ANNÉES DB DISSIPATION
Un homme devait avoir sur Mérimée une grande influence : Stendhal.
scaltnir (rie). Il fiiat, lui disait-il, savoir gré, anx avoués qui quittent leur état. » Il profitait de Toccasioii pour parler de Vêhhi Auhaht^ para la veille dans le ComlUulioimtl. t Véron juge bien ses abonnés ; il a donné cette charmante nouvelle un jour où il n*y a que les gens sagea qui lisent les journaux. Moi qui suis de ces gens-là, et |*en gémis, |'ai rein cette correspondance avec délices, elle m*a fait faire mon mardigns. »
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STEXDSAL
dxt LbgST. Bficri Br}'k a nznt rrnçccBsinL çœ produisit BUT lui « ce pBLTir jPTjTif bnimDe ce rtim^oie grise «3 fii lûâ ai«c toa sa jetroussÊ. Ce îame K-irn-m^ arah queignc ihaat ^'e^rocit es f'ccrfaicmcaii irplaïmïL Ses jen pc9Ît» es socss arresÔDD arsîezn ua air touyjan k mêsne et cet air èan mesdiast. Tdje fbt b prcasiilTr vœ en rx'.jccs de mes szz:% ana^ls * b. Ht Stendhal ^ocie : « je ne sus ptas troc» se? 3e soo cœur, mais je sois sûr de ses tak=its, c*est M. le coxs^e Garni, au}oiirdl3m si connu, et donî une Icme reçue b seanainc passée * m'a rcoda heurciix pendant deux joars... Sa mère a beaucoup d'esprit et une raison supérieure. G>mme son fils, eUe me semble soscepdble d'ancndrissement une fois par an. >
n ne nous a été conseiré que deux lettres de Stendhal à Mérimée. Celui-ci les a publiées dans l'édition donnée par lui de la correspondance de son ami. L'une du 23 décembre 1826, est relative a son roman d^Jr-
I. Stendhal, Smn/tmên é^Ei^Hsmte^ aatobiopaplûe et kmcs médites publ. p. Casimir StiTiettski. Paris, durpeaticr, 189), ia-ia, p. xofl^. a. Le fragment est du a jntUet 18) 1.
tnance *. Il demande une réponse, et termine : « Gardez ma lettre, nous en reparlerons peut-être en 1828. » Selon son habitude ', Beyle a signé d'un nom de fantaisie : comte de Chadevelle.
La seconde lettre mérite s d'être reproduite en partie :
« Paris, le 26 décembre 1829,...
«... La jalousie ne tue l'amour que dans un cœur froid de 40 ans, qui désespère. Cette jalousie vous grave i jamais dans le coeur de M... Cette cristallisation peut être lente. Vous pouvez la hâter de six mois (+ ou — ), en lui disant : < Depuis trois ans je vous adore, mais je n'ai que 1700 Ir. de rente et ne puis vous épouser. Je n'ai pas voulu mourir fou. » Ni plus ni moins. Laissez le développement i son cœur....
« Je crois que vous seriez plus grand, mais un peu moins connu, si vous n'aviez pas publié la Jacquerie et la Guiky fort inférieures à Clara GaïuL,.
< Que ferez- vous avec mille francs?..
< Si vous n'êtes pas pressé, oubliez le roman pendant un an. Alors vous le jugez. Du moins moi, au bout de six mois, j'ai tout oublié. Sans doute plus d'un duc voudrait se faire un nom pour mille francs. Plus d'une
I. De Stendhal, Carnspandance inidilt, précédée d'gne introduction par Prosper Mérimée. —Paris, Michel Lévy, 1855, in-ia, t. II, $6. [n- 141].
3. « La police de l'Empire pénétrait partout, à ce qu'on prétend et Foaché savait tout ce qui se disait dans les salons de Paris, Beyle étai^ persuadé que cet espionnage gigantesque avait conservé tout son pou. voir occulte. Aussi il n'est sorte de précautions dont il ne s'entourât pour les actions les plus indifférentes. )amais il n'écrivait une lettre sans la signer d'un nom supposé... ■ (H. B. édition de 1864, n. $9). ). Cerrapenéûna, etc., II, 79 [n" ijo].
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fetnsc hccaéte Tooinît en être i soa qiatrwtne rendez- ▼005 arec toos. Mab où troorcr Tagent de duoge pour ooe teCe négodatfoD ?
« Si TOOS Toalez nunger loon francs sans JvLii, Usezmoi TOtre roman ; car, comme Courier, je ne pois juger sor le mannscrh. Je l'entendrai avec plaisir, de sept heures du soir i minuit, en deux ou trois s^nccs.
« Je serab trop sévère pour Totre style, que je trouve an pcQ portUr. J'ai eu du hal àfaire^ etc., pour : Pai eu de b peine à £ûre, etc.
...Suivant moi, les grands hommes du Glche sont Jaloux de vous. Je sens souvent en vous b manière de raisonner de MaisontietU, ii ai une jolie phrase au lieu d'une raison, id est le manque d'avoir lu Montesquieu et de Tracy + Helvétius. Vous avez peur d'être long.
< Cela sent le goût vaudevillique de 1829.
m Vous et moi, ou vous tout seul, nous ne pourrons j;im;ii5 être au-dessous de b pièce que vous me nommez. C'est li que vous trouverez des mille francs, et vous ne courrez pas le quart du péril où votre roman va vous exposer. S'il n'est pas supérieur à b Jacquerie^ vous tombez.
« Souvent, vous ne me semblez pas assez délicaienieni tendre ; or il but ceb dans un roman pour me toucher.
« Choppîn. »
Le passage suivant d'une lettre de Mérimée explique comment il se fait qu'il n'y ait que ces deux lettres :
« Je passe tout mon temps à lire b correspondance de Beyle. Ceb me rajeunit de 30 ans au moins... Cela me
fait bien regretter éTavoir hrûli les lettres que Beyle m'icrù voit >. »
Par contre nous avons été plus heureux avec les lettres de Mirimie i Stendhal. Sept, dont les originaux appartiennent à M. Auguste G>rdier9 ont été publiées dans une plaquette privaiely printed > et reproduites, au moins en partie, dans un magazine >, par M. C. Stryienski.
La première, incomplète du commencement, est relative au Rouge et Noir. Elle est de fin janvier ou commencement de février i8) i, et non de la fin de 1830. La date nous est fournie par une lettre de Stendhal i Mareste 4 du 28 janvier 183 1, où il lui dit : « Clara vous dira que je lui ai demandé, en toute modestie, la note de ce qu'il faut changer. » Il ne nous reste que la critique du caractère de Julien, dans lequel < il y a... des traits atroces .dont tout le monde sent la vérité, mais qui font horreur. » La fin de la lettre, grâce à une absence d' « Apollinaire» est consacré à la nuit de noces de la reine d'Espagne, s
C'est peut-être au début disparu de cette lettre que se rapportait le passage suivant de la lettre de Stendhal à Mareste, du 23 février 1831 :
1. iMins à KM intaiumêt I, )3) [i* jain 1852]. a. S^ latm de hUrimk à Stendhal, — Rotterdam, aux frais de la compagnie, 1898. [Tiré à 25 exemplaires]. |. Rgvuedê Pmris, 1$ juillet 1898, p. 411-33.