‹ Notes sur quelques manuscrits du musée britanniqueChapitre 7 sur 24 · I. Voyez Le Cabinet des Manuscrits, 1. 1, p · texte numérisé non relu

I. Voyez Le Cabinet des Manuscrits, 1. 1, p

les origines jusqu'à la mort de saint Louis; il a dû, à un moment, être complété par un second volume, consacré aux règnes de Philippe le Hardi et de ses successeurs jusqu'à Charles V. Cela résulte de la Table des noms des rqys de France, qui a été ajoutée peu de temps après la transcription en tête de Pouvrage, table qui va jusqu'au Rojr Charles le quint ^ mais dans laquelle les renvois aux feuillets s'arrêtent au rqy saint Lqys un\iesme^ de sorte qu'il est possible quei le second volume soit toujours resté à l'état de projet.

Le ms. lôGVIdoit représenter fidèlement une copie des Grandes Chroniques, de l'époque à laquelle cette vaste compilation n'avait pas été poussée plus loin que la mort de saint Louis. En voici les divisions, avec les renvois aux feuillets sur lesquels se trouve le commencement de chaque livre :

Fol. I. Prologue. « Cil qui cest euvre... i Fol. 2 v®. Livre I.

Fol. 19. Livre IL Fol. 42. Livre III.

Fol. 71. Livre IV.

. Fol. 89 V*. Livre V.

Fol. 122. Livre VI, ou I des Gestes de Charlemagne. Fol. i3o. Livre VII, ou II des Gestes de Charlemagne. Fol. 149 V. Livre VIII, ou III des Gestes de Charlemagne. Fol. i63. Livre IX, ou IV des Gestes de Charlemagne. Fol. 175 v». Livre X, ou V des Gestes de Charlemagne. Fol. 186. Livre XI, Gestes de Louis le Débonnaire. Fol. 217. Livre XII, Gestes de Charles le Chauve. Fol. 235 V». Livre XIII, jusqu'à Philippe I". Fol. 282. Livre XIV, Louis le Gros.

Fol. 3 10 V. Livre XV,. Louis le Jeune.

Fol. 328. Livre XVI, ou I des Gestes de Philippe-Auguste. Fol. 345. Livre XVII, ou II des Gestes de Philippe- Auguste. Fol. 366 v». Livre XVIII, ou III des Gestes de Philippe-Auguste. Fol. 384 V. Livre XIX, Louis VIII.

Fol. 388 V. Livre XX, Saint Louis.

Autant que j'en ai pu juger en feuilletant le volume et sans le comparer avec une édition, les dix-neuf premiers livres ne doivent guère différer de la version ordinaire; mais le vingtième, c'est-àdire celui qui est consacré au règne de saint Louis, se distingue par une particularité des plus notables. Il se compose^ en effet, de la version française de la Vie de saint Louis, par Guillaume de

ou MUSÉE BRITANNIQUE. l3

Nangis. Lems. 16GVI nous offre donc, selon toute apparence, un des premiers états dans lesquels parurent les Grandes Chroniques, quand on se fut décidé à les continuer jusqu'à la mort de saint Louis. Dans le principe, cet ouvrage devait s^arrêter à la mort de Philippe-Auguste. La continuation qu'on y a ajoutée pour conduire le récit jusqu'en 1270 a passé par les phases les plus diverses, avant de revêtir la forme définitive sous laquelle nous la trouvons dans la plupart des manuscrits.

M. Meyer a supposé, non sans beaucoup de vraisemblance, que, dans le ms. de la bibliothèque Sainte-Geneviève, le règne de saint Louis était, à Porigine, représenté par la version française de Pouvrage de Primat.

Dans le ms. 16 G VI du Musée britannique, nous avons pour le même règne la version française de l'ouvrage de Guillaume de Nangis.

Dans les mss. français 26x0 et 26x5 de la Bibliothèque nationale, un remaniement de Touvrage de Guillaume de Nangis.

Enfin, dans la plupart des manuscrits, un nouvel arrangement qui est devenu le texte ordinaire et pour ainsi dire officiel.

Le ms. 16 G VI servira donc à éclaircir une des questions que soulèvent les origines des Grandes Chroniques. Il a un autre genre d'utilité. Quoiqu'il soit souvent incorrect, il devrait être consulté si l'on donnait une nouvelle édition de la Vie française de saint Louis par Guillaume de Nangis. Le texte qu'il nous en a transmis se rattache très-^troitement à la famille que nous connaissons déjà bien par deux exemplaires conservés l'un à la Bibliothèque nationale^, l'autre au musée du Puy; mais il a, sur ces deux manuscrits, comme sur ceux de l'autre famille, un avantage dont il faut tenir compte : c'est que le texte en a été attentivement revu sur l'original latin, et la collation a amené un assez grand nombre d'additions^ qui ont été soigneusement consignées sur les marges, peu de temps après la transcription du corps du manuscrit. J'en citerai un certain nombre d'exemples, en plaçant en regard le texte latin. Ce qui dans la version française est imprimé en italique constitue les additions marginales du ms. 16 G VI, et manque dans les manuscrits signalés jusqu'à présent, comme dans les éditions qui en dérivent.

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