'emphysème disparait. Il faut dire qu'il fait un temps exécrable. Tantôt un soleil ardent, tantôt un vent glacé. Pas une goutte de pluie. Tous les agriculteurs sont au désespoir et font des processions. Quant aux bains en eux-mêmes, je m'y trouve comme le poisson dans l'eau et je ne manque jamais de m'y endormir au bout de dix minutes. L'impression sur le tympan est d'abord désagréable, et j'ai cru que je deviendrais sourd tout à fait. Maintenant j'y suis à peu prés accoutumé. Je pense revenir la semaine prochaine...

« Adieu mon cher Confrère, veuillez agréer l'expressiod de tous mes sentiments dévoués.

« P. Mérimée. »

Il prit en tout a8 bains et se sentit mieux; les étouflcmcnts étaient très courts, la respiration se faisait plus facilement. Son médecin de Paris et le D' Maure ne trouvèrent plus trace d'emphysème '.

Pendant l'été de 1868, il eut des douleurs d'entrailles qui lui permirent, l'année suivante, de donner à Panizzi, atteint de la même indisposition, des conseils basés sur l'expérience. Il expérimenta donc le diascordium, « on en prend gros comme une noisette », et un autre remède plus simple : « remplissez de gomme arabique en poudre la moitié d'un verre, mettez y du sucre, si vous voulez, puis ajoutez de l'eau en tournant dans le verre avec une

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