‹ Notice biographique et bibliographique sur Michel de MontaigneChapitre 126 sur 140 · CLVI NOTICE · texte numérisé non relu

CLVI NOTICE

La 7iote correspondante de de Laval eft ainfi conçue : « Cela ne fe di6î que par les athées. »

Laval s'est préoccupé de donner en latin le sens des Essais, sur ce passage de Montaigne (II, j6i), « C'eft icy purement l'ejfay de mes facultés, naturelles ù" nullement des acquifes. »

« De ce tnot (Ejfay) ic tire vu argmnent que Lipfius Ù" fes femblables ejirangers qui ji entendent pas nojîre langue, ont mal rendu le tiltre de ce Hure Ejfay s par Gujîus en latin quils ont prins Ù" mal de preguJJare qui eji l'EJJay quefaiB le gentilhomme feruant deuant le roy, cela s'appelle bien EJfay. Mais les ejjais de ce Hure ftgJii fient autre chofe que goujîer. Il a entendu Conatus comme dit le Poète quicquid conabar dicere verfus erat. Tout ce que i'ejfayois à dire ejioit vers, c'efi à dire ejfayer, tenter pour voir s'il 7ie reuffiroit à efcrire, à faire des Hures, comme pour les apprentiz. Ils s'effoient à faire vn ouurage. C'efi vn mot icy qui marque la modefiie de l'auteur qui fe moque des grands faifeurs de Hures ^. »

I. De Laval est d'accord avec de Thou (Histor. ad annum, 1592) et de Sainte-Marthe (Elog. Lih., II) pour traduire en latin ce titre d'Essais par Couatus. Ce dernier mot semble à M. Guillaume Guizot un contre sens par rapport à Montaigne. « Ce n'en serait, dit-il, pas un à l'égard d'un Senèque ou d'un Labruyère qui ont l'effort heureux, mais qui l'ont. «

Continuons les citations de M. Guizot, elles nous éclaireront sur l'esprit qu'il a apporté dans ses jugements des Essais. « Freytag a traduit par Tcntamina, mais Juste Lipse, plus heureusement encore, dans sa latinité savante et subtile, a traduit par Guslus qui répond

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