‹ Notger de Liège et la civilisation au 10e siècleChapitre 2 sur 44 · PREFACE. V · texte numérisé non relu

PREFACE. V

L'histoire d'Henri de Marlagiie ci des 25G brigands pendus avec lui par ordre de Notger, p. i38.

La fondation, par Notger, d'un petit hôpital près de Saint-Christophe, p. i5i.

La régence du royaume d'Allemagne confiée à Notger par Otton I, qui le nomme vicaire impérial, p. i53; la colère de l'empereur quand Notger lui rendit ses comptes à Nurnberg, et la manière dont Notger parvint à l'apaiser, p. i56.

La guerre de Notger contre le comte de Hainaut qui avait détruit Dinant, la victoire de Notger à Fontaine-l'Évêque, et la cession de Thuin et de Fosse par le comte au prélat, pp. 1 58- 161.

La tutelle d'Otton II confiée par Otton I à Notger, qui amène le jeune prince à Liège, p. ny.

La paix ménagée par Notger entre le roi Lothaire de France et Otton II, en 998, à Liège, p. 167 (1).

La guerre de Lambert de Louvain contre Notger, pour lui reprendre le comté de Huy, avec les exploits personnels de Notger, qui bat le comte et va ravager le Brabant, pp. 167-168, 172.

La composition brillante, au temps de Notger, du chapitre de Liège, qui comptait six fils de roi, treize fils de duc et vingt-trois fils de comte, p. 171.

La paix conclue, à l'intervention du roi Lothaire de France, entre Notger et le comte de Louvain, p. 174.

L'histoire des exploits de Colin Maillard, Hutois que le roi de France arma chevalier et qui devint maïeur de la Sauvenière, à Liège, p. 169.

Et c'est loin d'être tout.

Si malfaisant qu'ait été le rôle de Jean d'Outre- Ci) A cette date, les deux princes étaient morts, Otton II depuis quinze ans, Lothaire depuis douze.

VI PREFACi:.

meuse, il y a dans l'historiographie liégeoise un autre nom qui mérite d'être traité plus sévèrement encore par la critique : c'est celui de Ferdinand Henaux.

Il pouvait être permis, au XIV^ siècle, de confondre l'histoire avec le roman de chevalerie; il ne l'était plus, au XIX^, de l'identifier avec le pamphlet. Et c'est ce qu'a fait Henaux. La ditîérence essentielle que je vois entre lui et Jean d'Outremeuse, c'est que celui-ci a égaré les historiens, tandis que Henaux n'a pu égarer que le grand public, les historiens de nos jours étant armés contre les mystificateurs.

Je ne ferai pas ici en détail le procès de Henaux. Grand liseur, mais totalement dénué d'esprit critique et au fond ignorant parce qu'il manquait de culture générale, Ferdinand Henaux est en outre affecté d'une espèce d'incurable daltonisme scientifique, maintes fois stigmatisé dans ces derniers temps par de bons juges (i). Selon lui, toutes les sources de l'histoire de Liège doivent être réputées pour suspectes parce qu'elles émanent de prêtres, de moines ou de nobles, c'est-à-dire de gens de parti; il ne faut consulter que les écrits émanés des bourgeois, parce que les bourgeois seuls sont des esprits dégagés de préjugés et de passions. Mais comme les bourgeois

(1) V. H. Pireniie, Histoire de la conatitiilion de la ville de Dinant au mnijcn-âfjr, p. 39 : « Le l'ccil de Henaux est ladicaleinenl faussé par les idées préconçues de l'auteur ». — H. Lonoliay, Biuijraphie tiationale, t. XUI, art. Guillaume de La Mark, p. 320 : « Il faut l'étrange partialité de Henaux pour voir un patriote dans cet audacieux chef de bande ».

Cf. .1. Dcniartcau, Quchiuoi rhapiinx d'unr Histoirk DU PAYS DE L\vx,v., de Ferdinand Henaux, Liège, 1873, où r<m raille spirituellement, et avec une érudition de bon aloi, un certain nombre de thèses développées par Henaux sur les ori" gines de la principauté et sur les premiers siècles de l'histoire liégeoise,

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