‹ Notes sur quelques appareils à extension pour la réduction des fractures de l'avant-brasChapitre 13 sur 18 · RE: FER · texte numérisé non relu

RE: FER

Le pocrEur BARANGER, en butte aux difficultés de la réduction des fractures de lavant-bras, devait chercher une solution à ces problèmes pratiques et imaginer un appareil nouveau, aboutissant, synthèse de tous ces appareils. Ses idées trouvèrent un développement pratique dans l’appareïi concu en collaboration avec l'ingénieur PRÉZELIN (schéma p. 32).

Il se compose tout d’abord d’un chassis, inerte, massif, gage de la stabilité de tout l’ensemble ; c’est sur cette base solide que s'adaptent les pièces vrai-

ment « actives » de l’appareil : système de traction

et système de contre-extension à l'opposé.

Le chassis est en fonte: il est volontairement massif et frappe à première vue par son importance. Il pèse en effet près de 190 kgs ; mais c’est là l’appui solide, inébranlable, indispensable au calme et à la précision du chirurgien. La base en est un trépied monté, pour la commodité des manœuvres, sur roulement; une des branches de ce trépied va insinuer son arc-boutant sous la table d'opération où se trouve étendu le blessé. C’est ainsi alors que la potence de l'appareil va se dresser à l’opposé du membre malade, à l'opposé aussi de l’opérateur et de ses aides, laissant le champ libre à toute manœuvre, qu’il s'agisse d’enrouler commodément des bandes plâtrées autour du membre, ou de procéder à une réduction sanglante : au niveau du trait de fracture, aucune pièce métallique ne se trouve à proximité du champ opé-

ratoire.

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