‹ Notice biographique et bibliographique sur Michel de MontaigneChapitre 105 sur 140 · CXXXII NOTICE · texte numérisé non relu

CXXXII NOTICE

Bordeaux était plein de Ligueurs. Vaillac, gouver?ieur du château Trompette, avait promis au duc de Guise de le rendre maître de la ville. Matig?wn, infortné de cette intelligence, et feignant d'avoir reçu des ordres du roi intéressant la province, assembla dans son hôtel le président et les gens du roi du parlement, Michel de Montaigne, maire, les jurats et Vaillac lui-même pour leur comjnuniquer ses dépêches.

Lorsque l'assemblée fut réunie, le capitaijie des gardes du maréchal. Le Londel Auctoville, s'assura des portes du logis.

Le maréchal signala les projets des ligueurs qui, sous prétexte de religion, se révoltaient contre leur souverain, troublaient le royaume et voulaient élever leur fortune sur les ruines des gens de bien. Il se déclara averti du dessein que les factieux avaient j orme de se saisir de lui. Le danger était pressant et il y fallait parer sans retard à l'aide d'une mesure immédiate.

Tournant alors les yeux sur Vaillac qui était assis au milieu de juges inattendus, il lui déclara que sa fidélité était suspecte au roi et que pour délivrer Sa Majesté de cette préoccupation, il exigeait la remise du château Trompette entre ses mains. Vaillac, surpris d'une accusation do7it il se croyait loin d'avoir à se défendre, protesta de son dévouement et pria Matignon de se contenter de sa parole, jurant qu'il était prêt à fnourir plutôt que de manquer à l'honneur. Le maréchal, dont la résolution était arrêtée, interrompit Vaillac. H l'avertit qu'il était certain de mourir s'il s'obstinait à

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