I. Le dernier rapport de Vitet est du 7 novembre x
l'inspection DBS MONUMENTS HISTORIQUES 47
lui succède. J'étais allé hier chez votre oncle dans
l'espérance de vous y trouver.
« Tout à vous.
cP. M.
« Lundi 13. »
Il semble d'après la lettre publiée plus haut, que Peisse désirait la place comme sinécure. Il n'en fut pas de même de Mérimée, qui prit sa fonction au sérieux. M. Bœswilwald en a témoigné naguère dans une lettre publiée par M. Filon >. On en verra la preuve dans les pages suivantes. Se souciant peu des fouilles, il aurait voulu que l'on se servit de tout l'argent mis à la disposition de la Commission pour des restaurations, des réparations à des monuments. Comme il l'écrivait dix ans après à Requien : « Il est assez indifférent que les objets antiques demeurent sous terre un an de plus ou moins. Ils s'y conservent fort bien ; tandis que les monuments qu'on peut réparer avec l'argent des fouilles ne veulent souvent pas attendre >. »
Dès lors, va commencer dans la vie de Mérimée une nouvelle phase et non des moins intéressantes : celle de ses tournées d'inspection qui nous vaudront des lettres charmantes et amusantes à ses amis, des rapports intéressants et remplis de curieux détails archéologiques aux ministres ou au président de la Commission s.
t. Mirimie ti sa amis, p. )6o-a. Cf. ibid,t p. zao-3.
J. Ltttn à Rtfuitm, dans Rsviu de Paris, da t$ mai 1898 p. 252 [du j jaUlet 1844].
). Cf. Violtet-te-Dac, Mirimk ti Us mmuuutUs bbioriquas dans Riuuê êê Paris dn 15 DO^emlnre 1895, P* 4'>-7* — Lucien Patè, VÊiai gt Us wmmmmimis historiquts. Conférence faite an Trocadéro le 9 août 1900, Paris, Picard, 1900, in-8", p. 7-8.