‹ Notes sur Prosper MériméeChapitre 159 sur 197 · I. iMtrtsà Pmù^t 11, 5)4, [28 mai · texte numérisé non relu

I. iMtrtsà Pmù^t 11, 5)4, [28 mai

4)o NOTES SUR raospn méumêb

cuillère, de £^oq â faire uae pite de la coosistance de la gelée '. »

Il retourna à Montpellier en octobre se remettre entre les nuins du D' Berttn. Il écrivait le i6 novembre :

«... Les bains d'air qui m'avaient fait tant de bien le printemps passé, n'ont pu me guérir d'une bronchite qui a succédé à mon asthme et qui le vaut bien. Je suis depuis 6 semaines toussant et étouffant, sans que les différentes drogues que je prends avec beaucoup de docilité et de résignation me fassent assez d'effet pour que je puisse reprendre ma vie habituelle... * »

Rentré à Cannes, il écrivait au D' Robin le 22 novembre :

« ...Je suis arrivé à Montpellier au commencement d'octobre avec les poumons dans un état très satisfaisant, mais avec un rhume qui s'était augmenté dans le chemin de fer, et que la bise de Montpellier a perfectionné encore. J'ai repris des bains d'air comprimé, toujours avec le même sentiment de bien-être, toujours m'endormant dans ma botte, mais cela n'a pas guéri du tout mon catarrhe. On a essayé des emplâtres de moutarde, des purgatifs et de je ne sais combien de drogues, sans succès. J'avais des quintes de toux très fatigantes, et tant de flegmes que je passais mes nuits à corner comme un cheval poussif. Nul retour d'emphysème cependant. Je suis arrivé ici toujours toussant, et le D' Gimbert est venu me

I, Lêihts à ^«K^i. U» |6|.

voir de votre part. Il m'a conseillé l'eucalyptus qui est un arbre de la Nouvelle Hollande, naturalisé à Ginnes. J'en ai mangé et respiré le tout en vain. Il m'a fait alors badigeonner le dos avec de la teinture d'iode, ce qui a arrêté la toux et m'a fait dépouiller un parchemin sur lequel on aurait pu écrire une charte aussi longue que les rois mérovingiens en faisaient. Aujourd'hui je ne tousse presque plus, et j'ai des nuits tranquilles. Seulement je ne mange pas. J'ai de la répugnance pour la viande, chaude surtout. Le D' Gimbert me fait prendre des gouttes de teinture amére de Beaumé, mais je ne m'aperçois pas que cela ait un grand effet. Il a trouvé mes poumons en excellent état, et il croit que sans les bains d'air comprimé que j'ai pris à Montpellier, mon catarrhe aurait été plus fort et plus tenace. En résumé, je me crois guéri de l'asthme, mais j'ai un catharre qui le vaut. A présent il est bénin, mais je crois qu'au premier froid il deviendra très dèsa* gréable. Je commence à faire un peu d'exercice et j'évite les courants d'air. Je m'abandonne d'ailleurs à la Providence et aux prières de M. le cardinal de Bonncchose. Si vous connaissiez quelque drogue anticatarrhale, veuillez m'en faire part.

« Nous avons eu ici quelques cas de petite vérole, entre autres madame G)urmont. Elle est bien à présent et je n'entends plus parler de cas nouveaux. Si vous rencontrez Du Sommerard dites lui qu'on l'attend avec impatience et que s'il n'apporte pas de maladie de Paris, il risque (comme on dit à Marseille) de n'en pas attrapper

« Nous avons pris l'autre jour un poisson volant fort beau. Je ne vois point d'autre évennement (sic) notable

à VOUS mander. Si vous étiez libre je vous dirais de venir nous voir dans notre oasis. Adieu, mon cher docteur, veuillez croire à tous mes sentiments dévoués.

« P. Mérimée. »

Dés ce moment, il y a aggravation dans ses souffrances'; désormais il ira de plus en plus mal. Il écrit au D' Robin :

« Cannes 9 février [1869].

a Mon cher Docteur,

« Je souhaite et j'espère que vous avez un meilleur carnaval que moi. Je vais de mal en pire, et je tousse toujours. Je ne mange, ne bois, ni ne dors. Four m'achever de peindre voici ce qui m'arrive. Je me suis mis entre les mainis du D^ Gimbert sur votre recommandation. Il me plaît fort et est excellent pour moi. Il a essayé le goudron, le soufre, Tarsenic, etc. Toujours la toux obstinée. Mon plus grand mal était l'insomnie. Toutes les nuits j'avais une ou deux crises de suffocation qui duraient une heure ou deux, pendant lesquelles malgré le soin que j'avais de me tenir sur mon séant, j'éprouvais je pense les sensations d'un pendu. J'ai essayé de la codéine, du sirop d'éther, des cigarettes de stramonium; une dame américaine m'a donné une drogue anglaise nommée Népenthé, qui m'a réussi une fois. Le D<^ Gimbert me disait de prendre patience, et que les suffocations disparaîtraient avec ma bronchite; mais la bronchite dure toujours. II y a quelques jours, Saulcy est passé par Cannes et metrou-

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