‹ Notes sur quelques manuscrits du musée britanniqueChapitre 6 sur 24 · I. Recueil des historiens, t. XXIII, p. 218 cd · texte numérisé non relu

I. Recueil des historiens, t. XXIII, p. 218 cd

Grandes Chroniques. — Ms. de Tancien fonds royal 1 6 G VI.

Ce manuscrit n'a point encore été employé dans les nombreuses discussions auxquelles a donné lieu Fhistoire des Grandes Chro-^ niques. U fournit cependant matière à plus d^une observation intéressante. J'ai donc cru qu'il importait d'appeler sur lui Pattention de nos compatriotes et d'exposer sommairement les conclusions auxquelles j'ai été amené en le comparant avec plusieurs manuscrits de la Bibliothèque nationale; si ces conclusions paraissent plausibles, elles aideront à résoudre un problème fort complexe, dont quelques côtés ont été déjà fort bien éclaircis, au xviii* siècle et de nos jours, par les travaux de Lacurne de Sainte- Palaye, dom Bouquet, Paulin Paris, Léon Lacabane, Natalis de Wailly, Paul Meyer, Jules Lair et Paul VioUet. La solution définitive sera donnée, espérons-le, par les critiques qui ne sauraient manquer de répondre à Tappel de l'Académie pour l'un des concours de Tannée 1878.

Le manuscrit du Musée britannique dont je vais essayer de définir les caractères, est un volume in-folio, de 443 feuillets de parchemin, à deux colonnes. L'écriture trahit une main française du milieu du xiv® siècle. A tous égards, l'exécution en est trèssoignée. On y compte environ 450 peintures, toutes fort curieuses comme œuvres d'art et fort instructives pour l'étude des costumes, des armes, de la marine, etc. au temps du roi Jean.

Ce manuscrit est en Angleterre depuis le xv® siècle, époque à laquelle une main anglaise a tracé sur le premier feuillet préliminaire le titre The cronicles of France. Le plus ancien possesseur connu a écrit cette note au haut de la seconde colonne du

fol. 443 :

Cest livre est à moy Homfré,

duc de Gloucestre, du don

les exsecuteurs le s. de Fauuheye.

Ce duc de Gloucester est le fameux bibliophile du xv* siècle, dont le nom se retrouve en France et en Angleterre sur un assez grand nombre de beaux manuscrits ^

Le ms. 1.6 GVI contient le texte des Grandes Chroniques, depuis

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