‹ Notice biographique et bibliographique sur Michel de MontaigneChapitre 106 sur 140 · NOTICE CXXXIII · texte numérisé non relu

NOTICE CXXXIII

résister aux ordres du roi. Il ajouta que s'il ne le rendait maître du château, il lui ferait traticher la tête à la vue de lu garnison. Au même instant il fit appeler Le Londel auquel il ordonna de désarmer Vaillac et de le mettre sous bonne garde. H requit Mo?itaig?ie d'informer des intentions du roi et des siennes toute la ville, afin de disposer les bourgeois, vrais serviteurs de Sa Majesté, à se joindre à ses troupes pour forcer les soldats du château, si l'exécution de Vaillac ne les y obligeait, à se rendre. Malgré les remontrances du premier président, Vaillac contestait eticore. Le maréchal commanda qu'il fût mené hors de la salle. Cette prescription redoublant la crainte que Matignon ne penchât vers le parti le plus rigoureux, chacun supplia le maréchal de prendre patience. Après quelque temps, Vaillac faisant de Jiécessité vertu, promit de remettre la place. Sur l'heure Matignon descendit dans la rue avec ses gardes et quelques gens de guerre. H était suivi de l'assemblée et de Vaillac à qui son épée avait été rendîie. Le maréchal alla droit à la porte du château Trompette d'où Vaillac cotntnanda à ses officiers et à ses soldats de sortir, la mèche éteinte, et de recevoir les ordres du maréchal. Tout cela s'accomplit sans grand bruit, et le jour d'après l'assemblée dressa de la soumission de Vaillac un procès-verbal qui fut envoyé au roi ' (mai i jS^). . Dépossédé du château dont il avait la garde, Vaillac, qui s'était fait fort d'aller se justifier auprès du roi, de?neura à

Page 1