‹ Notes sur quelques manuscrits du musée britanniqueChapitre 5 sur 24 · I. Le nom est resté en blanc · texte numérisé non relu

I. Le nom est resté en blanc

Eodem anno, die Mercurii post [assumptionem] béate Marie, venit Parisius dominus Edoardus, régis Anglie [fîlius primogenitus], miles pulcherrimus et in belle fortis et strenuu[s, quem rex Anglie] misit Ludovico régi Francie, fîde data et presti[ta de transfrejtando cum eo, et de hoc faciendo tradidit sibi ftilium suum] primogenitum ; sed rex Francie de fidelitate Ed[oardi confîsus], dictum iilium suum eidem in Ângliam re[misit].

Tous ces articles portent bien le cachet de notes écrites par un témoin oculaire. Ils méritent d'autant plus de voir le jour que beaucoup des circonstances auxquelles ils font allusion ne sont pas rapportées ailleurs. Il y a cependant une de ces notes pari-^ siennes dont je retrouve la substance dans une chronique publiée depuis longtemps. C'est celle qui a trait aux fêtes de Tannée 1267. Voici ce qu'on lit à ce sujet dans la chronique anonyme que le ms. latin 14663 (jadis 287 de Saint- Victor) nous a conservée, sous la forme d'une continuation de la chronique de Robert de Torigni :

In festo Pentecostes, eodem anno, Philippus, primogenitus filius Ludovici régis Francorum, fit miles Parisius, cum tante urbis et civium apparatu, ut retroactis temporibus vix solempne festum Parisius fiactum vel alibi reperiatur. Unde et tota civitas sericis pannis et cortinis extitit ornata, et omnia civitatis ministeria, novis vestimentis induta de pannis brodatis, sericis, cendalis aut vestibus aliis, secundum preceptum et dispositionem prepositi Parisiensis. Qua die, in insula Béate Marie, per Simonem, legatum et cardinalem, predicatum est de cnice, et plurimi nobilium crucem ibidem sumpserunt, scilicet rex Navarre, et cognatus ejus comes Drocensis, cum multa nobilitate militum. Similiter Odo Rigaudus, venerabilis Rothomagensis archiepiscopus, cum pluribus clericis ibidem crucem assumpsit^

On peut comparer lès deux textes pour s'assurer que l'un ne fait pas double emploi avec l'autre. Mais, dans beaucoup de cas, les récits du manuscrit cottonien sont absolument originaux et nous révèlent des particularités tout à fait nouvelles. Ils ont donc le droit de figurer daos le Recueil des historiens y et l'Académie des inscriptions leur accordera^ je n'en doute pas, une place dans un prochain volume de la collection.

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