‹ Notes sur Prosper MériméeChapitre 31 sur 197 · Mimmres du comU Je VkkasUl^ III, x · texte numérisé non relu

Mimmres du comU Je VkkasUl^ III, x

2. Sur ce prix, cf. Nisaxd, Souvenirs et notes biographiques, Paris, II, a94-)28.

5. Lettre de Sainte-Beuve, publiée par M. de Spoelberch de Lovenjoul dans La Véritable histoire de Elle et Lui (Paris, Calmann Lévy, 1898),

4. Op. cit., p. 199-202. Elle était jointe à une copie calligraphiée avec soin, hite pour M. de Mandre, de la notice H. B. (Caulopie Charles de Mandre, par Qaudin, 51 janvier 1887, n« 1641, p. 390).

En avril 1834, Vitet, inspecteur des monuments historiques se retirant, Victor Cousin recevait la lettre suivante < de Peisse :

« 13 avril 1834

« Mon cher Monsieur Cousin, cent fois et mille fois

merci pour votre active et prévoyante amitié ; la place

est fort belle, fort convenable, et faite exprès pour moi ;

mais je doute qu'il soit possible de parler de cela dans

ces terribles moments. Je laisse i votre prudence le soin

de la première démarche auprès de Thiers, qui, je crois,

nommera A cette place, si tint est qu'on ne la supprime

pas. Il y a i craindre que Vitet avant de partir n'ait

arrangé sa succession ; mais le pire est que je viens de

passer dix jours au lit sans manger ni boire, par suite

d'une gastralgie des plus .violentes... Ceci ne pouvait

donc venir dans un plus mauvais momçnt. Il m'est

impossible de songer à sortir, surtout avec ce (roid ; je

vous écris donc pour ne pas vous faire attendre mes vifs

remerciements.

« Tout à vous,

« Pbissb.

« Un mot de réponse s'il y a lieu, mille pardons. > I. BIbl. V. Coatin.

46 NOTES SUR raOSFER MÊUMÉE

Et quelques heures après :

c I) avril 1834,

c Mon cher Monsieur Cousin, mon affaire ira comme les précédentes. Il parait qu'on se propose de donner la place à M. Mérimée. Si c'était fait et signé je ne me plaindrais pas ; on pourrait alléguer l'ignorance où on a été de mon désir à cet égard. Mais si on passe outre comme on le fera, je serai et suis très mécontent. Voilà quatre ans que cela dure et il n*y a qu'une mauvaise volonté qui puisse me laisser dans le triste défilé où je suis. Mon exbtence déji si précaire avec mes maladies continuelles, va être empirée encore par les derniers événements qui rendent ma position dans la république plus fausse qu'elle n'était. Faut-il bien cependant que j'y tienne puisqu'on me ferme toutes les portes qui s'ouvrent et comme à plaisir. G:ttc alFaire-ci me fait perdre le peu d'illusions que je conservais sur l'amitié de personnes à l'égard de qui la mienne ne s'est pas un instant démentie. Qpant à vous qui seul m'appuyez, bien que rien ne vous y oblige, croyez que je n'oublierai jamais ce que vous £iites pour moi. Je sais qu'on ne manquera pas de raisons ; mais j'ai le droit de demander une faveur et qu'on ne fasse pas' seulement que des choses faciles. Tout à vous de cœur.

« L. Peisse. »

La chose était, en effet, décidée, car le même jour Mérimée écrivait à son ami Hippolyte Royer-CoUard :

« Je suis venu pour vous dire que mon affaire était enfin terminée et i ma satisfaction. Vitet se retire >, et je

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