‹ Notice biographique et bibliographique sur Michel de MontaigneChapitre 108 sur 140 · NOTICE CXXXV · texte numérisé non relu

NOTICE CXXXV

En termes pareils Henri de Navarre avait adressé à Montaigne, une lettre qui s'est perdue. La situation était grave. Pour de menues infractions au traité de Fleix, le roi s'était emparé de Mont-de-Marsan, et à raison d'une insulte faite par Henri III à Marguerite, sa femme, venant le rejoindre '^ en Guyenne, il refusait de la recevoir. Dans ces difficiles conjonctures, le jnaire de Bordeaux négocia^. La prise de Mont-de-Marsan ne fut pas considérée comme une cause de rupture et le refus de recevoir la reine Marguerite fut suivi d'un acco7nmo dément acceptable.

Pour cette heureuse transaction, le maréchal reçut de grandes félicitations du roi Henri III, le 28 avril 1)8'^. Le maréchal avait été aidé par sa femme à pénétrer une intrigue de Philippe II avec la reine Marguerite. Il ne s'agissait de rien moins que de l'amener à la cour d'Espagne, de rompre son mariage, et de lui donner pour époux un prince, candidat éventuel à la couronne de France. Matignon se concilia la reine de Navarre. Montaigne gagna le roi, en dépit du mauvais vouloir de Bellièvre.

Quand Montaigne sortit de fonctions, abandonnant la mairie de Bordeaux à Matignon qui gardait la lieutenance générale de Guyenne, il laissa dans l'esprit du maréchal l'estime dont il était pénétré, dont il l'avait souvent entre-

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