Le fondateur de l'abbaye de Bucilli
Ce que nous venons de dire de la fondation de S. Michel nous permettra d’être très bref ici.
Comme tout à l’heure, nous nous séparons de M. Longnon pour suivre l’opinion de Giry et de M. Bédier. Le lecteur n’aura qu’à se reporter au livre de M. Bédier (2), à ajouter mutatis mutandis ce qui vient d’être exposé au sujet de S. -Michel, et il connaîtra nos raisons. J’observe seulement que l’argument tiré, par M. Bédier de la mention des biens échangés contre la crux Bucillensis conserve, après ce qui a été dit plus haut, toute sa valeur à l’encontre de la remarque de M. Longnon, Rom. 38, p. 244 (3).
(1) Nous ne pouvons pas admettre que le titre de cornes ait été introduit par les moines de S. -Michel dans les chartes produites par eux aux évêques ou dans les modèles de chartes présentés à leur signature. Car il faudrait admettre alors qu’à Bucilli, dont les chartes parlent également d’un confies Elbertus , on eût commis la même supercherie, ce qui serait évidemment absurde.
(2) P. 403 et p. 421 sqq.
(3) L’acte de Barthélemi pour Bucilli, qui sert de thème à cette discussion, vient d’être réédité par M. Longnon, Rom. 38, p. 252 sq. A corriger dans cette édition : p. 252, 1. 11 : deperierunf] lisez avec le ms. depiererant ; ib. 1. 13: adstantibus] lisez avec le ms. astantibus ; p. 253, 1. 15 : in perpetuum\ lisez avec le ms. im perpetuum ; ib. 1. 18, supprimez la virgule après resipuerit , qui rend inintelligible la phrase ; placez-la à la ligne suivante après uenerit ; ib. 1. 21 :domini] lisez avec le ms. domni. Dans la formule de date, le ms. porte très