‹ Notes sur Prosper MériméeChapitre 171 sur 197 · Calderon · texte numérisé non relu

Calderon

[A Aug, Sauielei]

• [novembre 1826].

« Bien des remerclments mon très noble ami pour les 3 volumes que vous m'avez envoyés. Mais ce n'est pas cette édition là que je vous demandais. Celle que je voulais devait être en 4 volumes in-8<> et coûter au plus 50 francs. Or celle que vous m'envoyez est en 10 volumes à 12 francs pièce ce qui est beaucoup trop cher pour un gueux comme moi. Peut-être me suis-je mal expliqué, en tout cas je coupe de mon Moore l'annonce ci-jointe où vous verrez que le Calderon que je demandais est imprimé pour Emst Flcischer, tandis que le vôtre est imprimé pour Brockaus. Je vous renverrai demain vos trois volumes, et je vous prierai de penser à moi si l'édition pour la canaille tombe sous votre patte.

« Depuis que la divine Judith est partie nous ne nous sommes plus revus, pourtant je voudrais bien causer avec vous de mille et mille choses. Est-ce qu'il n'y aurait pas moyen d'arranger pour un de ces jours un dincr sentimental entre M. de l'Ecluze, Albert, vous et votre très humble ?

« Vous savez que Jacquemont est parti pour New- York.»

(Non sign^,)

II. Cancionbro GENERAL [de los tiios prifictpales trohadores de Espaila^ compUado del Feniddodel Caslillo].

t. Publié en fac-simfle dans rAfe du Romëuiiswu, %• (ësc,, p^ $> — Elle a figuré sur un catalogue du i** juin 188), n* 95, et appartient à la collection H. Cordier.

12. Carderera. — Iconographie espagnole ou Collection de portraits, de statues et de monuments funéraires inédits, etc., de l'Espagne, depuis le xi« siècle jusqu'au xvii*. En espagnol et en fr. 26 liv. gr. fol. Didron 1861-1865.

A propos de cet ouvrage, Mérimée écrivit (à M. de Merccy?) la lettre suivante :

« Mon cher ami,

« M. Girderera qui vous remettra cette lettre est l'auteur de l'ouvrage dont je vous ai déjà parlé et que je vous recommande de nouveau. 11 a recueilli avec un zèle admirable une foule de monuments très curieux pour l'art et pour l'archéologie, dont un assez grand nombre n'existent plus aujourd'hui. Je crois que son ouvrage est de ceux qui méritent d'être encouragés parce qu'ils sont véritablement utiles. J'en ai déjà parlé à M. le Ministre, et je lui en parlerai de nouveau. Soyez assez bon de votre côté pour l'engager à y porter de l'intérêt. M' de Carderera qui est lié depuis très longtemps avec la comtesse de Montijo, vous sera encore recommandé par S. M. l'Impératrice.

« Vous verrez par le spécimen que M. Carderera vous montrera qu'il a mis tous ses soins à rendre son ouvrage non seulement utile mais encore agréable et qu'il peut plaire aux gens du monde comme aux artistes et aux antiquaires.

« Mille amitiés et compliments.

« P' Mérimée.

« 22 novembre 1856. »

13. W* DE Castellane. — Recueil d'Inscriptions des XI^ et XII* siècles.

45<> NOTES SUR PROSPBK MÊRIlfÊE

Voici la lettre inédite que Mérimée lui adressa à cette occasion :

c Paris, 17 décembre i8}6.

c Monsieur le Marquis,

c J'ai reçu le curieux recueil d'inscriptions des xi« et XII* siècles que vous avez eu la bonté de m'envoyer. Veuillez agréer tous mes remerciements pour cette intéressante collection, que je regarde comme destinée à, jeter un jour nouveau sur l'étude des monuments du Moyen Age. Jusqu'à présent les ouvrages de paléographie ne s'étaient occupés que des chartes, à peine des manuscrits ; ils avaient tout à fait négligé les inscriptions. Votre beau travail remplit cette lacune. Je désire bien vivement que vous y donniez suite pour le xiii* et le Xfv* siècle qui présentent encore souvent des formes de lettres très bizarres.

« Peut-être, Monsieur le Marquis, aurai-je l'honneur de vous voir l'année prochaine. Je visiterai l'Auvergne et le dépt. de l'Aveyron Si je puis achever ma tournée avant la mauvaise saison, je serai bien heureux de revoir votre beau musée, qui, me dit-on, s'est encore augmenté de quelques monuments d'un haut intérêt.

c Veuillez agréer. Monsieur le Marquis, la nouvelle assurance de la très haute considération avec laquelle je suis

« Votre très obéissant et dévoué serviteur. « P' Mérimée.

LA BIBLIOTHÈQUE DE PROSPBR MÊRIIIÉE 457

« A Monsieur le Marquis de CnslelUwe^ président de la Société archéolo^que de Toulouse. »

14. Cousin (Victor). — Nous avons parlé ailleurs* des relations qui existaient entre G)usin et Mérimée. Lorsque parut Af»« de Lmgueville^ Mérimée écrivit à Cousin pour le féliciter *. Il devait avoir dans sa bibliothèque sinon la totalité, au moins la plus grande partie des ouvrages historiques du philosophe.

15. Daumas (g»»). — Mérimée avait tous ses ouvrages sur l'Algérie J.

16. Dixon's. — New America^ « livre trop long et mal fait, mais dont l'auteur parait honnête et dit ce qu'il a vu et entendu 4 ».

17. Damas-Hinard. — Mérimée était en relations continuelles avec le secrétaire des commandements de l'Impératrice. D'un autre côté, il avait sa grande réputation littéraire. Damas-Hinard lui envoyait certainement ses ouvrages. — Nous n'avons de renseignement certain que pour le Poème du Cidy texte espagnol, accompagné d'une trad. fr. Impr. imp. in-40, 1858. Mérimée lui écrivait ;\ ce propos.

« Cher Monsieur,

« ... Je lis le Cid avec grand plaisir. Votre introduction m'a charmé. Il me semble que vous démontrez de

I. Latra inédites de Prosper Mhimk^ p. Lxiii-Lxxxni. a. Lettre du 12 septembre 1855, lec. cit,, p* 48. ). Lettre à Qerc de Landress: du 12 décembre 1859, dtns LrUres itU4., p. 212.

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