‹ Notes sur quelques manuscrits du musée britanniqueChapitre 11 sur 24 · Ed. Paulin Paris, t. II, p. 67. **- 9. Ed. Jafté, p. 53o · texte numérisé non relu

Ed. Paulin Paris, t. II, p. 67. **- 9. Ed. Jafté, p. 53o

aliquod acroama aut lectorem audiebat ; legebantur ei historiae et antiquorum res gestae. » En regard du mot acroarnUy le réviseur du ms. 5925, fol. 129 yo, a tracé cette note : « quod romancium modo dicitur, » ce qui a conduit le rédacteur des Grandes Chroniques à écrire : « À son mengier faisoit lire aucuns rommans ou aucunes anciennes histoires des princes anciens ^ »

Plus on étudiera le ms. 5925, plus on y trouvera, si je ne me trompe, la preuve qu'il est un des textes originaux qui étaient sou^ les yeux du rédacteur des Grandes Chroniques. Citait déjà au xvin® siècle Popinion de dom Bouquet, quand il disait ' : c Ce ms. contient tout ce qui est dans les Chroniques françoises de Saint-Denis, en sorte qu'il paroit avoir été Poriginal sur lequel la traduction françoise a été faite. » L'opinion de dom Bouquet a passé à peu près inaperçue. De nos contemporains, M. Lacabane est peut-être le seul qui Tait remarquée. Encore ne l'a-t-il citée que pour la combattre. Il s^exprime ainsi, dans le mémoire, justement célèbre, oîi il a prouvé que la dernière partie des Grandes Chroniques est Pœuvre du chancelier Pierre d'Orgemont : « Pour que le raisonnement du docte bénédictin fût admissible, il faudrait, dit M. Lacabane', que le volume manuscrit qu'il signale fût, par le caractère de l'écriture, antérieur au règne de Philippe-le-Hardi. Or, il est de la fin du xiv® siècle, c'est-à-dire postérieur de plus de cent ans au règne de ce même prince. » L'objection de M. Lacabane repose donc uniquement sur la date qu'il assigne à Texécution du ms. 5 92 5 ; il la rapporte à la fin du xiv" siècle et cite comme autorité la notice du catalogue imprimé en 1744 : « Is codex decimo quarto seculo exaratus videtur. » On sait jusqu'à quel point les rédacteurs de ce catalogue ont poussé la tendance à rajeunir les manuscrits dont ils s'occupaient, et leurs jugements doivent être fréquemment réformés. Ici le doute n'est pas même permis. Le corps du ms. 5925 est incontestablement du temps de saint Louis. L'écriture a beaucoup de ressemblance avec celle du ms. récemment donné à la Bibliothèque nationale par M. le duc de La Trémoille, et qui est authentiquement de l'année i25o^. La comparaison des deux manuscrits est d'autant plus légitime que l'un et l'autre

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